85
TUI V R'E I I, C h k *. ikji J ïi A d
d'eau qu’ils contiennent n’est tempérée quelpar .la*mixtion des autres principes ; cepen-dant ils existent long temps sans se gâter, à’cause qüe l’extrême amertume de cettehumidité empêche la vermoulure , iet tue les vêts -qui les"rongent ; par-là les ou-vrages qu’on en fait durent toujours, f mn .ou o h-.^au
Le cèdre et le genévrier ont la même qualité ( et ■ sont résineux comme le pin et lecyprès. L’huile du, cèdre qui s’appelle cedrium , sert à conserver tout ce que l’onveut; tellement que les livres qu’on en frotte, ne, sont pas dans le cas d’être gâtéspar les vers ni de se moisir. Les feuilles du cèdre ressemblent,à celles du cyprès , etles fibres de «son bois sont fort-droites. La sta^e de Liâne. dans fie temple d’Ephèse,est de bois de cèdre,; le plafond est aussi dejce,bmsWdeimêmè .que ceux de tous lesplus grands temples. Cet arbre croît principalement dans l île de Candie , en Afrique,et dans quelques endroits de la Syrie. r
. '»• a ;i . : ■? nod ’ r : " :U‘-> ; i.-.. :
Le larix , qu’on ne voit guère qu’au bord du P© et- près dés côtes de la mer Adriavtique , est si amer , que les vers et la pourriture ne l’attaquent jamais ; mais il a unequalité bien plus essentielle , c’est qu’il est incombustible . pour le brûler , il faut lemettre dans le feu avec de l’autre bois , comme on fait des pierres pour les réduireen chaux; encore ne produit-il, ni flammes ni charbons , et il ne se consume qu’àla longue : car l’eau et la terre dominent dans sa composition , { qui n’a que peu defeu et d’air ; ce qui rend son bois si solide et tellement serré que le feu ne peutpénétrer dans ses pores ; il lui résiste et ne peut être endommagé qu’à la longue ; ilest d’ailleurs si pesant qu’il ne peut flotter sur l’eau. On ne peut le faire venir qu’àl’aide des bateaux , ou sur des radeaux faits de sapin : voici comme on a découvertcette particularité ; l’ânecdote mérite d’être connue. Dans le temps que Jules - Césarcampoit près des Alpes , il commanda à tous les lieux circonvoisins de fournir leschoses nécessaires pour la subsistance de son armée. Dans un château-fort nomméLarignum , il se trouva des gens assez hardis pour refuser de lui obéir , parce qu’ilsétoient persuadés , que , par sa situation avantageuse , cette place étoit imprenable.César fit approcher ses troupes , et trouva devant la porte du château , une tourfaite de ce bois , mis en travers l’un sur l’autre en forme de bûcher ; sa hauteurétoit telle , que ceux qui étoient dedans pour la défendre , pouvoient aisémenten empêcher l’approche avec des leviers et des pierres. On remarqua qu’ils n avoientd’autres armes que des leviers, qu’ils ne pouvoient lancer bien loin, à cause de leurpesanteur. On ordonna donc à ceux qui faisoient les approches , de jeter au pied dela tour quantité de fagots, et d’y mettre le feu, ce qu’ils exécutèrent de suite. Commeelle étoit environnée d’une flamme qui s’élevoit fort haut, on crut que toute la tour'