Karte 
Nouvel atlas physique politique et historique de l'Empire ottoman et des états limitrophes en Europe, en Asie et en Afrique, en quarante feuilles : avec un beau plan topographique de la ville actuelle de Constantinople, plusieurs plans des villes les plus importantes de l'Empire, et ceux des siéges et batailles mémorables soutenus par les Ottomans / dressé sur les documents les plus récents et les plus authentiques, par J.J.Hellert
Entstehung
Seite
39
JPEG-Download
 

DE LEMPIRE OTTOMAN .

59

lÉtolie , lAcarnanie , et se jette dans le golfe de Baliadabra, grossides eaux du lac de Soudi .

Le Calamas, après être descendu des montagnes de lÉpire, tra-verse la Basse-Albanie, et mêle ses eaux à celles du canal de Cor­ fou . Quand à lArta, il naît aussi sur les versants du Pinde , tra-verse lÉpire orientale, et se jette dans le golfe de lArta. Il donneson nom à la ville dArta, qui a jeté sur ses rives un pont dont lar-che a quatre-vingts pieds de hauteur. Le port de cette ville, appeléSalangora, est sur le golfe. LArta est dailleurs lancien Aréthon,et sépare aujourdhui lEmpire , du royaume de Grèce .

La mer Adriatique sétend entre lItalie , la Dalmatieet la Grèce ;elle tira son nom dAdria, ancienne ville de la Vénétie , et portaaussi le nom de mer Supérieure. Cest par elle que lAutriche estaujourdhui en contact avec la Méditerranée . Parmi les cours deauquelle reçoit, nous navons à citer que les fleuves turcs deVoioussa,de Drin , de Bojana et de Narenta.

Le Voioussa est lancien Aoüs, si célèbre par les combats livrésà son embouchure entre les flottes de Rome et de Macédoine . Il

prend sa source au versant occidental du Pinde , coule au nord,traverse les sandjakats de Janina et dAvlone, passe à Konitza, Pri-mili et Tebelen. Son cours est presque toujours resserré dans desgorges étroites, viennent aboutir quelques affluents commelArgyrocastron.

Le Drin servit autrefois de séparation entre les deux empiresdOrient et dOccidenl. Il se compose du Drin noir et du Drinblanc. Le premier sort du lac dOchrida , le second naît dans unedirection contraire ; tous deux arrosent la Haute-Albanie. On voitle premier à Haute et Basse-Dibre, et à Ibali, et le second dans lespays de Prisrend et de Jacovo. Réunis, le Drin noir et le Drin blanctombent dans lAdriatique au petit golfe de Drin .

La Bojana , que lon nomme Morracca dans la Haute-Albanie, elle prend naissance, traverse le lac de Scutari, à la sortie duquelon la nomme Bojana . Elle arrose le Monténégro , et a son embou-chure au-dessus de Saint-Georges. Enfin, la Narenta est le fleuvede lHertzegovine, et serpente à travers cette partie de la Dalmatie qui appartient aux Ottomans , puis traverse la Dalmatie autri­ chienne .

2. ASIE TURQUE.

;

Les fleuves de lAsie ottomane se partagent entre deux grandsbassins, celui de la Méditerranée et celui du golfe Persique . Quel-ques-uns se rendent dans cet immense lac, que lon nomme mer Caspienne ; quelques autres vont alimenter des lacs moins considé-rables. 11 en est qui se perdent dans les sables.

Parmi les cours que reçoit le grand bassin méditerranéen, il fautdistinguer ceux qui se jettent dans la mer Noire , dans la mer de Marmara , dans lArchipel et dans la Méditerranée proprement dite.Tous ces fleuves sont versés par les pentes du Taurus.

A. MÉDITERRANÉE , BASSIN ASIATIQUE.

La mer Noire , que nous avons décrite, reçoit le Tchorok, leKysil-Irmak, le Jeczil-Irmak et le Sagarias. La Propontide reçoitle Nikabitza. A la Méditerranée proprement dite, affluent le Si-houn, le Djihoun, lAsi ou Oronte . Enfin, le Kedous ouSarabat et leMendres descendent dans lArchipel .

