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ÉCONOMIE INDUSTRIELLE.

ÉCONOMIE INDUSTRIELLE.

qui créent la richesse et sont l'honneur d’un pays,et les complétant par des institutions qui tendentà l’élévation, facilitent l’accession du plus grandnombre à l’indépendance et au bien-être, fruit de

la propriété. La question de population se résoutainsi en même temps que la question économiqueet même la question politique. C’est assez en diretoute la difficulté.

ÉCONOMIE DE L’INDUSTRIE FRANÇAISE.

Les questions économiques, au point où nousen sommes arrivés, perdent de leur intérêt etne sont plus qu’une abstraction oiseuse, si on neles applique à un grand pays ayant des mœurs,des tendances déterminées. Il en est ainsi, et desforces productives qui, abstraitement parlant, s’é-noncent en quelques mots malgré leur importance(et qui sous une forme concrète sont l’objet d’unescience complète, la statistique), et des monopolesdivers qui limitent la concurrence, et qui ont aussiune relation directe avec le pays dont on traite.

Nous allons donc continuer notre travail en nousplaçant au point de vue français , et pour cela :

Passer rapidement en revue les ressources etl’organisation naturelle de l’industrie française;reconnaître les voies où le génie de la nation l’ap-pelle aux plus grands succès ;

Jeter un coup d’œil sur l’industrie des autrespays avancés, et notamment de l’Angleterre;

Tirer de cette double étude quelques conclu-sions qui indiquent la voie dans laquelle les mœursde notre pays doivent l’entraîner pour réaliser degrands progrès.

Nous pourrons alors étudier avec fruit les mo-nopoles, l’œuvre de la législation qui limite la li-berté de chacun, la concurrence ; celle-ci s’énoncepar un mot, mais les restrictions à la liberté ne sedéterminent que dans des cas particuliers, et sontsoumises à des influences diverses. L’étude de cesrestrictions formulées par la législation, et qui sontsoutenues par l’action des gouvernêments des di-verses sociétés, offre un grand intérêt puisque nousavons vu que c’étaient ces monopoles qui déter-minaient les profits, c’est-à-dire la question vitalede la production de toute richesse, car c’est le pro-fit qui est la cause principale de toute entreprise.

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APERÇU STATISTIQUE SUR L AGRICULTURE ETL’INDUSTRIE FRANÇAISE.

Comme c’est pour la France et l’industrie fran-çaise que nous écrivons, cherchons d’abord àconstater l’état de l’industrie et de l’agriculture,c’est-à-dire de l’industrie agricole et manufacturière en France ; et en même temps à mettre

en lumière l’organisation industrielle qui paraîtle plus en accord avec les aspirations de la nationfrançaise .

DE L’AGRICULTURE EN FRANCE.

Le cachet le plus saillant de l’agriculture fran-çaise, qui crée des richesses considérables (VoyezStatistique de l’agriculture ), se trouve dans la pe-tite propriété, dans la propriété morcelée plusqu’en aucun autre grand pays. Le mouvement in-cessant est de partager la grande propriété en pe-tites ou tout au moins en moyennes propriétés. Onen a l’indication dans ce fait que les cotes foncièress’élèvent d’après le cadastre au nombre de onzemillions!

Sans doute, bien des cotes se rapportent à desbiens divers possédés par un même individu, maistoute défalcation faite, pour une nation où le nombredes chefs de famille ne dépasse pas huit ou neufmillions, le nombre des propriétaires n’en est pasmoins immense. Certes, on ne peut dire que lesort de tous ces petits possesseurs du sol soit digned’envie, surtout si on le compare à celui des grospropriétaires, mais il correspond à une productionconsidérable et crée des populations énergiques.

Le cachet économique de ce système, c’estqu’on produit beaucoup, qu’on vend peu et qu’onconsomme beaucoup. Le produit net, l’excédantde la production sur la wnsommation y est peuconsidérable. La terre profondément labourée àla bêche, soignée par une famille qui ne comptepas sa peine, est cultivée en jardinage plutôt qu’eagrande culture; le défaut de capitaux, le besoinabsolu d’une récolte presque toujours la même,rendent certains progrès difficiles, aussi les théo-riciens vantent-ils la grande culture, qui approvi-sionne les marchés ; mais les politiques admirentla petite, qui crée des citoyens robustes, libres etindépendants.

Remarquons que bien des cultures profitables,pouvant difficilement -s’exercer sur une grandeéchelle, viennent prendre une grande importancedans la production agricole de la propriété divi-sée. Ceci est une cause de division aussi pu-