SOUFFLER LE VERRE.
SOUFFLER LE VERRE.
nn renflement. Si on veut donner encore plus de forceà la soudure, on la place de nouveau dans la flamme,on refoule de nouveau la matière, et on répète la pre-mière opération. Quand les tubes à souder .n’ont pas lemême diamètre, on commence par évaser le plus petitet on étire le plus gros, de manière à les amener à pré-senter l’un et l’autre la même ouverture, puis on opèrecomme nous l’avons indiqué d’abord.
Nous allons décrire maintenant la construction dequelques instruments, et montrer qu'elle no (Consisteque dans l'exécution successive des opérations élémen-taires dont nous avons parlé d’abord.
Les thermomètres à boules se construisent en soufflantune bonle à l’extrémité d’un tube capillaire par la mé-thode que nous avons indiquée ci-dessus (4°). Cotteopération peut se faire avec un chalumeau et la flammed’une chandelle. Les thermomètres à cylindres sout for-més d’un tube cylindrique tourftf àl’extrémité d’uu tubecapillaire. Nous avons dit comment s’exécute une sou-dure do cette espèce. Un trouvera d’ailleurs au motthermomètre les détails relatifs au remplissage et à lagraduation de ces instruments.
Les aréomètres à boules se soufflent, comme nousl’avons dit (2°). La construction des aréomètres à cy-lindre est un peu plus compliquée; voici comment elles’exécute : on prend un tube cylindrique de deux cen-timètres de diamètre environ et de 4 /2 millimètre d’é-paisseur; on le chauffe en deux points éloignés de cinqà six centimètres, et on l’étire de manière à lui donnerla forme A (fig. 2371) ; on ferme la partie rétrécie o,puis on chauffe en b, et, èn soufflant par l’extrémitéouverte c, on produit un petit renflement destiné à re-cevoir le reste ; on chauffe alors le point a, et soufflantde nouveau, on forme une petite boule dont on crève lapartie supérieure. On a alors la pièce B, qu’il ne s’agitplus que de souder à la tige a. A cet effet, on ferme letube en c, et on exécute la soudure comme nous l’avonsdit. Il ne reste plus, pour terminer l’instrument, qu’àchauffer le renflement b, pour l’étirer et lui donner laforme d’une petite poire, et à fermer la pointe qui letermine. On obtient ainsi l’instrument C, dont la gra-duation s’effectue comme il est indiqué au mot aréo-mètre, page 489.
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=3D=C
2371.
Décrivons enfin la construction d’un tube de Welter ;elle offre à peu près toutes les difficultés qui peuventse présenter dans le genre de travail qui nous occupe.On commence par courber un tube de manière à luidonner la forme A (fig. 2372) ; on dirige ensuite l’ex-trémité du dard de la flamme sur un point de la partiesupérieure, et, en bouchant avec le doigt l’une des ex-trémités, on souffle par l’autre de manière à formerl’ampoule a • on chauffe de nouveau la partie supérieure
de cotte ampoule, et, en soufflant comme la premièrefois, on lui fait prendre un grand développement, in-diqué par les points, et on casse le verre très mince quiforme cette espèce de cloche. Le tûbe courbé se trouveainsi préparé. D'un autre côté, on souffle une boule b,sur la longueur du tube B, comme nous l’avons dit(2°), puis à l’extrémité de ce tube on souffle ou onsoude une seconde boule c ; cm soude alors le tube Bsur l’ouverture pratiquée au tube A; on chauffe la par-tie supérieure de la boule c, et en soufflant fortementpar une extrémité du tube courbé, pendant que l’autreest fermée, on produit une cloche très mince indiquéepar des points sur la figure ; on la brise et on bordel’ouverture de l’entonnoir ainsi produit en le présentantà la flamme. Il ne reste plus qu’à donner au tube B lacourbure convenable pour obtenir enfin le tube de Wel-ter terminé D.
Les pipettes, les syphons à deux brauches, les tubesen S, les tubes en entonuoir, les burettes, les tubes deLiebig , etc., s’exécutent comme les instruments dontnous avons parlé jusqu’à présent ; nous ne nous arrête-rons pas davantage à décrire ces différents objets. Leurinspection seule suffit pour faire comprendre, d’aprèsce que nous avons dit, le moyen de les exécuter.
Nous ne pouvons pas décrire ici l’art complet de lafabrication de ces mille petits ornements que l’on faiten émail ou en verre coloré. Le goût de l’ouvrier, sontalent comme modeleur, l’adresse avec laquelle il manieles émaux, ramollis par la chaleur, sout autant de qua-lités qu’une longue habitude et une disposition spécialepeuvent seules procurer. Nous dirons seulement queles opérations fondamentales , le métier, pour ainsidire, de cette industrie, sont les mêmes que pour lesoufflage du verre blanc. On soude les tubes d’émail,on les courbe, on les souffle comme les tubes ordinaires,mais, nous le répétons, ce n’est qu’à force d’adresseque l’on obtient les formes si gracieuses et si variéesque présentent presque toujours ces petits ouvrage^.Nous expliquerons, seulement comme exemple, laconstruction d’un de ces petits cygnes que l’on \end,comme jouet d’enfant, chez presque tous les marchandsde cristaux. On prend un tube d’émail blanc, et on enforme d’abord, en l’effilant, une olive entre deux pointes
2372.
analogue à celle de la fig. 2370, B. On ferme une detpointes, et, après avoir chauffé l’olive, ou souffle par lapointe ouverte, en tirant un peu en long, pour formerle sphéroïde qui doit constituer le corps de l’oiseau ; onlui donne, en le réchauffant, si cela est nécessaire, etle façonnant avec une petite tige de métal, instrumentprincipal de l’émailleur, la forme légèrement aplatiequ’il doit avoir. On allonge ensuite en l’étirant lapointe fermée, on lui donnera courbure du col de l’ani-