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ECONOMIE INDUSTRIELLE.

ÉCONOMIE INDUSTRIELLE.

couverte est due à M. Chevreul, qui a doté notrepays d’une industrie extrêmement profitable.

La parfumerie est une industrie donnant lieu àces exportations importantes, tant à cause de lavariété de ses produits que du goût avec lequel onsait les disposer pour la vente.

Les amidonneries, les féculeries, la fabricationde la colle forte, du noir d'os, du phosphore, lafabrication des produits chimiques proprementdits, etc., occupent grand nombre de fabriques demédiocre importance et fournissent d’importantsproduits.

La papeterie est une industrie dont la prospé-rité est assurée par l’abondance de la matière pre-mière, grâce à la grande consommation du lingede chanvre et de lin en France .

C’est surtout sous le rapport des procédés chi-miques que la papeterie française est remarquable;le blanchiment au chlore, le collage à la ré-sine, etc., sont des inventions françaises.

Les glaces coulées sont fabriquées en France ,avec une véritable supériorité, dans les beauxétablissements de Saint-Gobain et Cirey.

'3° OBJETS DE GOUT. — ARTS D’iMITATION. Lateinture et l’impression sur étoffes, qui se rap-portent également à la série précédente et à celle-ci , constituent une des plus belles et plus vitalesindustries de la France : bon goût des dessins lesplus variés, richesse d’invention de procédés pourl’extraction, la préparation des substances tincto-riales, des mordants, denouvelles couleurs, de pro-cédés de gravures, de multiplication de ces gravu-res, telles sont lesbases puissantes de sa prospérité.Exploitée dans un nombre très-considérable d’ate-liers à Rouen, à Paris, à Mulhouse , ateliers dontle développement rarement très considérable (sice n’est peut-être dans cette dernière ville) estdû bien plus souvent à des succès de fabricationqu’à des placements de gros capitaux antérieure-ment accumulés, cette industrie est une de cellesqui sont appelées au plus grand avenir et dont leprésent est le plus beau. La fortune y est la ré-compense de tout coloriste, tout dessinateur, toutouvrier intelligent qui sait trouver une couleur,combiner un dessin, inventer une machine; aussiy règne-t-il une émulation admirable.

Papiers peints. Cette industrie est toute fran-çaise; inventée par un fabricant français , elle estexploitée avec une supériorité incontestée par sessuccesseurs. L’organisation de celte fabrique esttrès-remarquable. Concentrée au faubourg Saint-Antoine à Paris , divisée en une quantité considé-rable de petites fabriques au-dessus desquelles nes’élève qu’un petit nombre' d’établissements unpeu importants, qui ne peuvent soutenir la luttequ’avec les plus grands efforts, cette fabricationn’en crée pas moins avec une fécondité extraor-dinaire des produits d’un goût parfait. La variétéde la production est telle que la planche à lamain y lutte avec la fabrication par les cylindres,

avec des inventions diverses partant de gravuresplus coûteuses que celle de la planche plate et dontles frais ne sauraient se retrouver la plupart dutemps, car un nouveau genre de dessin a bientôtfait abandonner celui de la veille.

La lithographie, la gravure, ont en France undéveloppement important. Le produit est ici tropprès rie l’art pour que la concentration du travailpuisse avoir lieu dans de grands ateliers. La plu-part des imprimeurs lithographes sont des écri-vains ayant pu, grâce à leur talent, faire quelquesépargnes qui leur permettent de s’établir.

Les heureuses dispositions pour les arts du des-sin rie la forme en général qui existent en France chez tant de personnes, dispositions bien impor-tantes à cultiver, car elles sont la base la plus so-lide de notre richesse industrielle, nous assurentdans ces industries une place de premier ordre.

L 'imprimerie n’est pas libre en France , elle nepeut s’exploiter qu’à l’aide de brevets dont le nom-bre estlimité. Cetterestrictionsans laquelle, commel’expérience l’a indiqué, le nombre des établisse-ments serait très grand, est surtout fâcheuse ence que le prix des brevets augmente beaucoup lesdifficultés que rencontre l'ouvrier intelligent à s'é-tablir, à passer dans la classe des maîtres. Cet in-convénient n’est pas racheté par la prospérité desétablissements existants qoi, malgré leur nombrelimité, ne s’en font pas moins une concurrencetrès active. Us ne profitent en rien d’un privilègeque la prospérité d’une classe de citoyens ne pour-rait même pas excuser, car en admettant la né-cessité de surveiller la presse, c’est à une admi-nistration active à y parvenir, quelque soit lenombre des établissements.

L’orfèvrerie, le plaqué, les bronzes, etc., consti-tuent des industries dans lesquelles l’esprit d’in-ventien, le bon goût de notre nation a trouvé às’appliquer avec un grand succès. Les produits denos artistes sont supérieurs, cela est reconnu dumonde entier.

La bijouterie, et surtout la fausse bijouterie, quia pris des développements considérables dans cesdernières années, donne lieu à une division du tra-vail infinie. Dans le grand nombre de genres debijoux différents, le moindre détail de fabrication-donne lieu à une industrie. Si l’on parcourt lesrues Saint-Denis et Saint-Martin à Paris , siège prin-cipal de cette fabrication, sur chaque porte onvoit l’adresse d’un estampeur, d’un graveur, d’unémailleur; l’un fabrique les anneaux, l’autre lesboucles, l’autre les chaînes, etc., et au milieu decelte variété de fabrication, tout ouvrier intelligentqui a de l’habileté, qui par quelque heureuse in-vention ou quelque tour de main nouveau, peutfabriquer un seul article avec quelque supériorité,s’établit et bientôt peut à l’aide de son travail par-venir à l’aisance.

Il est impossible de se figurer quelle énorme dé-pense d’intelligence se fait dans une industrie or-