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Nouvel atlas physique politique et historique de l'Empire ottoman et des états limitrophes en Europe, en Asie et en Afrique, en quarante feuilles : avec un beau plan topographique de la ville actuelle de Constantinople, plusieurs plans des villes les plus importantes de l'Empire, et ceux des siéges et batailles mémorables soutenus par les Ottomans / dressé sur les documents les plus récents et les plus authentiques, par J.J.Hellert
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DE L'EMPIRE OTTOMAN .

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Zobéïde, épouse favorite du khalife Aroun ; ses karavanseraï et sesbazars méritent aussi une mention; son pont de bateaux compte sixcent vingt pas.

Bassorah , ville toute marchande, est maintenant la seconde delIrak-Arabi: sa population atteint le chiffre de GO,000 âmes. Elleest située sur la rive droite du Chat-el-Arab , cest-à-dire de lEu­ phrate et du Tigre réunis, et qui lui forment une sorte de port très-fréquenté; ses rues, comme celles de Bagdad , sont tortueuses etsales, sa position est également forte. Elle est plus ancienne que sarivale et remonte au khalifat dOmar. Vingt-deux lieues la séparentdu golfe persique et cent de Bagdad .

Les autres villes à citer, après ces célèbres centres de population,sont : Hilleh dans le voisinagedes ruines de Babylone ; Meched-Ali,qui possède le Meched ou tombeau dAIi, gendre du prophète; etMeched-Hossein, qui possède le tombeau du fils dAIi. La première aaussi dans ses environs un prétendu tombeau dEzéchiel . Kouffa ,première colonie arabe de lEuphrate , berceau des Alides, noffreplus que des ruines. Elle avait été fondée par le calife Omar, et sonécole de théologie musulmane fut longtemps un oracle.

5. - ARMÉNIE .

LArménie parait sêtre divisée depuis une très-haute antiquité engrande et petite. La grande sétendait entre lEuphrate et le Tjgre ;la petite à l'ouest de ce dernier. Elles formèrent de très-bonneheure un royaume nous trouvons pour héros Haïk, contempo-rain deBélus et de Sémiramis. Après avoir été gouvernée par cin-quante-neuf rois haïganiens, depuis ce chef célèbre jusquen 528,elle fut enlevée par les soldats de la Macédoine à Valié, dernierprince de la dynastie dHaïk. Elle passa ensuite aux Séleucides (voy.Syrie ) ; mais en -189 Artaxias sy rendit indépendant; et des princesdistingués, parmi lesquels nous distinguons plusieurs Tigrane, yrégnèrent jusquen 75 de notre ère. Tiridale était le dix-huitièmesuccesseur dArtaxias ; cest sous lui que lArménie devint tributairedes Romains. Son royaume ne comprenait pas la petite Arménie .Celle-ci, affranchie en J 89 sous Zariadas, puis soumise au roi desGalates , devint romaine à la même époque. Les Parthes , puis lesPerses Sassanides, leurs successeurs, arrachèrent les Arméniens auxRomains et à la dynastie qui y régnait.

Depuis la chute des Sassanides , lArménie na pour ainsi dire pasdhistoire jusquaux Pagratides qui sy élevèrent en 855 de Jésus- Christ . Les Grecs arrachèrent à cette dynastie la petite Arménie ;mais Rupen, prince pagralide, la recouvra. Les Mogols en -1575passèrent comme un torrent sur le pays et renversèrent la dynas-tie de Rupen ; les turcs ottomans vinrent ensuite. Toujours mal-heureuse, lArménie fut alors disputée entre la Perse et ces conqué-rants, et entre les Turcs et les Russes ; aujourdhui lArménie sedivise en Arménie russe et Arménie turque. Les bornes qui séparentles deux dominations sont extrêmement litigieuses; lancien paysdErivan et celui d'Akhaltsiké sont aux Russes .

LArménie se distingue entre toutes les contrées par sa nation, laplus cosmopolite de lAsie , et qui y a suivi partout les Juifs, les Grecset les Francs . Les Arméniens sont chrétiens monophysites, et leurEglise a des rites et un patriarche particuliers. Quant à lArménie elle-même, de hautes montagnes chargées dune couronne et sou-vent dun manteau de neige; des vallées dont la richesse fait croireau paradis ; un règne minéral des plus variés; un petit nombre devilles, la voilà en peu de mots.

