I.XVI
DES FREINS CONTINUS.
la voiture. Avant de défaire l’accouplement, le manœuvre asoin de fermer les robinets des deux accouplements qu’il aentre les mains ; de cette façon le frein est momentanémentcondamné et on peut découpler sans serrer les freins.
Mais si on oublie de rouvrir ces robinets au moment où onrefait l’accouplement, le frein se trouvé condamné dans toutela partie arrière du train, et le mécanicien ne peut pas s'enapercevoir ; il croit avoir tout le frein à sa disposition et, enréalité, il n’en a plus qu’une partie.
Ainsi, les freins automatiques généralement employés n’ontpas la deuxième qualité que M. Georges Marié a citée tout àl’heure dans sa définition de l’automaticité.
Pour répondre à cette objection, M. Westinghouse a sup-primé les robinets qu’il avait mis précédemment aux accou-plements et les a remplacés par des soupapes automatiquessituées dans les accouplements ; elles doivent satisfaire auxdeux conditions suivantes :
1° Fermer l’entrée des accouplements lorsqu’oji fait ledécouplement à la main.
2° Laisser l’entrée des accouplements ouverte lorsqu’il seproduit une rupture d’attelage.
M. Georges Marié pense que M. Kapteyn pourra, bienmieux que lui, faire la description du nouvel accouplement àfermeture automatique.
M. Kapteyn donne la description du nouvel accouplement,dont le principe est de produire automatiquement l’ouvertureou la fermeture des robinets, qui se trouvent aux extrémitésdu tuyau porté par chaque vagon. C’est, on peut le dire, ledernier mot de l’automaticité.
Observation. La question des freins continus, automatiquesou non, reste encore ouverte.
FIN IJU SUPPLEMENT.