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de rebords intérieurs et extérieurs, appelés recouvrements et qui dé-passent les prêtes des lumières. Sans ces recouvrements, la détenteserait impossible, car, dès que le tiroir fermerait une des lumières,il mettrait forcément cette lumière en communication avec l’intérieurdu tiroir, c’est-à-dire avec l’orifice d’échappement. S’il n’y avait pasde recouvrements, il faudrait, pour que l’admission commence audébut de la course du piston, que le tiroir se trouve au point mort àcet instant et que le rayon d’excentricité de l’excentrique soit à 90°avec la direction de la manivelle du moteur. A cause du recouvre-ment e, il convient de caler l’excentrique de façon à ce que son rayonfasse un angle plus grand que 90° avec la manivelle. En appe-lant S ce décalage, l’angle entre la manivelle et le rayon de l’excen-trique sera de 90° — S.
Pour pouvoir déterminer ensuite les dimensions d’un tiroir, il fautconnaître avant tout la position qu’il prend par rapport à sa positionmoyenne pour les diverses positions du piston avec un excentriquede rayon donné. C’est ce que le diagramme de Zeuner permet de dé-terminer avec précision, bien que ces épures, dont l’usage est fré-quent et commode, se prêtent mal aux corrections subséquentes rela-tives à l’obliquité des bielles.
Mais notre but n’est pas de donner ici ces procédés de calcul, etnous arriverons immédiatement à la description des moteurs légersà pistons créés dans le cours de ces dernières années, et qui présen-tent des particularités intéressantes.
Moteur compound Salomon et Tenting. — Le piston est percé danssa masse de deux conduits correspondant avec la boîte de vapeur etdébouchant chacun d’un côté du cylindre ; la distribution s’opère parun mouvement de déplacement latéral du piston combiné avec sonmouvement longitudinal ordinaire. Ce mouvement latéral fait com-muniquer chacune de ses faces soit avec l’admission de vapeur, soit