LIVRE IV, Ch a p. vu.
i85
d’Ulysse , les femmes qui avoient manqué au respect et à la fidélité qu'elles dévoient à Ulysse , etqu’il les enferma entre le tholus et le mur de la cour, Les scholies sur Homère qu’on attribue àDidyme d’Alexandrie , remarquent , à ce sujet , que le tholus étoit un petit bâtiment rond qui étoitdans la basse-cour, et dont le toit étoit terminé par une pyramide. On y enfermoit tous les usten-siles du ménage , tout ce qui servoit à la cuisine et au buffet. Nous avons aussi vu qu’à Athènes on
ïiommoit tholus , (1) l’édifice où les Prytanes s’assembloient. C’étoit une espèce de rotonde qui fut
ainsi nommée à cause de sa figure, du mot grec SoKia qui signifie une espèce de chapeau. Il ne
nous reste aucun exemple d’ancien temple morioptère : il en existe plusieurs , à la vérité , de périp-tère ; tels que le temple de Vesta à Rome , aujourd’hui de S. te Marie du Soleil, qui est vis-à-visde l’église de S. te Marie in Cosmedin, celui de la Sibylle à Tivoli, et autres dans dilférens endroits :mais ils sont détruits , au point qu’il ne reste plus rien de la coupole j ainsi on ne peut découvrirce que c’est que la fleur et la pyramide dont parle Vilruve : ainsi dans les deux figures de la IX. m *planche , nous les avons tracés comme nous'avons pu d’après le texte.
Après avoir parlé des temples réguliers , Vilruve dit quelque chose de ceux pour lesquels onn’a pas suivi ces règles , ou dont on s’est écarté en quelque chose , soit en y ajoutant ou dimi-nuant. Palladio , Serlio , Montano et autres, ont conservé , dans leurs dessins, les plans de plusieurstemples antiques dont les formes singulières ne ressemblent pas à celles décrites par notre auteur.
(i) Pauaan., Lir. I.* r Cbap. 5.
WVVW IWW\ WWWWWA'WVWVWW
4