TELEGRAPHIE.
TELEGRAPHIE.
ces mots : « Communication direrte. » En outre, on vo.»tdeux languettes mobiles LL’ qui sont susceptibles d’ê-tre dirigées, l’une à gauche sur les contactsS’, S', E’ ; l’autre, celle de droite, sur les con-tacts semblables S, S, E, ainsi que sur la pla-que oblongue. Ces deux pièces sont appeléescommutateurs de lignes.
Il y a encore trois boutons, dont deux C et Zsont destinés à recevoir les fils venant des pô-les de la pile, et l’autre T le fil de la terre.
Les différentes parties du manipulateursont reliées entre elles par des fils métalliquesqui passent dessous la planche et qui sont re-présentées dans la figure par des lignes poinc-tuées. Toutes les platines S’, S’, R* R\ àdroite et à gauche, sur lesquelles se trouve lalettre O, communique au bouton T qui, de soncôté, est réuni au bouton Z.
Des colonnes qui supportent le cadran, cellequi est placée sous la croix communique avecla plaque E E.
Le bouton S est relié au contact P.
Le contact P’ communique avec les plati-nes R, R de droite et de gauche.
On voit enfin qu’il y a communication im-médiate entre la colonne qui est sous la croixet celle qui sert de centre de mouvement aulevier L, puisque toutes deux sont fixées aucadran.
Toutes les fois que la manivelle du manipu-lateur est placée sur un nombre impair \,
3, 5, etc., la pile L est en contact avec P, etsi, au contraire, cette manivelle est sur lesnombres pairs ü, 2, 4, etc., le contact auralieu avec P’.
Quand on veut faire une lettre, par exem-ple Q, on prend la manivelle en la soulevantun peu, puis on la porte sur la lettre Q ; l’ai-guille du récepteur a suivi tous le9 mouve-ments et s’arrête aussi sur Q, et ainsi desautres lettres. Après chaque mot, on revientà la croix. Quoique ces instruments soientréglés de manière à faire faire à l’aiguille durécepteur 4,000 signes dans une minute, entournant la manivelle d’un mouvement con-tinu, on ne peut dans la correspondance quepasser soixante à quatre-vingts lettres, ce quitient aux temps perdus nécessaires pour aller, d’unepart, sur une lettre déterminée, et d’autre part à caused’un temps d’arrêt obligé sur la lettre envoyée, pourque celui qui la reçoit ait le temps de la lire' maiscomme on abrège beaucoup, en supprimant les doubleslettres et en ayant des signes pour les terminaisonsment , /ion, etc., on arrive à faire quinze à vingt motspar minute.
La télégraphie rendait déjà bien des services auxchemins de fer, en facilitant leur service par une cor-respondance active et prompte, et souvent prévenantdes accideuts quand un train était en retard et qu’unestation l’annonçait aux autres stations ; à celles en ar-rière pour prévenir l’arrivée d’autres trains, et à cellesen avant pour tranquilliser le public sur la cause duretard. Cela ne pouvait servir pour un train que quandil était arrêté à une station même, mais aucunementquand un accident à quelque partie de la machine ar-rivait à un lieu éloigné des stations. M. Bréguet estarrivé à lever la difficulté en disposant un télégraphe(fig 5), appelé appareil mobile, qui étant placé surun train dans le wagon des bagages, permet au con-ducteur chef d'avertir les deux stations entre lesquellesil se trouve de l’accident arrivé, et peut ainsi s’adresserà celle capable de lui envoyer des secours.
Cet appareil consiste en une boîte en chêne de 0 œ ,47
de longueur et 0 m ,37 de haut sur 27 de large, pesanteu tout 23 kil. Cette boite est divisée en deux parties:’
b.
celle d’en bas contient une petite pile de dix-huit élé-ments chargés avec du sulfate de cuivre ; la partie su-périeure, qui ne tient à Uautre que par des crochets,est divisée en deux compartiments : i’un contient le ré-cepteur et l’autre le manipulateur, ainsi qu’une bous-sole. Le côté du manipulateur peut s’ouvrir, afin quel’employé puisse s’en servir pour correspondre. Deuxbobines de fil sont aussi disposées dans la boite pourêtre employées à établir la communication, soit avec laligne, soit avec la terre.
Le fil des bobines du récepteur est calculé de ma-nière que, quelque soit le point de la ligne choisi pourla correspondance, l’intimité de l’aimantation soit tou-jours à peu près la même.
HISTOIRE DE LA TELEGRAPHIE ÉLECTRIQUE
Maintenant que l’on est familiarisé avec les questionsqui font le sujet de cet article, nons pouvons donnerquelques détails sur cette importante découverte, qui,i annulant les distances, constitue une des plus bril-lantes conquêtes que l’humanité ait jamais réalisée».
On pense généralement qu’il faut absolument unepile pour qu’un télégraphe puisse exister ; mais cepen-dant, vers 1774, Le»age y savant de Genève , imaginale premier télégraphe électrique, et à cette époque lapile n’existait pas, puisqu’elle ne fut découverte par