SOUFFLER LE VERRE.
SOUFFLER LE VERRE.
ration peut même s’exécutersans peine à la flamme d’unelampe à esprit-de-vin. Lestubes un peu plus forts, de 6à \ 0 millimètres d’épaisseur,s’aplatiraient nu peu dans lescoudes au moment de leurflexion, si on ne prenait pasle soin de les fermer par uneextrémité et de souffler avecprécaution par l’autre boutpendant qu’on les courbe.
La pression de l’air intérieur
s'oppose à la déformation du 2367.
tube, auquel on peut ainsi
conserver une section constante dans toutes ses parties.Enfin on courbe les tubes très gros, en les chauffant surun fourneau rempli de charbons ardents et en soufflantdedans, comme nous venons de le dire, ou bien en lesremplissant, avant de les chauffer, do sable très sec quis’oppose à leur déformation ; mais ce second moyen estmoins simple que le précédent, et il vaut mieux avoirrecours au soufflage dans les circonstances ordinaires.
On ferme les tubes de différentes manières : quandils sont très petits, il suffit de présenter leur extrémitéà la lampe pour que les bords ramollis se rapprochentet se soudent. Quand on opère sur un tube plus gros etd’une longueur suffisante, on le saisit par ses extrémitésavec le pouce et l'index de chaque main, en le suppor-tant en même temps sur les doigts du milieu, et on pré-sente sa partie moyenne à la flamme, en lui imprimantun mouvement régulier de rotation avec les doigts.Quand le verre est convenablement échauffé, on écarteles deux mains et le tube s’étrangle comme on le voiten A (fig. 2368). On le coupe alors en o et b pour lais-
A. .
a n
L - . r T J
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2368.
ser peu de longueur à la partie effilée, et on chauffe àla flamme l’extrémité a, qui se soude rapidement. Letube est alors fermé, mais ou doit encore chauffer toutel’extrémité, et quand elle est bien rouge, on la retiredu feu, on souffle avec précaution par l’extrémité ou-verte et on obtient enfin le tube régulièrement bouchéB. On opère de même pour l’extrémité b.
Il arrive souvent que l’extrémité bouchée du tubeprésente une grande épaisseur, ce qui le rend facile àbriser par l’action des changements brusques de tem-pérature. On évite ce défaut en chauffant fortementcette extrémité, dont on approche un autre petit tubede verre, un rau moins chaud, qui se soude avec qlle etenlève, quan^un le retire, une partie de la masse dugros tube. Quand l'épaisseur se trouve ainsi convena-blement réduite, on chauffe de nouveau l’extrémité, etou lui donne la forme régulière qu'elle doit avoir, ensoufflant, comme nous l’avons dit, par l’autre bout dutube.
Quand on veut, enfin, fermer un tube un peu fort etd’une longueur déterminée, on chauffe à la lampe sonextrémité et on rapproche ses bords jusqu’à ce qu’ils setouchent et se soudent, en appuyant dessus une petitetige métallique. On enlève, s’il y a lieu, l’excédant dematière et on termine le tube comme nous l’avons in-diqué pour le cas précédent.
Le soufflage des boules présente différents cas : 4 ° Pourformer une boule à l’extrémité d’un tube d’un diamè-
tre peu considérable, il suffit de le fermer, de le chauf-fer fortement pour que le verre s’accumule un peu àl’extrémité, et enfin de souffler, par le bout ouvert,avec précaution et en imprimant au tube un léger mou*vement de rotation. Si la boule obtenue d’abord n’étaitpas assez grosse, on la chaufferait de nouveau et onrépéterait la même opération.
2° On a souvent besoin de souffler une boule au mi-lieu d’un tube : on y parvient en chauffant le tube aupoint où l’on veut placer la boule, refoulant un peu leverre pour l'accumuler en oe point, et en soufflant parune des extrémités du tube eu fermant avec le doigt,ou autrement, l’autre extrémité. La pression de l’airsuffit pour étendre le verre mou et lui douner la formesphérique (fig. 2369). L’opération que nous venons de
Œ
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2369.
décrire est assez délicate; cependant, avec un peu d’ha-bitude, en chauffant uniformément le tube et lui impri-mant un léger mouvement de rotation pendant l'insuf-flation, on arrive promptement à faire ainsi des boulesparfaitement régulières, dont le centre coïncide avecl’axe du tube et qui peuvent avoir jusqu’à 0“,035 ou0“,040 de diamètre.
3° Un grand nombre d’appareils s’exécutent aumoyen de boules, soufflées séparément, comme nousallons l’indiquer, et soudées ensuite aux tubes adja-cents. On est toujours obligé d’avoir recours à ce der-nier moyen, quand on a besoin de boules d’un fort dia-mètre réunies à des tubes minces. Voici comment ouexécute ces boules. On prend un tube A (fig. 2370)d’un diamètre plus ou moins fort, suivant la grosseurde la boule que l’on veut obtenir, on le chauffe auxpoints o et b, et on l’effile de manière à produire letube B, puis on casse les parties effilées et il reste alorsl’olive c entre deux pointes. On présente l’uno despointes à la flamme pour la fermer, on chauffe forte-ment l’olive et enfin on souffle par la pointe ouverte,ce qui produit la boule C.
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A. n—:
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B C
2370.
Pour souder les tubes, on commence par les évaser lé-gèrement, comme nous l'avons indiqué en a (fig 2367),puis on chauffe à la fois les deux extrémités ainsi pré-parées, et on les approche l’une de l’autre pour les faireadhérer. On refoule un peu la matière, et, en fermantl’extrémité de l’un des tubes, on souffle par le bout del’autre en exerçant en même temps une légère tractiondans le sens de la largeur, pour éviter qu’il ne se forim