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Nouvel atlas physique politique et historique de l'Empire ottoman et des états limitrophes en Europe, en Asie et en Afrique, en quarante feuilles : avec un beau plan topographique de la ville actuelle de Constantinople, plusieurs plans des villes les plus importantes de l'Empire, et ceux des siéges et batailles mémorables soutenus par les Ottomans / dressé sur les documents les plus récents et les plus authentiques, par J.J.Hellert
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ATLAS

Jekides, dans l'Egypte et la Syrie , et celle des Tahérites, dans leKorasan, laquelle fut renversée parcelle du chaudronnier Soffar,la dynastie des Sainanides qui remplacèrent les Soffarides , et ré-gnèrent sur le Korasan et la Transoxiane, celle des Hamadanides,qui semparèrent de la Mésopotamie ; celle enfin des Bowides, quisétablirent dans la Perse. Ce nétait plus lArabie qui fournissaitles sectateurs du Koran ; elle avait fait son temps. Cétait la Tar-tarie qui se précipitait incessamment entre lEuphrate et lIndus,se substituant partout dans le pouvoir et dans les emplois auxfils des compagnons de Mahomet , retrempant de sa jeune etsauvage énergie, la lame déjà usée dIslam 1 ; quant aux khalifesAbassides, jusquà leur entière destruction par les Mongols, en1258, ils ne méritent plus de mention.

Pour ceux de Cordoue , après avoir brillé par dix-neuf khali-fes, la plupart hommes distingués dans la guerre et dans la paix;après avoir été continuellement battus en brèche par les révoltesintérieures et les progrès des chrétiens, ils séteignirent dans lapersonne de Hescham III, en 1051. La seule secte remarquablequi se fût élevée pendant ce temps en Espagne , avait été celledes Mozarabes ou Arabes adoptifs, qui avaient la prétention deconcilier les trois religions de Moïse , de Jésus-Christ et de Ma-homet. Définitivement et pour jamais le temps de la grandeurarabe était passé. Hescham 111 avait dit : « les Arabes ne savent plusni gouverner, ni être gouvernés. «Neuf royaumes sélevèrent àpartir de dl0i0 et successivement, sur les ruines du khalifat deCordoue . Ce furent ceux de Murcie (4040), Badajoz (4040),Grenade (4045), Saragosse (4044), Majorque (4045), Valence(4024 ), Séville (1025), Tolède (J026), Cordoue (4454 ). Tousces royaumes furent successivement conquis par les chrétiens desAsturies , de Castille , de Navarre, dAragon et de Portugal . Gre-nade, le dernier, tomba en 4 472, sous les coups de Ferdinand- le-Catholique , qui transmit une vraie monarchie espagnole àCharles-Quint . Mais les Maures ne furent expulsés de lEspagne dune manière complète que par Philippe III (4598-4624 ).

4.- KIIALIFAT FATIMITE , DYNASTIES AFRICAINES. PREMIERES PRINCIPAUTÉS

TURQUES, ASSASSINS, ETC., ETC., JUSQUAUX CROISADES (900-1095).

Un troisième khalifat sétait élevé en Afrique . Les schiites oualites, de parti politique, étaient devenus un parti religieuxriche et puissant. Après la mort dAli, ils sétaient accordés àreconnaître comme souverains légitimes et chefs de la loi les filsdAli Hassan et Hosseïn et leurs descendants directs jusquau dou-zième qui, ayant disparu à lâge de douze ans, fut regardé pareux comme sétant retiré dans quelque retraite inconnue, en at-tendant que létat du monde lui permît dy faire triompher labonne cause. Ils appelaient les onze premiers, Imans , ou chefspar excellence, et le dernier Mahadi ou Maddi, le dirigé. Jus-quà son apparition, le monde devait rester sans autorité légitime;les rois, les chefs nétaient que de simples prete-nom dellman.Cette doctrine, qui se répandit au loin, régna longtemps dans laPerse;, les Sofis faisaient remonter leur origine à ces onzeimans : ils sintitulaient les esclaves du roi du pays, et entrete-naient à Ispahan plusieurs chevaux que lIman pût monter quandil paraîtrait. La Perse na pas encore perdu la croyance au Ma­ hadi ; on ly attend toujours, ainsi que dans lInde musulmane.Mais revenons au troisième khalifat.

