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TELEGRAPHIE.

TELEGRAPHIE •

chacun un petit ressort contre lequel vient se faire lecontact.

3.

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Quand on prend la manivelle dans sa main et qu'onla fait mouvoir, R tourne en même temps, et la can-nelure, par sa forme, donne un mouvement de va-et-vient à /, et par conséquent aussi à L qui lui est so-lidaire au moyen de l’axe A. On voit alors que Loscille entre les contacts K et K', qui sont placés pourcela aux limites extrêmes de l’oscillation.

Maintenant, soit P une pile, F, F’ les réophores.Mettons F en communication avec l’embase au moyend’un bouton b, F’ avec le bouton D du récepteur, etrelions le bouton gauche O avec le contact K*.

Chaque fois que L viendra en contact avec K’, lecircuit de la pile sera complété, il passera dans le ré-cepteur, l’électro-aimant correspondant sera devenu unaimant. La palette L sera attirée et l’aiguille prendraune certaine position si l’on avance la manivelle d’uncran, L se reportera sur K* le courant sera interrompu,la palette L retournera à sa place et l’aiguille prendrauue nouvelle position, et ainsi de suite. En tournantles deux manivelles, les deux aiguilles en suivront exac-tement tous les mouvements.

Les instruments sont construits de manière à pou-voir faire prendre à l’aiguille 3,000 positions diffé-rentes dans une minute. Mais quand l’on transmet onest obligé à des temps d’arrêt, aussi on n’arrive qu’àfaire 250 signaux réels dans une minute; c’est le plusqu’aucun instrument ait jamais fait d’une manière utile.

On transmet ainsi de l’avis à Nantes, Calais, Stras-bourg, Lyon, Marseille , Bruxelles, etc., directement;aucun appareil n’a encore fonctionné nulle part d’unseul jet à une distance de 220 lieues, qui est la distancede Paris à Marseille .

Prenant pour exemple les deux stations de Paris etMarseille , nous dirons qu’il y a dans chacune d’elles un

récepteur, un manipulateur et une pile ; un fil métal-lique supporté par des poteaux relient ces deux sta-tions.

Le manipulateur de Paris fait marcher le récepteurde Marseille, et celui de Paris est mis en marche parle manipulateur de Marseille .

TÉLEGRA.PIIE.POUR LES CIïEMINS DE FER. L’État ades employés spéciaux, il peut donc avoir des instru-ments assez compliqués. Les chemins de fer, au con-traire, où l’on met des télégraphes dans toutes lesstations, même les plus petites, ne peuvent avoir des em-ployés très habiles à manier ces appareils; il faut quechacun puisse faire usage de l’instrument sans avoirbesoin d’une étude trop longue ; aussi est-ce pour celaque l’on a adopté le télégraphe à cadran de M. B., quin’a de commun avec ceux qui ont été faits que le ca-dran seul. Les mécanismes, soit du manipulateur, soitdu récepteur, sont tout à fait nouveaux.

Cadran récepteur. Le mécanisme est renfermé dansune boîte, susceptible d’être enlevée en totalité, et qui,par là, permet l’examen détaillé de toutes les, parties.

C’est le même que celui de l’appareil de l’État; seu-lement comme sur le cadran il y a vingt six caractères,la roue d’échappement a treize dents au lieu de quatre.Nous renverrons donc à l’explication que nous avonsdonnée ci-dessus.

Cadran manipulateur. Il se compose (fig. d’une

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planche de forme carrée, sur laquelle est montée, aumoyen de trois colonnes, un plateau circulaire ou ca-dran en laiton. Ce plateau porte sur son pourtour deséchancrures se trouvant en regard des lettres et desnombres que l’on a gravés sur le cadran, sur deux cir-conférences. Une manivelle est articulée, au centre duplateau; avec un axe qui porte une roue, sur le plan delaquelle est creusée une gorge sinueuse, et dont les si-nuosités sont régulières et en nombre égal à celui dessignes gravéssur le cadran. Cette roue produit dans sonmouvement de rotation le mouvement de va-et-vient dulevier G. qui oscille autour du centre O, et va toucheralternativement aux contacts P, P’. Pour un tour de laroue, le levier G fait treize oscillations , c’est-à-direqu’il est treize fois en contact avec P et treize foisavec P’.

Dans la planche sont incrustées dix petites platinesou pièces de contact, auxquelles viennent aboutir lesfils qui conduisent le courant électrique dans les di-vers appareils qui composent le poste : devant le ca-dran se trouve aussi une plaque oblongue; elle porte