SONDAGE.
SONDAGE.
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essentiellement distinctes, a permis à‘Kind d'opérer unnouveau perfectionnement très important qui consisted’une part à diminuer la longueur de la partie infé-rieure ou agissante de la sonde, en augmentant le poidsde l’outil et l’écarrissage des tiges, et d’autre part àformer la partie supérieure avec de longues tiges enbois qui pèsent un peu moins que le volume d'eau qu’el-les déplacent dans le trou, de sorte que le poids à sou-lever par les ouvriers n’augriiente point avec la pro-fondeur du trou; il s’ensuit que l’on n’a pas besoind’augmenter le nombre des ouvriers avec la profon-deur.
11 y a environ dix-huitmois,
M. Kind a imaginé de rempla-cer la coulisse que nous venonsde décrire par une sorte demouvement a déclic beaucoupplus parfait et représanté dansla fig. 2354. Le trépan placé àl’extrémité de la sonde se visseau bout de la tige D, terminéeà sa partie supérieure par unepièce méplate A, laquelle estelle-même comprise et peutglisser entre deux platines p, p(on n’en voit qu’une sur la li-gure , la platine antérieureayant été enlevée pour laisservoir le mécanisme du déclic),boulonnées à la pièce méplate B ; cette dernière sert àles relier aux tiges supérieu-res de la sonde, par le moyend’une barre carrée f> terminéepar un tenon fileté. Pour em-pêcher la pièce A de quitter laplatine, ces dernières sont réu-nies à leur partie inférieure parun anneau en fer 6 b, solide-ment boulonné, et la pièce Aest munie d’oreillettes c, c, as-semblées à rainures ; cettepièce A est terminée au-dessusdes oreillettes par une tige car-rée portant à son extrémitéune saillie triangulaire a, quiest saisie, à la remonte de latige, par les pinces s, s; cespinces se composent de deuxbranches g s , g s , terminéespar les cames s, «, mobiles au-
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2354.
tour des boulons h , h , fixés aux deux platines, etréunis de l’autre côté par deux articulations c, c, àune double tige f, laquelle glisse dans l’épaisseur desplatines et de la pièce B; les deux branches de cettedouble tige / sont liées à uu disque R, formé de ron-delles de cuir superposées, d’un diamètre à très peu prèségal à celui du trou, assez flexibles pour que la résis-tance de l’eau puisse les courber, et serrées par desécrous entre deux disques de tôle d’un plus faible dia-mètre; le disque R est enfilé et peut glisser librementsur la barre f , depuis les platines jusqu’au renflement dela barre f, qui limite son ascension à la partie supé-rieure. Quand après avoir soulevé à une hauteur con-venable la tige de la sonde, entraînant le trépan , # on lalaisse tomber librement, la résistance opposée par l’eauqui remplit le trou au mouvement du disque empêchece dernier de suivre la tige qui descend d’abord sanslui ; ce mouvement relatif ouvre les pinces, et le trépan,devenu indépendant de la tige, tombe plus rapidement.Le renflement supérieur de la barre f force bientôt ledisque à suivre le mouvement de la tige, et à venir seplacer de manière à ce que les cames s, s. soient au-
dessous de la saillie a, la résistance de l’eau sur le dis-que maintenant les pinces écartées. Lorsqu’on relève lasonde, la résistance de l’eau agissant en sens contraire,empêche encore la sonde de suivre le mouvement, lespinces se ferment, les cames saisissent la saillie a, et letrépan est entraîné dès que les oreilles c, c, viennentpasser sur l’anneau bb.
C’est à l’aide de cet outillage perfectionné que Kindest parvenu à atteindre au trou de sonde de Mondorf ,près Luxembourg , une profondeur qui est actuellementde plus de 700 mètres, c’est-à-dire environ de \ 50 mètresplus grande que celle du fameux puits de Grenelle.
Tubage définitif des trous de sonde . Les trous de Aondedestinés, soit à amener au jour les eaux jaillissantes,soit à se débarrasser des eaux de la surface en les faisantabsorber par une couche perméable, doivent être munisd’un tubage fait avec soin. Ce tubage a pour but deprévenir los éboolements, et surtout, dans les puits ar-tésiens proprement dits, d’empêcher l’absorption d’unepartie des eaux par les couches perméables ; à cet effet,la base de ce tubage doit s’appuyer sur la couche imper-méable qui recouvre immédiatement la couche aquifère,et il faut qu’il y ait une jonction exacte entre son con-tour extérieur et cette couche.
Le tubage avec des tuyaux en bois est le plus du-rable et le plus économique, mais il a le grave incon-vénient de diminuer notablement le diamètre intérieurdu trou de sonde, à cause de l’épaisseur considérable(0“,03 à 0“,04 au moins) qu’il faut donner aux tuyaux ;on assemble ceux-ci à mi-bois et à emboitement, con-solidé extérieurement par des bandes ou un manchonen tôle mirce noyé dans le pourtour du bois.
On emploie quelquefois des tubes en fonte assemblés,soit à emboitement et à vis, soit à tabatière et recou-vrement avec rivets ; ils sont de plus longue durée queles tubes en tôle de fer. Ces derniers, seuls employéscomme tubes de retenue, sont d’un mauvais servicepour le tubage définitif, l’expérience ayant démontréqu’ils sout assez promptement détruits par l’oxydation,même aveo les eaux les plus pures.
On se sert ordinairement de tubes en cuivre rouge la-miné, quelquefois étamés à l’intérieur, et qui, recevantune épaisseur beaucoup moindre que ceux en tôle defer, ne reviennent en définitive qu’à un prix plus élevéde moitié en sus, et durent infiniment plus longtemps.
Lorsque les eaux sont sulfureuses, on emploie aveoavantage des tubes en zinc, comme l’a fait M. Degouséeà Enghien.
Enfin, au puits de Grenelle, on s’est servi avec suc-cès de tubes en tôle galvanisée.
Quel que soit le mode de tubage employé, le tubed’ascension étant descendu dans le trou, on l’assujettit,et on garnit le vide existant entre les parois du trou etle contour extérieur du tube, dans toute sa hauteur, eny coulant du bon béton.
Le tuyau d’ascension une fois établi, on le prolongeprovisoirement au-dessus de la surface du sol, jusqu’àce que l’eau ne puisse plus s’écouler par son orifice su-périeur ; on détermine ainsi le niveau hydrostatique dessources qui l'alimentent. On l’abaisse ensuite suivant lahauteur à laquelle on veut élever l’eau et le débit quel’on veut obtenir, ce dernier diminuant très rapidementà mesure que l’on élève le déversoir qui donne issueaux eaux montantes.
Lorsque l’on constate une certaine diminution dans levolume d’eau débité primitivement par un puits arté-sien, la première chose à faire est de déterminer de nou-veau le niveau hydrostatique de ce puits.
Si ce niveau n'a pas varié, la diminution du volumed’eau tient, soit à une obstruction de la sonde, soit à unengorgement des canaux souterrains provenant d’ébou-lements intérieurs dans la couche aquifère, soit quel-quefois à l’existence d’un nouveau puits foré dans le