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L' architecture de Vitruve : traduite en françois, avec des remarques / par De Bioul
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L ARCHITECTURE DE V IT R U V E.

étoit consumée; mais le feu venant à s éteindre -de-.lui-même , quelle fut la surprisede César en revoyant la tour toute entière ! il résolut alors de lentourer dune tran-chée , qui mît ses troupes hors datteinte des traits des ennemis, qui, dans la craintedêtre forcés , furent obligés de se rendre. On leur demanda d ils tiroient ce boisincombustible ? ils montrèrent cette espèce de bois, très - commun dans le pays, qui«e-nomme larix, d ils avaient appelé leur château Làrignum. On en fait venir, parle , à Ravenne , à Fano , à Pesaro , à Ancône et autres villes des environs. Silon pouvoit sen procurer aisément à Rome, rien 11e seroit plus avantageux ; il y se-roit de la plus grande utilité pour les bâtimens sur tout pour ceux qui terminentles groupes ,des maisons. Si on" lemployoit pour les boiseries des entablemens quisont sous les tuiles 1 , il en réSulteroit que , pendant les incendies , le feu ne passeroitr pas dam groupe à lautre , puisque ce bois nest pas susceptible de senflammer, nide se convertir en charbon. Les feuilles de cet arbre ressemblent à celles dn pin ;le bois a le fil long ; il est aussi bon pour la menuiserie , que le sapin ; sa résineliquide ressemble au miel attiqué. On sen sert pour guérir les phthisies.

î I.Ji, .. OU .

Ce que jai dit sur les propriétés clés arbres et sur , leur s élémens., suffit à ce queje crois. Il me reste à expliquer pourquoi la qualité du sapin , quonnomme à RomeSupemas , nest .pas aussi bonne que celle quon nomme Infemçis dont on se sertcependant beaucoup dans, la construction des édifices, à cause quil duce long-temps.Je vais faire voir n par les principes .qui me paraîtront les plus évidents , commentles qualités ou les défauts de cet arbre dépendent des lieux qui, les produisent.

REMARQUES .

Je vais rapporter les principes des naturalistes modernes , sur les causes de laccroissement desarbres , et sur les différentes espèces de bois, pour les opposer à ceux de Yilruve qui nabàndonnejamais son système des élémens.

On remarque dans un arbre coupé transversalement , le bois , laubier et lécorce. Toutes cesparties se font voir dans les branches 5 mais la moelle qui est au centre sy fait mieux remarquer.Cette moelle est un amas de petites chambrèttes séparées par des interstices : on y trouve beau-coup de sève. Autour de celle moelle , sont rassemblés , suivant la longueur du tronc , plusieursvaisseaux, que lon distingue en vaisseaux lymphatiques , vaisseaux propres , et trachées, dont nousdétaillerons lusage. La moelle rassemblée au centre jette des productions qui vont, ep quelque façon,sépanouir dans 1 ecorce ; ainsi 1 entrelacement des vaisseaux longitudinaux, avec les productions médul*laires , forment la substance du bois et de lécorce.

11 faut observer dans 1 épaisseur de lecorce, trois parties différentes entrelles : cette peau fine quitouche immédiatement le bois t et que lon nomme liber , Y épiderme ou la peau extérieure , et

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