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Traction : avec un supplément au tome III / par Ch. Goschler
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§ I. CONDITIONS GÉNÉRALES.

En exploitation de chemins de fer, les pertes de temps peu-vent devenir une source de danger, et, dans tous les cas,une cause de dérangements dans le service, quil faut éviterà tout prix. La simplicité dans la conception dune machineest un des moyens déviter ces deux écueils.

4. Emploi de matériaux de première qualité. Sous lapression des exigences du trafic, le poids des locomotives atoujours été en augmentant. En 1845, une machine de voya-geurs ne pesait généralement pas plus de 15 à 16 tonnes enmoyenne, et une machine à marchandises 20 tonnes. En 1855,ces poids sélèvent respectivement à 22,000 et 26,000 kilo-grammes; en 1865 nous arrivons à 29,000 kilogrammes pourla première catégorie, à 38,000, 40,000 et quelquefois plus'pour la seconde ; en 1880 ces nombres sélèvent respective-ment à 40,000 et 45,000.

Si, poursuivant la comparaison, nous cherchons à nousrendre compte des différences qui peuvent s'être introduitesdans la constitution des machines pendant cette période,nous voyons que vers la seconde époque le rapport des quan-tités métal sous un état de fabrication moins avancé, lafonte, par exemple, aux quantités de matières offrant plus degaranties sous le même poids, comme le fer et lacier, cerapport, disons-nous, était beaucoup plus grand quaujour-dhui. Cest ce qui ressort du tableau suivant :

1835 20 tonnes. 1880. 40 tonnes.

Matières. Proportions pour 100

Fonte. 19,00 10

Fer. 37,20 41

Tôle. 22,10 22

Acier. 3,20 12

Cuivre. 12,00 12

Bronze. 4,00 2

Divers. 2,50 1

100,00 100

Ainsi, tandis que les machines augmentaient de poids, lesmatériaux de choix prenaient plus dimportance, lacier se