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SONDAGE.

SONDAGE.

voisinage. On remédie à l’obstruction du puits, on yfaisant de nouveau passer la soude armée d’une tarière,un cylindre avec soupape à bouiet, ou tout autre instru-ment approprié. L’engorgement des canaux souterrainsn’est en général qu’accideDtel et momentané ; il sufHtpresque toujours, pour le faire cesser, de produire desvariations brusques dan3 le mouvement de la colonned'eau ascendante, soit en bouchant imparfaitement letuyau avec un cylindre en bois et le retirant brusque-ment, soit en faisant jouer avec une grande vitesse dansle tuyau, un véritable piston de pompe garni d’unclapet.

Si le niveau hydrostatique s’est abaissé, l’accident estbeaucoup plus grave, et il est à peu près certain que ladiminution observée tient à un défaut de jonction dutube ascensionnel avec les bancs supérieurs à la coucheaquifère, ou à des avaries survenues dans la hauteur dece tube, par où une partie des eaux montantes s’infiltredans les terrains perméables supérieurs. Il faut alorsextraire le tube mal assujetti ou détérioré et lui en sub-stituer un autre, opération délicate et coûteuse, quinécessite presque toujours l’élargissement du trou desonde dans une grande partie de sa profondeur.

SONDAGE A LA CORDE.

Le sondage à la corde ou sondage chinois , est le pro-cédé de sondage le plus simple que l’on connaisse, etc’est le plus ancien, puisqu’il est employé de temps im-mémorial par les Chinois, qui n’en connaissant pointd’autres. Il en est fait mention pour la première fois enEurope dans une relation d’un voyage pittoresque, pu-blié à Amsterdam à la fin du dix-septième siècle, où ilest dit que « les Chinois pratiquent des trous dans laterre, à de très grandes profondeurs, à l’aide d’unecorde armée d’une main de fer, laquelle rapporte aujour les détritus du fond. » Plus récemment, en4827,lemissionnaire Imbert est venu confirmer ce fait, et don-ner des détails plus circonstanciés sur ce mode de fo-rage, en faisant connaître ce qu’il avait observé dans laprovince de Ou-Tong-Kiao, où, dit-il, a on a trouvé, surun espace de quatre lieues de large sur dix de long,plusieurs dizaines de mille puits, forés de temps im-mémorial, pour l’exploitation des eaux salées et des bi-tumes, qui se rencontrent à peu près à \ .800 pieds dela surface. » Quelques puits qui avaient perdu leur selont été poussés jusqu’à 3.000 pieds de profondeur, etont donné naissance à ce qu’il appelle des volcans arti-ficiels, c’est-à-dire à des courants de gaz hydrogènecarboné, que l’on emploie pour produire la chaleur né-cessaire à la cristallisation du sel dans des chaudièresde fer, au nombre de plus de trois cents dans un seulétablissement.

C’est après avoir eu connaissance de la relation dupère Imbert, que notre savant collaborateur, M. Jobard ,prit pour le sondage, au moyen de l’appareil chinoisperfectionné, un brevet de <5 ans, actuellement tombédans le domaine public, ce qui nous permet de décrirel’outillage aussi simple qu’ingénieux qu’il a imaginé.

L’engin que l’on emploie ordinairement est trèssimple ; c’est une simple chèvre munie d’une poulie derenvoi et d’un treuil sur lequel s’enroule la corde. Onimprime à celle-ci un mouvement de sonnette au moyende plusieurs cordelettes, sur lesquelles agissent les ou-vriers employés au battage ; ces cordelettes sont fixéesà la corde par une sorte de porte-mousqueton que l’onpeut faire glisser à volonté sur la corde, au fur et à me-sure que le puits s’approfondit. La levée de la sonde va-rie de 0 B1 ,3Ü à 0“,60 au plus. On emploie des cordes enaloès ou des câbles eu £1 de fer avec âme en chanvre ;les cordes en chanvre présentent moins de résistance etde durée ; les Chinois se servent de cordes on bamboutressé.

Dans les terrains durs M. Jobard emploie un mou-

ton ou pilon coulé en coquille, pour que les dents qui leterminent aient la dureté de l’acier* Ce mouton est re-présenté en coupe tig. 2355 et en plan fig. 2356. Il estterminé par une tige de fer a, portant à sa partie infé-rieure une pointe d’acier qui sert d’amorçoir et retombetoujours dans le trou de direction. Le haut de-la tige,qui peut avoir plusieurs mètres, est muni d’une espècede croix de Malte en acier 6, ou seulement d’une sim-ple couronne, pour prévenir toute déviation de l’outilde la ligne verticale. Le mouton est cannelé extérieure-ment pour permettre aux boues de se dégager, et il estcreusé à l’intérieur de manière à former un cône ren-versé cc, destiné à recevoir les détritus qui jaillissentpar les cannelures à chaque coup, pendant le battage.Quand ce cône intérieur est plein de détritus, ce qu’ilest facile-de savoir lorsqu’on connaît la capacité de cecône, le diamètre du trou et l'avancement produit, onrelève l’outil pour le vider.

Lorsque l’ou se trouve obligé de recourir à un tu-bage pour soutenir les parois du trou, il est nécessaire,pour faire filer la colonne de tubes, de creuser au-des-sous sur un diamètre plus grand : il suffit, pour cela, desuspendre le mouton par un point qui ne passe pas parson centre de figure, comme l’indique la fig. 2357 ; ilincline alors d’un côté et produit, en tournant sur lui-même, un trou plus large que son propre diamètre, cequi permet de faire filer le tubage sans effort.

Dans les terrains mous, M. Jobardsc sert d’un emporte-pièce ou cuillèreà soupape munie d’un mouton, commele représente la fig. 2358 : a, a, sontdeux soupapes qui s’onvrent en ailesde papillon au fond d’un cylindre,formé d’une forte tôle aciérée à sabase ; quand il s’agit d’enlever de laboue,du sable ou de l’argile, il suffit dedescendre cette cuillère au fond du trou

2355.

2358.

2357.

2356.

de faire jouer le mouton b qui glisse le long de laje c et frappe à petits coups sur la tuyère pour la fairetrer dans la matière molle; cette matière soulève lesupapes et pénètre dans le cylindre; quand on retire

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