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Nouvel atlas physique politique et historique de l'Empire ottoman et des états limitrophes en Europe, en Asie et en Afrique, en quarante feuilles : avec un beau plan topographique de la ville actuelle de Constantinople, plusieurs plans des villes les plus importantes de l'Empire, et ceux des siéges et batailles mémorables soutenus par les Ottomans / dressé sur les documents les plus récents et les plus authentiques, par J.J.Hellert
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ATI, A S

lement à la marche du lleuve. Des animaux féroces, comme lecrocodile; des animaux sacrés, comme richneumon; un colosse dela création, lhippopotame, habitaient les eaux du Ail dans lanti-quité. On trouvait enfin sur ses bords, ou sur les bords de ses ca-naux, à partir du sud, les villes célèbres dÉléphantine , Syène ,Apollinopolis superior et inferior, Hieraconpolis, Latopolis, Thèbes llécatompyle, Abydos , qui a disparu dans les sables, This, Ptolé-maïs, Chemnis ou Panopolis , Lycopolis , Hermopolis , Oxyrinchus, lon honorait le poisson à nez pointu, Héracléopolis, Crocodi-lopolis, Memphis, résidence des Pharaons et ville des Pyramides,puis dans le Delta, Cercasore, vis-à-vis de Babylone , Héliopolis ,Athribis, Bubaste, Léontopolis, Tanis , Pbarbœtus, Daphné, Mag-dole, Sebennitys, Busiris, Butus, Monempbis, Sais, se voyaitle temple monolithe amené en trois ans des carrières de Syène ;Naucratis, comptoir du commerce grec; Canope, maintenant Abou­ kir , No-Ammon, sur lemplacement quoccupa ensuite Alexandriela Grande, Marea, Anysis, Siuph, naquit Amasis , Ramesses etCabasa.

RÉGION DU MAGREIi.

Il nous reste à dire un mot des cours qui arrosent les parties sep-tentrionales de lAfrique ottomane . Nous en avons nommé le prin-cipal dans le pays de Tunis . Ceux de lancienne régence dAlger doivent aussi nous intéresser.

Ces cours, vu la direction des chaînes, nont pas grande impor-tance, et leur nature est torrentueuse. On marque comme le plusconsidérable le Chéliff, navigable depuis son confluent avec la Minaitjusquà la mer, cest-à-dire environ un espace de huit lieues.Ce fleuve prend sa source sur les revers nord du grand Atlas, auSeboun-Aïoun, près du mont Onnennasiris, se dirige dabord aunord-est, puis descend brusquement vers le nord-ouest, et, aprèsun assez long cours, se jette dans la mer au cap lri. Ses affluentsprincipaux sont, à partir de ce point, la Minah, lArun et le Fed-dah. LOued-Jer, ou Mazafran, encore moins important, traversela partie ouest de la Mélidja, près dAlger . LJsIser borde cette fer-tile pleine du côté opposé. Loued-el-Rummel, lancien Ampsaga ,passe à Constantine et se jette dans la mer quelques lieues à lest ducap Boujarone ; la Seybouse se jette dans le golfe de Bone ; la Tuscaou Zaine limite la province de Constantine et toute la régence versAlger . On ne saurait dailleurs faire une nomenclature complètede tous les ruisseaux, torrents, rivières qui se dirigent de lAtlas,dans tous les sens, vers la mer, et contribuent partout à la fertilitédu sol. Nous nommerons seulement comme ayant reçu quelqueéclat des événements laTaffna, qui débouche dans le golfe dHarsch-goone, à l'ouest de la province dOran ; la Sickakk , qui passe àTlemcen ; et son premier affluent, la Macta ou Shabrah, qui a sonembouchure près dArzew.

GÉOGRAPHIE PHYSIQUE. DEUXIÈME PARTIE. - OROGRAPHIE.

I . - TURQUIE DEUROPE .

Les montagnes qui couvrent la superficie de la Turquie dEu­ rope appartiennent à un vaste système que les géographes appellentslavo-hellénique ou des Alpes orientales. Quelques orographes nereconnaissent pas ce système, et le regardent comme une grandedépendance du système alpique. Il sy rattache en effet par les ter-rains élevés de la Croatie militaire.

