272 CHAP. V. DE LA PUISSANCE DES MACHINES.
en les intéressant tous à la transmission d la puissance dela vapeur qu’on porte cet effort au maximum.
Par contre, ce maximum de réaction due à l’adhérencecoûte cher, car l’accouplement des roues entraîne avec luides inconvénients. L'emploi des bielles de connexion est unecomplication pour la circulation à grande vitesse, surtoutdans les parties de ligne à petit rayon de courbure, où leparcours des roues' extérieures à la courbe est plus grandque celui des roues intérieures ; l’usure inégale des bandagesproduit des différences sur le diamètre des roues conjuguées,différences qui se traduisent par des réactions dans les trans-missions de mouvement, des pertes de force, des frais anor-maux d’entretien. Mais c’est une nécessité imposée par l'ac-croissement des charges et des vitesses sur les lignes à faiblespentes ou par l’augmentation de l’effort de traction réclamépar l’inclinaison des lignes à fortes rampes.
240. Nombre maximum d’essieux accouplés. — Si nousdésignons par m le nombre d’essieux de la machine inté-ressés à l’effort de traction, par la moyenne du poidstotal de la machine appliquée sous chaque essieu, l’adhé-rence qui sera utilisée pourra être représentée par l’expres-sion 0, 14. X m -
Quant à m , dans l’état actuel de l’art des constructions, onne lui donne plus de valeur supérieure à 4. Il y a eu quelquesexemples ou le nombre d’essieux accouplés a dépassé cechiffre ; mais ce résultat n’est atteint que par des artifices deconstruction qui ne donnent pas de bons résultats. Toutes lestentatives pour faire m > 4 n’ont pas été suivies d’applica-tion renouvelée.
Jusqu’à nouvel ordre, on se tire d’affaire avec desmachines à 4 essieux moteurs ou bien avec deux machines à3 essieux accouplés. — Chap. VI § III et § IV.
Ainsi, selon que la machine possédera un, deux, trois ouquatre essieux moteurs, elle présentera en adhérence pou-vant être utilisée la valeur de l’expression 0, L4. -f-X w ’m pouvant être égal à 1, 2, 3 ou 4. Supposons qu'une