Buch 
L' architecture de Vitruve : traduite en françois, avec des remarques / par De Bioul
Entstehung
Seite
220
JPEG-Download
 

220

LARCHITECTURE DE V I T R U V E.

Le père Kirker , dans son traité intitulé : De arte magna consoni et dissoni , se vante davoircorrigé une faute dans le texte , Vitruve dit, que le quatrième vase accordé à la quarte, son-nera la neté synemmenon. Reperd hoc loco , dit-il , insignem errorem , qui cum musicis prœceptisconsistere non potest , estque diatessaron ad netem synemmenon. Sil avoit bien compris le texte,il ny auroit pas trouvé de faute , ni ajouté , mal - à - propos , quil falloil supprimer le mot dia-tessaron , sans cependant se donner la peine de le remplacer par un autre , ou de donner quelqueraison pour sa prétendue correction.

Perrault soupçonne ici la même erreur , et daprès Meibomius , il substitue le mot diapente , àcelui de diatessaron , et traduit, comme si lauteur avoit voulu dire , que la nelé-synemmenon sac-cordoit à la quinte avec la neté-liyperbolæon. Ils prétendent tous deux que la même erreur sestencore glissée , deux autres fois , dans les cas absolument semblables , Yiiruve parle des rangsdes vases destinés aux sons chromatiques et diatoniques quon plaçoit dans les grands théâtres; ilsveulent quon les corrige de même, en lisant diapente, au lieu de diatessaron : celte même expres-sion, constamment répétée dans les mêmes circonstances , auroit cependant'les persuader ducontraire. Ce nest pas quils eussent tort de dire que la nelé-hyperbolæon saccorde à la quinte avecla nelé-hyperbolæon ; mais lauteur ne parle pas de cela , et a voulu dire toute autre chose : en exa-minant bien le sens du texte, on trouvera quil na rien que de très-naturel , comme je vais ledémontrer.

11 faut considérer les cinq létracordes , dont se servoient les anciens , comme divisés en deuxparties ; lune contenoit les trois premiers, cest-à-dire lhypate, le meson et le synemmenon ; lautrele diezeugmenon , et lhyperbolæon. Daprès cela , lauteur nomme dabord les trois sons de nelé-hyperbolæon, nelé-diezeugmenon et paramèse , en ajoutant quils saccordoient entre eux à la quarte,comme ils le font en effet. Il nomme ensuite les sons des deux autres tétracordes, comme détachés,et nayant aucuns rapports avec ceux-ci ; tellement que , quand il dit que la neté - synemmenonsaccorde à la quarte , il nentend pas que cest avec les sons dont il a déjà parlé ; mais avec celuiquil va nommer ensuite, cest-à-dire avec la mese , qui saccorde aussi à la quarte avec lhypate.Yoilà, comme lauteur a eu raison de le dire : diatessaron ad neten synemmenon. Et si ces cri-tiques avoient un peu réfléchi , ils ne se seroient pas avisés de toucher ici au texte, en substituantle mot diapente à celui de diatessaron. Nous reviendrons sur cet objet en parlant de la distributiondes vases pour les deux autres genres.

Yoici comme les tons du genre enharmonique étoient distribués dans les petits théâtres , quiaavoient quun seul rang de vases.

2

te)

H

tel

f

es

te!

cy-

o

I 4

O

a

S

w

h

¥

a,

ÏN ,

H

«N|

1

§

O

a

>

tel

g

H

CB

tel

S

te)

H

tel

i

a

CS

a

CS

a

o

a

H

CB

El

ffl

K}

tel

î>

H

tel

i

w

3

H

tel

a

I

*i

tel

Ü>

H

tel

i

es

Co

i

tel

CB

tel

' 5S

tel

H

tel

i

CS

es

a

o

a

>

tel

n»

K

tel

CB

tel

S!

tel

H

tel

i

8:

CS

ta

CS

!

CS

a

o

a

3

tel

H

F

§

es

te*

o*

o

o

a

:iitro il ïfliokpSt en n -

0as

îen'iu