Cest de que part une chaîne principale qui traverse la Croatiemilitaire et la Dalmatie sous le nom dAlpes Dinariques , quelledoit à lancien Adrius Mous, aujourdhui Dinara ou Dinari et sonpic le plus élevé (2520 mètres). Elle serpente ensuite sur la Bosnie septentrionale, et entre lHertzégovine, le Monténégro et la HauteAlbanie du sud, sous le nom de monts Kublotin et de Nissava-Gora.De elle sépare la Servie au nord et la Macédoine au sud, sousles noms de Tchardag, mot que lon retrouve dans lancien Scar-dus, dArgenlaro ou dEgrisou Dag, qni indique lancien Orbelus.Enfin on la nomme Doubnitza, à lendroit elle portait autrefoisle nom de Scomius, et monts Balkans ou Emineg-Dag entre la Bul­ garie et la Roumélie , les anciens la connaissaient sous le nomdHémus. Ce nom lui venait dHémus, époux de Rhodope, et ca-ractérisait toute la partie de la chaîne qui sétendait du Rhodope àla mer. De ses cimes, disait-on, il était possible de voir le soleil selever de la mer Noire et se coucher dans lAdriatique .

A cette chaîne, dont les derniers anneaux se perdent dans la mer Noire , et que sa direction a fait nommer septentrionale, se ratta-chent trois chaînes secondaires, au moyen de trois nœuds placéslun à Prisrend dans la Haute Albanie, lautre à Koustendjil surla Doubnitza, le troisième près de Sélimno.

Cest du nœud de Prisrend ou du Tchar-Dag, il est placé, quese ramifie cette chaîne, qui sous tant de noms célébrés par la poésiegrecque , couvre toute la péninsule hellénique. Elle renlermesans contredit les monts les plus fameux de la terre après le Sinaï etle Liban . Elle sépare lAlbanie et lÉpire de la Macédoine et de la

Thessalie ; ses rameaux couvrent lÉpirc, qui est montagneuse jus-quà la mer, tandis que la Thessalie forme comme un seul bassin en-touré dun cercle de montagnes. De elle traverse la Livadie etlance des éperons jusque dans la Morée.

EntreOchrida et Monaslir, on nomme cette chaîne monts Canda-viens; elle prend le nom de Gramnos ou de Mezzovo dans lÉpire,entreTricala et Janiria. Ce Mezzovo est lancien mont du Pinde , con-sacré aux Muses et à leur père Apollon . Dans lancienne Phocide lamême chaîne devient les monts Liacouru. Ce nom si peu poétiquedésigne pourtant le Parnasse des poètes, qui sétendait dAmphisse àTrachine, et qui porta dabord le nom de Larnasse, parce que danslun des déluges grecs Deucalion se réfugia sur ses cîmes, au moyende sa Larnax ou arche analogue à celle de Noé. Comme le Pinde , leParnasse était consacré aux Muses, et de son sein sortait la sourcede Castalie. Enfin, dans lancienne Béotie, les monts Sagira sont lecélèbre et non moins poétique Hélicon , qui sétendait depuis Thirisjusquà Thespies , et se voyait la fontaine dHippocrène, le tom-beau dOrphée , le fleuve Permesse, les grottes des nymphes Libé-thrides. aussi les chefs-dœuvre des artistes grecs embellissaientun bois sacré. Pas une plante vénéneuse ne croissait sur celte mon-tagne des Muses, et leur temple y souriait à une végétation qui pas-sait pour la plus belle de la Grèce .

Nous nommerons encore le Taygète dans la Morée.

Au nœud de Koustendjil se ramifie le Pounhar-Dag; cest lan-cien Pangée, dabord Caramanius, célèbre par ses mines dor etdargent, et qui se joignait près du Nestus au Rhodope. Vient en-suite le Monte Santo ou mont Athos , masse isolée qui sélève à6560 pieds, et dont un artiste grec voulut façonner un colosse te-nant une ville dans sa main. Le Rhodope, ou aujourdhui le Des-poto-Thag, est enfin une ramification de ce nœud; il sépare laMacédoine de lancienne Thrace .

Au nœud de Sélimno viennent se raccorder deux chaînes ouchaînons. La première court vers le nord, et forme dans la Bulga­ rie orientale les défilés de Chomnala. Lautre court vers le sud , et,