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SOUDE.

SOUDE.

nœuvre ; mais dans ce cas, comme l’outil est fixé d’unemanière rigide à la sonde, on amoindrira l’effet utile del’outil sur la roche. On pourra bien, pour éviter la vi-bration de la tige, interposer une coulisse entre celle-ciet l’outil, seulement cette disposition ne remédiera pasà la perte de force vive due à la masse de la sonde, etnous ne voyons pas comment on pourra le faire, car l’o-bligation de conserver la circulation de l’eau s’oppose àl’emploi du déclic imaginé par Kind (voir plus hautpage 3367), ou de tout autre mécanisme basé sur lesmêmes principes.

SONDES DIVERSES.

Sonars employée» dans l* in teneur des mines . On em-ploie la sonde dans l’intérieur des mines dans trois casdifférents :

4° On exécute au fond des puits un forage verticalpour explorer le terrain inférieur. On se sert d’unesonde ordinaire et, même avec une tige rigide, on sepasse d’engin, et on emploie un simple treuil placé surl’orifice du puits ; on peut alors retirer ou descendre lasonde par parties d'une longueur considérable et égaleà la profondeur du puits ;

2° On fore des trous de sonde pour établir des com-munications entre deux groupes de travaux, soit pourl’écoulement des eaux, soit pour les besoins de l’aérage.Ces communications sont verticales ou inclinées, et ontgénéralement une faible longueur, ce qui en rend le fo-rage assez facile ; il est souvent nécessaire de leur don-ner un diamètre considérable, et qui dépasse quelque-fois 0“,50. Lorsqu’elles sout verticales on les exécutepar le sondage à la corde ; quand clics sont inclinées, onne peut les forer qu’avec une sonde à tige rigide ;

3° Enfin, et surtout dans les mines de houille, on setait fréquemment précéder par des trous de soude des-tinés à reconnaître le terrain, pour s’assurer contre le !danger des lues souterrains ou des mofettes ; ces trousdoivent être faits sur le plus faible diamètre possible,parce qu'il est bien plus aisé de les boucher au besoin.La tige de la sonde est eu fer rond de 0.“,045 à 0“,02ode diamètre, et l’outil qui la termine a O^jOSO à 0 m ,035au plus de large. Les trous ayant au maximum 4 ou 5 mde profondeur, la sonde est exclusivement manœuvrée àbras par deux hommes. Ou exécute généralement cestrous dans l’épaisseur des gîtes exploités, et à peu prèsparallèlement au plan des couches, les uns sur le frontdes tailles ou galeries, dans la direction même de l’axede ces dernières, les autres dan» les angles et dans desdirections formant de9 angles de 45° avec la précé-dente.

Sonde du tourbier. Nous terminerons cet article parquelques mots sur la sonde spéciale dont se sert fré-quemment le tourbier pour l’exploration du sous-sol.Cette sonde, terminée par une tarière d’un faible dia-mètre, a une tige rigide en fer divisée en parties égales,dont chacune représente la hauteur que l’on donne, dansle pays, aux pointes de tourbe. Le tourbier enfoncechaque fois la tarière d’une profondeur égale à une di-vision de la tige, et détermine ainsi, d’abord l’épaisseurdes terres de recouvrement, puis celle du banc de tourbe,estimée en pointes, et sa qualité au niveau de chacunede ces dernières. p. debette.

SONNETTE. Voyez choc, mécanique géomé-trique et SERRURERIE.

SOUDE ( angl . et ail. soda). Dans le terme généri-que soude, nous avons à comprendre plusieurs produitsqui ont dans l’industrie une grande importance. Ainsi lasoude, considérée àl’é(at caustique, constitue les lessi-ves des savonniers et des blanchisseurs ; à l’état de car-bopate, elle constitue : 4° le sel de soude du commerce;2° les cristaux de soude, sans parler de la soude brute,qui est la matière première du sel de soude, ni des scs-qui-carbonate et bj carbonate.

Avant de nous occuper des procédés de fabrication deces divers produits et de leurs usages, il faut d’aborden étudier les propriétés.

Soude ou oxyde de sodium. Cette substance n’est em-ployée qu’à l’état d’hydrate. L’hvdrate de soude est uncorps blanc, solide, fusible au-dessous de la chaleurrouge, très caustique. Il est indispensable de le con-server à l'abri du contact de l’air, car exposé à l’air il enattire fortement l’acide carbonique et passe à l’état decarbonate. Il a d’ailleurs une grande analogie avec lapotasse pour les propriétés, tant physiques que chimi-ques (voir potasse).

Carbonate de soude neutre. Ce sel est blano, d’une sa-veur âcre, un peu caustique ; il agit comme les alcalis.Il est très soluble dans l’eau, et plus à chaud qu’àfroid. Il présente, sous le rapport de ses propriétés chi-miques, beaucoup d’analogie avec le carbonate de po-tasse, mais il en diffère essentiellement par se9 proprié-tés physiques.

Il s’obtient en très beaux cristaux, tandis que le car-bonate de potasse est incristallisable. 11 s’effieurit aucontact de l’air, tandis que le carbonate de potassetombe en déliquescence. Il éprouve la fusion aqueuse et,par une élévation de température, la fusion ignée. 11 estindécomposable par la chaleur.

Voici sa composition :

4° A l’état sec :

Acide carbonique. »... 41,42

Sonde.58,58

400,00

2° A l’état cristallin :

Acide carbonique. ..... 45,43

Soude.. 24,84

Eau. 62,76

4 00,00

Sesqui-carbonate. Pendant longtemps il a été con-fondu avec le carbonate ordinaire, mais sa compositionet ses propriétés sont bien différentes. Ainsi, il estinaltérable à l’air; il se conserve même si bien, qu’onassure que les murailles de Ca&sar, fort d’Afrique , ac-tuellement en ruines, ont été construites avec desmasses considérables de ce sel, qui se rencontre dansquelques lacs de cette contrée.

C’est presque toujours le sesqui-carbonate de soudequ’on a rencontré dans la nature. Celui qu’on retire deslacs est mêlé avec une certaine quantité de sel marinet de sulfate de soude ; il porte dans le commerce le nomde natron.

Quelques lacs d’Egypte et de Hongrie étant à secchaque année pendant les grandes chaleurs, on trouveabondamment sur leur fond solide et pierreux desmasses salines d'un gris rougeâtre, qu’on détache numoyen de pioches et autres instruments de fer. Cettematière est le natron. En hiver, les mêmes lacs se rem-plissent d’une eau fortement colorée qui transsude àtravers les pierres, et qui, s'évaporant au retour de labelle saison, laisse chaque année aux riverains une ré-colte de ce riche don de la nature, qui ne leur coûte quela peine de le ramasser. Ce sel a dû attirer depuis fortlongtemps l’attention des peuples anciens, qui, ne con-naissant pas d’autre carbonate de soude, l’ont appliquéà la fabrication du verre et des lessives.

MM. Boussingault et Mariano de Riveroont observe,en Colombie , une espèce de sesqui-carbonate de soudenommée tirao dans le pays.

Les carbonates de soude se trouvent aussi dans ungrand nombre d’eaux minérales, dont le9 plus connuesen France , et peut-être celles qui renferment le plus deces sels, sont les eaux de Vichy, dans l’Ailier. Cette cir-constance a fait soupçonner que dans un grand nombrede localités, ces sels sont amenés à la surface du terrain