Le Tchorok naît au sud de Trébizonde , traverse une petite partiede lEyalet dErzeroum , passe parla ville de Baïbourd, et a son em-bouchure au-dessous de Bathouni.

Le Kizil-Irmak est fourni par deux cours différents, lun qui vientdes confins de lEyalet de Siwas, cest le cours oriental, lautre quinaît sur le Hassan Dagh, cest le cours méridional. Le fleuve séparealors les gouvernements de Siwas et dAnatolie , passe à Osmandjiket à Bassra. Les anciens le nommaient Halys . Il séparait commetel la Phrygie de la Cappadoce , serpentait à travers la Galatie ,côtoyait le Pont et la Bythinie , et avait son embouchure près dugolfe dAmise. Halyatte et Cyaxare I er se donnèrent sur ses bordsun combat mémorable en 597, avant J.-C. '.

Le Jezil-Irmak naît au sud de Tokat , arrose le Siwas, et y passe àTokat , il porte le nom de Tokat-Som. Son embouchure, commecelle du Iïizil-Irmak, est au-dessous de Samsoun . Quand au Sa-garias, lancien Sangarius qui séparait lesThyni des Mariandines,il traverse lEyalet dAnatolie , et reçoit à gauche le Pursak, quipasse par lîutaieh ; il avait autrefois son embouchure à Sangarias.

Le Nicabitza na quun cours fort peu étendu; il traverse le

' Ce combat fut interrompu par une éclipse qu'avait prédite ou calculée Thalès de Milet .

sandjakat de Khodavend-Khiar, en Anatolie , et se grossit du Ni-loufer, qui, dans son cours, avoisine Broussa, lantique Pruse deBythinie .

C'est près de Kaissaryeh que naît le Sihoun; il porte alors le nomde Tchaked-Soui, puis traverse le gouvernement dAdana, et serend dans la Méditerranée . 11 ne faut pas le confondre avec legrand Si-Houn, ou sir Daria, qui est lIaxartes des anciens, et sejette dans la mer dAral. Le Djihoun traverse le même Eyalet dA-dana, reçoit la rivière de Marasch, et se rend dans le golfe dAlex-andrette. LAsi, fameux dans lantiquité sous le nom dAxius oudOronte , prend sa source dans le Djebel-el-Chaïk ou Anti-Liban ,traverse la partie nord de lEyalet de Damas et le gouvernementdAIep, et baigne Hems, Hamali et Antakia ou Antioche . CommeOronte , il débouchait peu loin de Séleucie.

Le Kedous ou Sarabat naît dans le Mourad-Dagh. sur les pentesnord du Taurus , il arrose les Siwas de Koutaieh et de Saroukhanen Anatolie , passe non loin de Magnésie, et se rend dans le golfede Smyrne , il tombe au nord de la commerçante ville de cenom. Enfin, le Mendres, si renommé sous le nom de Méandre,pour les cygnes qui habitaient ses eaux, naît aussi dans une chaînedu Taurus. Il passe près de Guzil-Hissar, dans lEyalet dAnatolieetlesandjak dAiden, puis, après des détours innombrables, il sejette dans lArchipel au sud de Samos .

B. -GOLFE PERSIQUE , SON BASSIN OTTOMAN ET ARABIQUE.

Le golfe Persique , est une des grandes avancées de 1 Océan Indien . II sétend sur la côte sud de lAsie , entre la Perse au nordet à lest, la Turquie asiatique, au nord-ouest, et 1 Arabie à louest.Il débouche dansla mer dOman, par le détroit dOrmutz. Sa latitudeest entre 25° 50' et 50 degrés septentrionaux. Sa longitude estentre 45° et 55° 50 vers lorient. On peut évaluer sa surface à405,000 kilomètres carrés. On lui donne quelquefois le nom demer Verte, les anciens lappelaient mer Erythrée , la confondantainsi avec la mer Rouge et la mer des Indes. Les habitants de sescôtes le désignent aujourdhui sous le nom de golfe de Balgora.Le principal affluent turc du golfe Persique est le Chat-el-Arab , quisy jette par des embouchures nommées Kossissa-Bouni, après unparcours denviron 200 kilomètres du nord-ouest au sud-est. Ce