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SONDAGE.

SONDAGE.

dé rouleaux mobiles sur leurs axes et ajustés entre deuxdisques parallèles disposés comme ceux d’une lanterne.

L'attaque du terrain se fait, comme nous l’avons dit,soit au moyen de trépans, soit au moyen de tarières ;avec les trépans, qui sont seuls employés dans les ter-rains durs et résistants, on broie les roches par unmouvement de percussion, qui consiste à soulever l’outilet toute la sonde à une hauteur variable, depuis 0' u ,15jusqu’à 0"\70, suivant les circonstances, et à les laisserretomber en même temps qu’on fait tourner d’une petitequantité la sonde sur son axe ; avec les tarières, onlaisse porter la sonde de tout son poids sur le fond dutrou et on agit en rodant, c’est-à-dire en imprimant àla tige un mouvement de rotation continu. Les trousforés par battage se maintiennent, en général, beau-coup mieux dans la verticale que les trous forés en ro-dant; en outre le battage avec des outils de forme ap-propriée à la nature de la roche avance plus vite que lerodage et donne lieu à moins d'accidents, le rodagefatiguant beaucoup par torsion la tige de la sonde, tan-dis que le battage ne donne lieu qu’à un fouet ou vibra-tion des tiges lors du choc, fouet que l’on a entièrementfait disparaître par l’introduction de coulisses qui ren-dent l’outil et une faible portion de la sonde, placéeau-dessus, indépendants de la ligne supérieure des tiges.

Lorsque les outils ou le trou sont encombrés de dé-bris, il faut relever la sonde : on la suspend à cet effpt,au moyen d’un pied de bœuf ou clef de relevée (fi-gure 2348), à l’extrémité du câble de l’engin. Enagissant sur le treuil ou la roue à marches, on relèvela sonde de manière à amener hors du trou autant denœuds d’assemblage que possible; on place alors uneclef de retenue (fig. 2347) au-dessous de l’épaulementdu nœud inférieur; on dévisse avec un tourne-à-gauchela partie des tiges hors du trou ; on fait ensuite descen-dre la clef de relevée, en tirant sur le câble, et, saisis-sant de nouveau la sonde, au-dessus de la clef de retenueet au-dessous de l’embase de l’emmanchement, on sou-lève une autre longueur de sonde égale à la première,que l’on désassemble de même, et ainsi de suite ; ladescente de la sonde sc fait en répétant la manœuvreci-dessus en sens inverse.

Quaud le forage s’exécute en rodant avec une tarière,celle-ci remonte presque toujours remplie des débris dut terrain formant dans son intérieur une carotte compacteque l’on en détache avec une curette : il n’y a plus qu’àredescendre l’outil dans le trou. QuanJ, au contraire,on a foré en battant, à l’aide d’un trépan quelconque,on remonte comme ci-dessus la sonde ; puis on procèdeau curage du trou, soit avec une tarière, soit avec uncylindre à soupape à boulet. La tarière plus ou moinsfermée ne peut être employée que quand les débris dela roche sont susceptibles de faire une pâte de quelqueconsistance avec l’eau dont le trou est toujours remplijusqu’à une assez grande hauteur ; on la visse à l’extré-mité des tiges de la sonde et on la remplit en rodant.Le cylindre à soupape peut être employé dans tous lescas; on le descend dans le trou, quelquefois en le vis-sant à l’extrémité de la ligne des tiges, le plus souventen le suspendant au bout d’un câble qui s’enroule surun treuil ; on le remplit en lui imprimant un mouvementd’oscillation, on de sonnette, au milieu des débris dé-layés dans l’eau qui remplissent la partie inférieure dutrou.

Il est tout à fait indispensable que le contre-maître,chargé de la conduite du sondage, place des échantil-lons des terrains ramenés au jour, de diverses profon-deurs, dans des casiers numérotés, et qu’il inscrive,sur un journal du sondage tenu avec le plus grand soin,la nature du terrain reconnu, avec renvoi aux échan-tillons du casier, ainsi que les moindres circonstancesde l’opération.

