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géométrique des parties de bais utdfftrifies, de dé-terminer, à. la seule inspection, l’étendue respectiveque doit avoir chacune des divisions à établir dansun tel canton, pour fixer en conséquent^ l\c tenduerelative des arpens d’essais. L’ceil le plus exercé setrompera en plus ou en moins, et suivant que cettepremière erreur sera plus ou moins forte, les résul-tats des autres opérations seront aussi pluso i moinsfautifs. Cependant si l’on prend la précaution quenous avons .recommandée plus haut, de propor-tionner l’étendue des espaces d’essais à celle de cha-que division, lus erreurs ne seront jamais aussi con-sidérables que si on négligeait cette précaution.
Supposons que, pour le canton de bois que no utavons pris pour exemple, on ait mal établi les divi-sions, et qu’on ait attribué à la division A 20 ar-pens (au lieu de 3o), à la division B 30 arpens (aulieu de20), et à la division C 10 arpens, et quel’on ait calculé lg& quantités de bois d’après les règlesque nous avpnç, indiquées,, l’erreur ne produiraqu’une déférence -de 5 q cordes en moins, ainsi quele démontre l’exemple pi-raprps :
A. 5o X a = îoo. .«
B. 45 X 3 = i35.
C. 40 X 1 = 4 °-
Ainsi 6 arp. 275 : 6 = 4^ } X —• 2 75o.
On voir donc qu’il n’est pas aussi facile qu’onle croit d'e fai ré 1 uncrestimatioiy'exacte au moyen desarpens d’essais. Cette méthode ‘n’est applicable quedans les parties de bois d’une consistance-ou compo-sition très-uniforme, et d’une étendue considérable;maïs si la composition du bois est telle qu’il failleétablir beaucoup de divisions, èt par conséquentfaire beaucoup de recherches, ou s’il s’agit d’un can-ton de -petite étendue, la méthode des arpens d’es-sais exigera bien plus de temps-et de peines que l’o-peratlon qni consiste k estimer d’qprès le comptage.Kn effet, la temps-«pie -devra employer l’estimateurpour examiner avec attention la composition du boissurtout le canton, pour former sur ce canton lesdivisions nécessaires et en déterminer l’étendue res-pective, pour savoir combien il devra prendre d’ar->ens d’essais sur chaque division, et pour calculere bois contenu dans chacun de ces arpens; ce temps,disons-nous, sera plus considérable que celui qu’ilaurait mis à estimer tout le' canton. Ce cas, du moins,arrivera toujours pour les petits cantons; mais à l’é-gard des grande, on doit-eonsidérer que le comp-tage , bien qu’il exige quelques heures de plus,donnB des résultats bien plus exacts.
En résumé} l’estimation au moyen d’arpens d’es-sais ne doit.être .employée que dans les coupes defutaie 1 d’«me 3gMinde ét sndue et d’une compositionde bois biairJmiifarmej etncopinae noué: le dironsplus loin, pour les bois qui ne doivent pas êtreabattus actuellement-, et pont lés taillis oivfe comp-tage exigerait trop de temps et de frais. Dans toutautre cas, on doit préférer le comptage des arbres,!et nous répéterons encore que.cètté méthode sera de<fait plus'prompte ef plus sûre que celle des arpens*d’essais, dans un canton où la composition de boistarie beaucoup.
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$ 4- —>■ l’estimabon d’un canton de hautefytaiei
non exploitable, au moyen d’arpens d’essais.
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Quand il s’agit d’estimer un canton de futaie quin’ast pas encore arrivé à I’àge d’être exploité, et quicontient un grand nombre de brins et de perchesqu’il serait trop long de compter, on fait usage, dansce cas, de la méthode des arpens d’essais, et l’on ob-serve aussi exactement que les circonstances le per-mettent, les règles que nous avons données précé-demment pour l’exécution de cette méthode.
Quand la composition de bois est très-uniforme ,l’estimation par arpent d’essai dans laquelle on asoin, comme lorsqu’il s’agit d’une coupe à exploiter,de classer tous les brins et d’en calculer la conte-nance cubique, donne un résultat très-certain , sur-tout si on fait abattre plusieurs brins de chaqueclasse, pour les mesurer étant abattus. Mais quandl’état du bois n’est pas uniforme par-tout, et lors-qu’il s’y trouve un grand nombre de places vides,grandes et petites, il faut en calculer l’étendue et lasoustraire de la contenance du canton, pour avoirl’étendue réelle du bois à estimer (1). On emploiedans ce cas plusieurs estimateurs, comme dans l’o-pération du comptage des arbres, et après les avoirdisposés en ordre de la même manière, on les avertitqu’ils doivent marcher lentement et estimer enverges carrées ou en ares, selon les mesures qu’onemploie, tous les vides qu’ils rencontreront. Aprèscela, on examine la proportion à établir entre lesdivisions de tout le canton, qui doivent comprendrele bon , le médiocre et le mauvais, et c’est d’aprèscette proportion que l’on détermine l’étendue rela-tive des espaces ou arpens d’essais à estimer rigou-reusement dans chaque division. De cette manièreon obtient des résultats aussi exacts qu’il est pos-sible.
Supposons que le bois à estimer contienne j 00 ar-pens , et que par la soustraction des vides cette con-tenance soit réduite à 90 arpens. Supposons de plus,qu’après examen attentif de l’état du bois, on puisseévaluer qu’il y a 4° arpens de bon, 20 arpens demédiocre, et 3o arpens de mauvais. On peut alorsprocéder de deux manières, soit en faisant quelquesestimations dans chacune des parties bonne, mé-diocre et mauvaise, et en calculant, d’après ces es-timations partielles , la quantité de bois existantsur chaque partie semblable; soit en cherchant leterme moyen par des arpens d’essais, pour évaluertonte la surface.
Par exemple, on a trouvé, pour la partie bonne,20 cordes par arpent; pour la partie moyenne,16 cordes; et pour la partie mauvaise, .12 cordes.On aura, dans ce premier cas, les résultats suivans^
4o arpens à 20 cordes = 800 cordes.
30 id. à 16 id. zz 320 id.
3o id. à i2 id. — 36 o ' id.
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90 arpens donnent 1480 cordes.
(a') Le forestier qui connaît un peu de géométrie, appré-ciera facilement cette étendue des vides A la simple ins-pection. Mais , dansie ous contraire , il doit chercher à seprocurer un coup d’œil juste dans l’appréciation des espaces
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