Erzeroum est sa principale cité : lon ny compte pas moins deJ 00,000 âmes. Les Turcs larrachèrent à la Perse en J5J7 ; ils laperdirent un instant en \ 829; les Russes qui lavaient prise larendirent en J 850. Elle sélève, dans un pays froid et montagneux,à onze mille kilomètres de Constantinople dont elle est une des

possessions les plus lointaines, et non loin de lEuphrate ; cest uneposition militaire des plus importantes et en même temps un centrede commerce et déchanges, les marchandises du Caucase, cellesde la Perse, celles de lAsie mineure et des Indes viennent se rencon-trer. II y réside un pacha turc de premier ordre ayant rang après leserasker général et surveillant les princes ou pachas héréditaires deVan, de Bayezid , de Mouch et dautres chefs moins considérables.Les douanes, les caravansérails rivalisent avec les mosquées dontOuloudjérni est la plus belle; les églises arméniennes sont nom-breuses; la fabrique darmes est la meilleure de lempire; larsenalcontenait, lors de loccupation des Russes , danciennes armuresarabes travaillées, selon toute apparence, par des ouvriers dErze-roum. Les principaux articles de commerce sont lacier, les lamesde sabre, les soieries, le cuivre et les tissus de coton.

Ani se place après Erzeroum comme contenant un ancien etmagnifique palais des rois dArménie ; cest une ville dadmirablesruines, située sur lArpatehai et bien fortifiée.

Van est plus célèbre, mais moins curieuse; cest lancienne-miranocerte, fondée par la grande héroïne de lOrient sur le lacArsissa ou de Van et détruite par Tamerlan . Tout y rappelle encorele souvenir de lépouse de Ninus et celui des autres conquérants dupays; on y compte environ 20,000 habitants. La contrée danslaquelle celte ville estsituée est peut-être la plus belle de lArménie :elle forme un pachalik héréditaire.

Il en est de même de Bayezid , cité fortifiée , commerçante et peu-plée de \ 5,000 âmes ; les autres villes remarquables sont Karz, rési-dence dun haut fonctionnaire turc, Erzindjan et Maden.

Erzindjan sélève sur lEuphrate dans un territoire presquaussibeau que celui de Van. Sa population est de 20,000 habitants; soncommerce ne manque ni dactivité ni de variété. Pour Maden,ce sont les mines de cuivre de ses environs qui la recommandent.

Quant à Armauria, qui sélevait sur une colline au nord delAraxe , et qui avait été fondée selon les Arméniens lan 2,000 avantJésus-Cbrist, cette capitale des rois dArménie pendant dix-huitsièclesa complètement disparu. Naxuana, siluéeau sud-est du mont Ararat , et plus ancienne, dit-on, que Babylone , est aujourdhuiNakchivan: elle appartient aux Russes .

G. SYRIE .

La Syrie , que lEcriture nomme Aram, et que les Arabes appellentScham ou Bar-el-Cham , abonde en souvenirs devant lesquels lechrétien et le sectateur de Mahomet sinclinent également. Les des-cendants de Chain la peuplèrent dabord, et nous y voyons, dès lestemps les plus anciens, les petits royaumes de Damas , dHamah ouEmèse , de Gessur et de Sobah ou Sophême, et les différents peu-ples dont parle la Bible . Les Juifs sortis dEgypte étant venus syétablir dans la partie qui porte encore aujourdhui le nom de Pales­ tine , les-anciens habitants allèrent peupler cette autre partie de laSyrie que lon nomme Phénicie. Une lutte sétablit de bonne heureentre les rois de Ninive et de Babylone , et leursvoisins. Toute la Syrie fut successivement conquise par eux. Cyrus la leur enleva commetout le reste de leur puissance; Alexandre-le-Grand la conquit parsa victoire sur Darius, et à sa mort elle devint le siège dune dynas-tie macédo-grecque, connue dans l'histoire sous le nom deSéleueide,du nom de Séleucus, son fondateur, en 50J. Antiochus N1II, lAsia­ tique , fut le dernier prince de cette maison; et en G4 les Romains, parle bras de Pompée , réduisirent la Syrie en province romaine. Maisla puissance des Séleucides avait péri depuis longtemps. Elle quidans les premiers temps embrassait tout lancien empire perse enAsie , la Syrie , lAsie mineure, la Susiane , la Babylonie et lAssy­ rie , la Médie et la Bactriane , elle avait vu se détacher delle leroyaume des Parthes et celui de Bactriane en 255; elle avait perdu