Dans des sondages de 0®,08 à 0®,40 de diamètre,

avec la sonde que uous venons de décrire, il faut de3 à 8 ouvriers, suivant les profondeurs, entre 0" et\ 00” ; au-delà, on n’augmente guère le nombre desouvriers, mais on va plus lentement.

Comme exemple de la vitesse avec laquelle on opère,nous citerons les nombres suivants obtenus par M. Fan-tet pour des sondages de 0®,08 de diamètre :

1° Terrain houillcr ordinaire, composé de bancs degrès houiller médiocrement dur alternant avec des seins»tes houillers :

Journée» d ouvrier

Profondeur,

Ouvriers.

Jour*.

p*r mit. cour.

0 à 25“ .

. 3 .

. 14 .

. 1.68

25 à 30 .

. 4 .

3

. 2,40

30 à 35

. 5 .

. 3 .

. 3,00

35 à 40 .

. 6 .

4 .

. 4,80

40 à 50 .

. 7 .

6 .

. 4,20

50 à 70 .

. 7 .

. 18 .

. 6,30

70 à 80 .

. 8 .

. 12 .

. 9 60

2” Terrain houiller très dur, composé surtout de bancsgrès :

J ournéea d'ouvrer

Profondeur.

Ouvrier».

Jour».

p»r mèt. cour.

0 à 25“ .

. 3 .

. 18 -

. 2,16

25 à 30 .

. 4 .

. 5

. 4,00

30 à 35

. 5 .

4 .

. 4,00

35 à 40 .

. 6 .

3 .

. 3,60

40 à 50 .

. 7 .

9 .

. 6,30 •

50 à 70 .

. 7 .

. 24 .

. 8,40

70 à 80 .

. 8 .

. 17 .

. 13,70

Ces exemples indiquent clairement

que, par cette

méthode, le prix de revient du mètre courant croît trèsrapidement avec la profondeur, et peuvent en donnerune idée.

Glaisage et tubage des trous. La nature plus ou moinsébouleuse d’une partie des terrains que traverse un troude sonde, oblige généralement à en soutenir les paroisen tout ou en partie, au moyen de tubes de retenue.Dans les trous de sonde peu profonds et d’uu faible dia-mètre, destinés seulement à l’exploration du sous-sol,il suffit souvent de glaiser les trous, c’est-à-dire d'enconsolider les parois avec un enduit de glaise; lemeilleur glaisage s’effectue en retirant la sonde, rem-plissant le trou, jusqu’au bout du banc ebouleux, avecde la glaise en pâte très consistante, la tassant avec unemasse, puis foraut dans la glaise tassée avec une tarièreà glaise.

Les tubes de retenue se font presque exclusivementen tôle de fer ; on leur donne un diamètre extérieur unpeu plus faible que celui du trou et, quoique ordinaire-ment on les enfonce en tournant, on leur donne uneépaisseur de tôle assez forte pour qu’on puisse sanscrainte faciliter leur enfoncement par de légers coupsde mouton sur leur tête, M. Degousée leur donne O^OCtôd’épaisseur pour un diamètre de Ü“,33; 0“,Ü03 pourO®,25 ; 0“,002 pour 0®,15. Chaque bout de tube a en-viron 2“ de longueur; sa suture longitudinale s’exé-cute avec des rivets en fer doux, espacés de 0“,04 à0“’,0o, dont les têtes sont arrondies et aplaties en gout-tes de suif intérieurement et extérieurement. On as-f-emble ces bouts au moyen de manchons en tôle et depetits boulons à vis à tête plate; on fixe d’abord lemanchon sur le tube inférieur, on soulève ensuite letube supérieur au moyen du câble de l’engin, on le laissedescendre dans le manchon et.on le fait tourner jusqu’àce que les trous au tube correspondent à ceux du man-chon ; on descend successivement les boulons dans letube en les suspendant au moyen d’une ficelle par lecrochet ménagé à leur extrémité ; on saisit ces ficellesavec de petits crochets recourbés que l’on passe dansles trous en regard sur le manchon et le tube, et ou