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SONDAGE.

SONDAGE.

attire les boulons dans ces trous ; on y «juste aiors lesécrous que Ton serre jusqu’à refus; on coupe à la sciela partie du boulon qui dépasse l’écrou et on rive.

La ligne de tubes arrivée au fond du trou, on continuele forage sur un diamètre moindre de 0",02 que celui in-térieur des tubes. Lorsqu\>n rencontre à une profondeurplus considérable de nouveaux bancs ébouleux, tantôton procède à un nouveau tubage avec des tubes d’un dia-mètre moindre, tantôt on élargit le trou pour faire sui-vre la colonne de tubes de retenue. Ce dernier procédéest surtout employé lorsque les assises solides qui sé-parent les bancs ébouleux ont une faible épaisseur. Lesoutils élargisseurs que l’on emploie dans ce cas agissentsoit en rodant, soit par percussion ; les premiers secomposent d’un cylindre portant des échancrures danslesquelles sont logées des lames ou pièces dentées mo-biles autour d’un axe, qui s’ouvrent de manière à atta-quer le terrain quand on fait tourner l’outil dans unsens, et qui se ferment quand on fait tourner l’instru-ment en sens contraire pour le retirer. Les outils élar-gisseurs à percussion sont de formes très variées : ilssont ordinairement munis de ressorts qui en ouvrent lesbranches lorsqu’ils arrivent au-dessous de la colonnedes tubes; des reutlements pratiqués sur ces branchesaü-dessus des taillants viennent presser contre les paroisdu tube et forcent l’outil à se refermer quand on vieutà le remonter.

Lorsqu’on prévoit que les frais d’élargissement se-ront trop considérables, ou quand la pression du terrainsur la surface extérieure des tubes ne permet pas d’en-foncer plus profondément la première ligne de tubes deretenue, on se trouve dans la nécessité d’en introduireune seconde d’un diamètre moindre. Le plus souventon donne à cette seconde colonne la profondeur totaledu trou, de sorte qu’elle se trouve en recouvrement surla première ligne de tubes : le posage de cette secondecolonne se fait alors* absolument comme celui de lapremière et n’offre rien de particulier. On se sert quel-quefois de colonnes perdues qui ne s’élèvent pas jusqu’àl’orifice du trou de sonde. Ordinairement on terminecette colonne, à la partie supérieure, par un tuyau plusfort muoi d’un écrou intérieur, dans lequel on enga'geun tampon à vis qui se fixe à l’extrémité des tiges dem sonde et sert à descendre la colonne. Cette colonnene pouvant plus être prolongée par sa partie supérieure,il faut lui donner tout d’abord la longueur approxima-tive qu’elle devra avoir. Pour faire filer dans le terrainla colonne perdue, lors de l’approfondissement du trou,on fixe à l’extrémité des tiges un tampon on bois quipénètre sur une certaine hauteur dans l’intérieur destuyaux, et qui est pourvu d’un rebord plus large, parlequel il s’appuie sur leur contour supérieur; ce rebordfait l’effet de mouton et sert à enfoncer par percus-sion la colonne de tubes. Si le terrain continue à êtreébouleux, après que l’on a enfoncé la colonne perdueautant que sa longueur le permettait, il faut recourirà un nouveau tubage d’un moindre diamètre, ou ex-traire la colonne trop courte, qu’on ne peut allongersur place.

Pour retirer les colonnes de tubes de retenue, M. d’Al-berti a employé avec succès le moyen suivant : ondescend à l’extrémité des tiges de la sonde un tampontrouçonique tourné la pointe en haut et dont la grandebase a un diamètre un peu plus faible que celui de lacolonne de tuyaux à extraire; on descend ensuite par-dessus, au moyen d’une corde, un manchon de douvesen bois, maintenues à la partie supérieure par un oudeux cercles minces en fer et terminées intérieurementpar le bas en biseau, de manière à faire coin ; il en ré-sulte une adhérence très forte, lorsqu’ou cherche à re-monter le tampon, et généralement suffisante pour en-traîner la colonne. Si l’on ne peut y parvenir, il esttoujours facile de dégager l’outil, en laissant descendre

le tampon, tandis qu’on retient le manchon au moyendes cordes qui ont servi à le descendre.

Nous citerons encore un arraché-tuyaux aussi simplequ’ingénieux, basé sur le même principe que le précé-dent et dû à Kind : il consiste en un morceau de boisde 0“,50 à 0“,60 de long, renflé dans son milieu euforme de navette, fortement cerclé à ses deux extrémi-tés et traversé par une tige que l’on assemble à l’extré-mité de celles de la sonde. Or. le descend jusque versle bas delà colunne de tubes a extraire, puis on versedans le trou un panier de gravier à gros grains qui, selogeant entre le tuyau et la partie supérieure delà na-vette, font coin, quand on relève la sonde, entre le boiset les tub- s qui sont alors entraînés. S’il s’agit d’unecolonne perdue, on pose sur la navette, avant de l’in-troduire dans le trou de sonde, un tuyau en tôle de 2*de long, muni d’une anse dans laquelle od passe unecorde, et rempli de gravier. Arrivé à la profondeur oùl’on veut saisir la colonne, on relève avec la corde letuy au de tôle ci-dessus, et le gravier qu’il renfermaitvient se loger comme précédemment entre la navette etla colonue de tubes à extraire. Lorsque cette dernièrene cède pas sous un effort moindre que celui que laligne des tiges peut supporter sans se rompre, on dégagefacilement la navette en la laissant descendre jusqu’au-dessous delà colonne,,où il se trouve presque toujoursquelques cavités ou parties plus larges par lesquelles legravier s’écoule.

Perfectionnements récemment apportés au sondage avectiges rigides. Dans le sondage, tel que nous venons dele décrire, les dépenses et les difficultés de tout genrecroissent très rapidement avec la profondeur ; les cau-ses principales qui produisent ces effets sont ait nombrede trois, le temps considérable qu’il faut employer pourl’extraction et pour la descente de la sonde, l’énormepoids des tiges, et le fouet de celles-ci contre les paroisdu trou, lorsqu’on agit en sonnant, fouet d’autant plussen-ible que la longueur des tiges est plus grande et quiproduit d’une part la dégradation des parois de trou desonde, voire même des éboulements, et de fréquentesruptures de tiges.

Pour prévenir ces effets désastreux du fouet des ti-ges , d’Oeynhausen et Kind imaginèrent à la mêmeépoque, en 4834, de diviser la ligne des tiges en deuxparties presque indépendantes par l’interposition d’unecoulisse dont les fig. 2352 et 2353 donnent uDe coupelongitudinale et une coupe trans-versale. On voit clairement surces figures que les deux partiesde la tige ne sont pas solidaires,bien que la rotation de l’une puissese transmettre à l’autre. Lorsquedans le battage, l’outil que portela partie inférieure vient frapperle fond du trou, la partie supé-rieure demeure suspendue au câ-ble de l’engin et continue à des-cendre en glissant le long de lacoulisse sans participer aux vibra-tions produites par le choc dansla partie inférieure ; il va sans direque la levée du battage doit tou-jours être moindre que la lon-gueur de la coulisse. La partiesupérieure des tiges n’a dune d’au •tre fonction que de soulever lapartie inférieure et de lui imprimer le mouvement derotation pendant la manœuvre du battage. On soutientou contre-balance la partie supérieure des tiges an moyend’un contre-poids, ou d’un ressort de choc en bois ana-logue à celui que nous avons décrit en parlant des en-gins.

Cette division delà tige en deux parties de fonctions

2352 2353.