XX CHAP. II. CONSTRUCTION DES VOITURES.
pareils munis de caoutchouc sont interposés entre certainespièces de la suspension, afin d'empêcher les. vibrations desressorts de se communiquer au châssis.
En outre, la caisse repose sur le châssis au moyen de sup-ports spéciaux munis de larges rondelles de caoutchouc. Cetteamélioration, aujourd’hui très répandue en France et à l’é-tranger, a été appliquée pour la première fois, en 1815(5, auxvoitures de l re classe.du chemin de fer d’Orléans h
Les tampons de choc ont des ressorts très rigides, à bandeinitiale de 2 400 kilog. Un ressort de traction, avec bandeinitiale de 2200 kilog., est établi spécialement pour l’atte-lage. Cette disposition à double ressort de choc et de trac-tion, qui facilite le passage dans les courbes, est appliquéedepuis longtemps au matériel du chemin de fer d’Orléans :la voiture de 1 r ' classe, n° 43o, qui figurait à l’Exposition de18(52, en était munie.
Nous citerons encore les détails suivants qui ont pour butd’améliorer le bien-être des voyageurs.
Plancher double avec interposition de matières inertespour amortir le bruit du roulement ;
Toiture double pour atténuer, par une couche d’air, lachaleur et le froid ;
Garniture des dossiers, établie sur des ressorts à boudinen acier trempé, et coussins reposant sur des ressorts sem-blables, formant sommier élastique;
Bourrelets spéciaux en laine collés dans les feuillures desportières ;
Châssis de glaces garnis de velours et glissant dans i^escoulisses à ressort.
Chaque compartiment est éclairé par deux lanternes, et lavoiture exposée porte les appareils à gaz comprimé deMM. Hugon et Compagnie. Ce système d’éclairage est actuel-lement en essai entre Paris et Bordeaux.
1. Nous avons indiqué cette innovation comme étant due à l'initiativede la Compagnie internationale des Sleeping-Cars. — 2» part, pe sect.,Chap. II, § III.