Tous les schiites ne furent pas daccord sur les descendantsdAli, quil fallait reconnaître comme Imans . Les uns nommaient

1 Cest le lieu de faire remarquer quen Orient comme en Occident , il y eut deuxinvasions à quatre siècles de distance.

Iman ie seul Ali ; c'est Ali qui, selon eux, devait reparaître commele dernier prophète et même comme Dieu , pour chasser le mal etlinjustice de la terre. Les Nossairs, les Motoualis, tribus cachéesdans les profondeurs du Liban , ont conservé de nos jours cettecroyance qui est, à notre avis, un mytriacliisme déguisé. Dautresschiites admirent comme vraie la succession des six premiersImans, mais quant au septième, qui sétait appelé Mussa, ils met-taient en sa place son frère Ismaël . Ils croyaient quaprès celui-ci lecaractère dIman se transmettait à de saints personnages inconnusdabord , mais qui dans le temps marqué pour leur venue se ma-nifesteraient avec éclat.

Un sectaire, dorigine juive et syrienne , développa surtout cettedoctrine mystique en Afrique ; il vivait avec austérité et sappelaitObeidollah; on le regarda bientôt, et il se fit passer lui-même pourMaddi ou Mahadi. De toutes parts les guerriers accoururent sousses drapeaux. Les Aglabites et les Edrisites furent renversés, etle trône des Falimiles ou Ismaéliens séleva. Le quatrième chefde cette race, Moëz Leddinillah, prit le titre de khalife (en 955),et fonda le Kaire il mit sa capitale. Les alites de la Mecque le proclamèrent. Il conquit peu après la Palestine et la Syrie . Sonfils, non content du titre de Mahaddi ou de khalife, voulut quonladorât comme Dieu ; il se croyait une dernière émanation de ladivinité qui dirigeait les imans; un de ses apôtres, Durzi , donnason nom à la secte des Druses qui a persisté dans les gorges duLiban , et fait de nos jours une guerre acharnée aux Turcs aprèsavoir fait cette guerre aux Egyptiens .

Cette secte en attendant le retour dHachem, ladore dans lecorps du veau. Us ont joint à la doctrine des schiites un grandnombre de croyances mystiques; ni le bien, ni le mal nexiste à leursyeux pour celui qui pénètre le vrai sens des choses. Lêtre privi-légié qui peut atteindre cette vue intime, doit être écouté et obéidans tout ce quil ordonne, fût-ce le crime le plus effrayant. IIest saint quand même, par cela seul quil voit. Aujourdhui bièndéfigurée et mélangée chez les Druses avec dautres idées étrangessur la moralité, cette croyance donna vers le temps de Durzi ,naissance à la fameuse secte des assassins qui fut si entreprenanteet redoutée dans le moyen-âge des croisades; le remords commela satisfaction était inconnu aux assassins; leur société réalisaitlabsorption la plus complète de la personnalité des membres dansle chef ou le voyant. Les associés nétaient, par rapport à celui-ci , que des jambes et des bras faits à lobéissance. Le princechoisi par les adeptes de la vue intérieure préparait, par tous lesmoyens, la terre à recevoir le retour dHachem.

Le khalifat Fatimite, sous Mostanser Billali, qui rêvait la réali-sation des entreprises de Mahomet , absorba celui de Bagdad (4 056--1094); mais, à la mort de ce conquérant, la division se rétablit.

Déjà Moez avait laissé le gouvernement de la Barbarie à JoussoufZeiri-ben-Menad. Ce chef se rendit indépendant, et cela après avoirfondé la ville dAll-Djezaïr (Alger ). Les Zeirites, ses successeurs,régnèrent sur la Barbarie jusquen J J 48. Un peu avant, sous leroi de Castille, Alfonse VI (4065-1409), Joussouf-ben-Taschfinfonda lempire de Maroc . Il abaissa de beaucoup la puissance desprécédents; ses descendants prirent le nom de marabouts ou al-moravides. Mohammed-ben-Abdallah , chef des Mahiddins ouAlmohades, ne tarda pas à les remplacer.

Enfin, le khalifat lui-même, attaqué par les Atabeks ( voy. plusbas), puis par les Ayoubites, tomba sous les coups du fameux sul-tan Saladin (4474). Mais il y eut des khalifes nominaux au Kairejusquen 4547, époque à laquelle Sélim I er , sultan des Ottomans ,sempara de lÉgypte .

Les Mahiddins régnèrent sur toute la côte dAfrique ; cest àleur chute que se formèrent les royaumes de Trémecen, Tunis etTripoli.

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