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L \\ R C II I T E C T U IV E 1) E VIT R TJ V E.
Les vaisseaux lymphatiques contiennent une lymphe qui différé peu de l’eau pure, dans quelquepeu d’arbres ; la vigne en donne'hure grande quantité, lorsqu’elle pleure au printemps 5 mais ellecesse d’en donner quand lés feuilles sont épanouies. La lymphe , ainsi qu’on le voit, diffère du sucpropre, dans lequel il paroît que réside principalement la vertu et la saveur des plantes.
La même organisation se retrouve dans les racines, dans leurs chevelus, dans les branches. Fousces vaisseaux réunis dans les pédicules des feuilles , se distribuent ensuite en plusieurs gros faisceaux ,d’où il part un'nombre de faisceaux moins gros , qui se divisent et se subdivisent en une prodi-gieuse quantité rde ramifications qui forment un réseau,-qu’on peut regarder’ comme le squelette desfeuilles. Les maillés* de cds réseaux sont remplies d’une substance cellulaire. - *
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Toutes les parties.: ainsi. organisées servent et concourent a la nourriture, au développement et al’accroissement de .l’arbre 5 les racines divisées en une infinité de rameaux vont chercher dans lesdifférens sucs nourriciers que la terre contient, ceux qui sont propres à chaque espèce d’arbre. Direc.onnnen t cela se - lait, if ; est impossible; 5 c’est encore un secret de la nature que l’intelligence" humaineira pu encore péaétrfcr.,,M.^Pluche fait,.à cet égard , une comparaison très-ingénieuse , tirée d’uneexpérience de physique. 11 compare la terre d’un potager , avec tous ses différens sucs , à un vasedans lequel on a jeté, pêle-mêle , de l’huile, de l’eau et du vin : prenez, dit-il , trois bandelettesde dinge trempe? le bout .de l’une dans l’eau, trempez le boiit de l’autre dans quelques gouttesd’huile, et celui .de la troisième :dans si du vin : mettez ensuite ces trois bandelettes dans le vase, defaçon que le? bouts ffabibés plongept dans la. liqueur ,. et , que les bouts secs amenés et rebattus enhaut sur les; jbprds du’vase descendent un peu au-dessous de la surface du liquide : la bandelettequi a été trempée dans l’eau s’emplira d’eau en entier et distillera de l’aaju, Celle dont le bout aété mis dans l’huile vous distillera de l’huile : l’autre rougira peu-â-peu, et vous distillera du vin :elles ne 1 se 'méprendront point-. Vous ' tréuverez quelque * chose ! de tout semblable dans les plantes.Celui qùF les a faites et qui les a pourvues de tous j lës vaisseauxnécessaires à leur entretien et àleur propagation, n’a pas manqué dé mettre au bas de ces*vaisseaux certains cribles dont lés diversesouvertures admettent facilement 1 certains sucs et rejettent tous les autres. eu ' /
La sève monte par les fibres du bois , vers toutes les extrémités ; elle parvient jusques dans lesfeuilles où elle se perfectionne , parce qu’une multitude' de trachées ouvertes vers le ciel , dans le
dessus de. la feuille éiï reçôivént sans cesse de l’eàu où quelque fraîcheur , un nouvel air , desnouveaux mires ,a r es parcelles de feu, et des esprits bienfaisants ,. qui' se mêlent à la sève, la vola-tilisent, et contribuent ainsi, soit par leur forme , ou par leur organisation qui varie dans chaqueespèce d’arbre , à donner aux différens bois ,' les diverses qualités qu’on leur trouve , et qui est dueà cette belle' organisation, que nous admirons dans tous les ouvrages du créateur, et non commeJe croyoit Vitruve d’après Aristote, aux élémens qui composoient les bois. Nous allons présentementparier ,jàesj diverses espèces qu’on emploie dans les bâlimens et de leurs qualités , en remplaçantles principes de la physique ancienne , par les découvertes de la physique moderne.
Le bois proprement dit ( lignum ) , varie en pesanteur , en densité , en dureté dans les diversarbres 3 et même dans les mêmes .espèces d’arbres- qui t ont>cru dans différens terrains, ou dans desclimats différens. La densité du bois a toujours un rapport avec le temps de son accroissement : les
arbres