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L' architecture de Vitruve : traduite en françois, avec des remarques / par De Bioul
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LIVRE V, C h a p. iy.

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K

ut j le quatrième D la re , ou re y le cinquième E si mi, ou mi; le sixième F ut fa, ou fa yle septième G re sol , ou sol. Ensuite on commence dautres octaves, en haut ou en bas, avecles mêmes notes.

La position des sons ou des notes, variant continuellement du grave à laigu, et de laigu. augrave , dans la musique ancienne comme dans la moderne , on entend par intervalle , la différence

dun son à un autre , entre le grave et laigu ; cest - à - dire tout lespace que lmi des deux

auroit à parcourir pour arriver à lunisson de lautre.

Souvent la distance dun son à un autre nest pas dun ton entier , mais dun demi-ton ou dunquart de ton ; pour indiquer cela , on se sert de ce signe X , qui signifie un dièse proprementdit , qui équivaut à un intervalle dun quart de ton : ensuite de cet autre signe ^ qui indiquele demi-ton que nous appelons très-improprement le dièse. Les lettres a , b , c , d , etc., placéesà côté de chaque nom ancien , font connoitre les notes modernes qui correspondent aux ancienstermes grecs ; et la colonne des lettres majuscules , avec celle des noms des notes modernes , quisont mises à côté de la table , font connoitre les notes que ces lettres indiquent. Celte tableforme le recueil complet de tous les sons que les anciens employoient dans les trois dilférens genres.

Les anciens divisoient léchelle , qui contenoit tous les sons dont ils se servoient , en plusieurstétracordes , composés chacun de quatre sons ou cordes , qui formoient laccord de leur lyre ouC3 , thare. Chacune des cordes ne rendoit quun son , ainsi le terme de corde ou de son , en par-lant de la musique des anciens , signifie la même chose , parce quils ne touchoient pas les cordes

pour leur donner des sons dilférens comme nous faisons. Chaque son avoit sa corde , comme il

la encore aujourdhui dans la harpe , le forlé-piano , etc.

Voici les noms de ces tétracordes : le plus grave de tous, et qui se trouvoit placé un ton au-dessus de la corde proslambanomenos, sappeloit le tétracorde-hypaton , ou des principales ; lesecond en montant , lequel étoit toujours conjoint au premier , sappeloit le tétracorde-meson oudes moyennes ; le troisième , quand il étoit conjoint au second et séparé du quatrième , sappeloitle tétracorde-synemmenon ou des conjointes ; mais quand il étoit séparé du second , et conjointau quatrième , alors ce troisième lélracorde prenoit le nom de diezeugmenon ou des divisées ;enfin le quatrième sappeloit le tétracorde-hyperbolœon ou des excellentes. LArétin ajouta à cesystème , un cinquième télracorde que Meibomius prétend quil ne fit que rétablir. Quoiquil ensoit, les systèmes particuliers des tétracordes firent enfin place à celui de loctave qui les fournittous. Celui-ci est composé de huit sons comme lautre létoit seulement de quatre.

Les anciens distinguoient en outre trois dilférens genres , qui sont le diatonique , le chromatiqueet lenharmonique, nommé simplement harmonique par Vitruve. Par genre, les anciens entendoieutla division et la disposition du tétracorde , considéré dans les intervalles des quatre sons quile composent.

La bonne constitution de laccord du tétracorde , cest-à-dire, létablissement dun genre régulier,dépendoit des trois règles suivantes tirées dAristoxène , et rapportées par Vitruve dans ce chapitre.

La première étoit , que les deux cordes extrêmes du tétracorde dévoient toujours rester immo-biles , afin que leur intervalle fût toujours celui dune quarte juste ou du diatessaron. Quant auxdeux cordes moyennes , elles varioient à la vérité j mais lintervalle de la lichanos à la mèse ne

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