310 CHAP. V. DE LA PUISSANCE DES MACHINES.
ferme la communication entre le réservoir principal et laconduite; la diminution de pression qui en résulte sur leressort r', permet à une portion de l’air de s’échapper decelle-ci dans l’atmosphère, et détermine le serrage des freins.Si on manœuvre la poignée vers la droite jusqu’à l’arrêt,tout l’air s’échappe de la conduite générale et les freinsagissent immédiatement avec leur maximum d’énergie. —Pour desserrer les freins, on tourne la poignée à gauchejusqu’à sa position extrême, elle entraîne avec elle les valvesa et d, et, dans cette position, l’air sous la soupape b s’échappedans l’atmosphère par l'ouverture o, permet à cette soupapede descendre par la pression de l’air du réservoir principal,et ouvre la communication du réservoir avec la conduitegénérale.
270. Valve régulatrice automatique. — A la suite despremières expériences faites, en Angleterre, sur les freins àair, par le capitaine Douglas Galton, M. Westinghouse aintroduit dans son système de freins une valve régulatriceautomatique, ayant pour but de maintenir la pression dessabots du frein sur les roues, à un degré tel, qu’elles restent,pendant toute la durée de l’arrêt, juste sur le point de glissersur les rails, cette condition, comme nous le verrons plusloin, étant celle qui donne l’arrêt le plus rapide.
Les expériences de M. Galton ont démontré que lecoefficient de frottement des sabots sur les bandagesaugmente rapidement à mesure que la vitesse diminue,tandis que le coefficient d’adhérence des roues sur les railsne varie que très peu. Il faudrait donc, pour maintenir lesroues juste au point où elles vont glisser sur les rails, exercersur les bandages une pression plus considérable à l’origine del’action des freins, que vers la fin de l’arrêt.
Pour arriver à ce résultat, M. Westinghouse interpose,entre chaque triple-valve et le cylindre moteur du frein quilui correspond, une valve V (fig. 8, pl. XLIX) représentée endétail par la flg. 9. La pièce A de cette valve est mue par legrand bras d’un levier L, dont le petit bras est relié à la bielle