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et celle du 29 floréal au 10, sur la corservation desgrandes routes, canaux et rivières navigables , et lacompétence en cette matière.
La fouille de sable et d’autres matières dans lesforêts efct défendue , sous peine de 5 o o fr. d’an.onde,et cette action est punie de la même peine, lorsmême qu’elle n’est pas suivie de l’enlèvement desmatières. ( Ord. de 1669, tit. XXVJI, art. 12. —Arr. de la C. de cass., des 20 prairial an 7 et 20 fé-vrier 1812.)
F 0 U 1 LLETAGE. Manière de couper les boisdans le Haut-Marsan, aujourd’hui departement del’Yonne . V. Furetage.
FOUR. V. Fourneau.
FOUR A CHAUX, A PLATRE . V. Chaux.
FOURCA.T. (T. de mar.) Varangue dont l’accu-lement est très-considérable, ou dont les branchesforment entre elles un angle si aigu, qu’elle présentedans son ensemble la figure d’une fourche ou d’unY : de mèifte que les varangues de certains couples re-çoivent par leur forme le nom de fourcatj de mêmeaussi les varangues de portpies , qui leur ressem-blent ou qui leur .correspondent, sont des fourcatsde porques. V., à l 'Atlas, Bois de marine.
FOURCHE. Instrument de bois ou de fer, em-manché de bois, qui se diviso par l’extrémité en deuxon plusieurs branches.
Fourche ou fourchet est aussi la division d’unebranche en deux.
FOURMILLES. On appelle ainsi, dans quelquesparties de la France , et notamment dans la ci-de-vant Normandie , les ramilles et branchages prove-nant de la coupe des taillis et gaulis.
FOURMIS. Les fourmis font souvent beaucoupde tort aux arbres. On conseille de se servir de glupour les empêcher d’y monter, ou de bouleverserles fourmilières en hiver ou en temps de pluie, etde les arroser avec une infusion de suie ou defeuilles de noyer,-ou enfin de couvrir ces fourmi-lières avec de la paille humide avant le coucher dusoleil, temps où les fourmis sont rassemblées, et d’ymettre le feu ; ensuite on répand de la chaux, de lasuie et des cendres, que l’on mêle avec la terre.
FOURNEAU, du latin fumellus ou de jurmilia,vaisseau propre à contenir du feu.
Fourneau. ( Métallurgie et r errerie.) C’est unegrande construction où l'on entretient perpétuelle-ment un feu de charbon destiné à fondre le fer et lesautres métaux, et de bois sec, lorsqu’il s’agit defondre et de façonner le verre.
Il y a des fourneaux de liquation qui servent àfondre les métaux ; des hauts-fourneaux destinés àla fonte du fer; des hauts-fourneaux à -vent destinésà réduire le minerai de fer sans soufflet ni machinesoufflante.
L’ordonnance de 1669, tit. III, art. 18, défendtout établissement de nouveaux fourneaux sans au-torisation.
Un arrêt du conseil, du 9 août (auRecueil),réitère la défense de faire aucun fourneau , forge,verrerie et martinet, sinon en vertu de lettres-pa-tentes , à peine de 3 ooo liv. d’amende, etc.
Les nouvelles lois ont maintenu ces défenses.
Il est défendu d’établir aucune usine pour la fonte
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du minerai sans y être autorisé par une permissionaccordée par un réglement d’administration publi-que. (Loi du 28 juillet 1791 , tit. Il, art. 2.‘ —loidu 21 avril 1810, § 4) aTt • ?3.)
Tout demandeur en permission d’établir un ouplusieurs fourneaux ou usines, adresse sa pétitionau préfet. (Loidu -21 avril 1810, § 4 y ür F- 74 -)'^ Ydésigne le lieu où il prétend former son établisse-ment, les moyens qu’il a de se prpcurer'lè minerai,et* l’espèée de èombtretibhs -dont*il" veut Ve servirpour alimenter ses fourneaux. (Loi du là juillet1791, tit. II, ait. 4.’) Cettepétitirtn est comtnuniqhéeà l’Administration dès forêts, qui donne son avis surl’établissement des bouches à'feu , en 'cè qui Con-cerne les bois. (Loidu 21 avril 1810; § 4 5 àrt. 74.)V. Usines.
FOURNEAU A CHARBON. V. Fosse à charbonet Charbon .
FOURRE. On nomme ainsi les lieux très-garnisde bois, les forts où se retirent les bêtes fauves.
FOURREAUX D’ÉBÉES. Les lattes'pour lesfourreaux de sabre et d’épée sont de vraies lattes dehêtre, qui ont 3 pieds 4 pouces de longueur, 3 pouceset demi de largeur par un bout, et 2 pouces et demipar l’autre : on les fait le plus minces qu’il est pos-sible. Les habiles ouvriers en font qui n’ont qu’unelig. et demie d’épaisseur; mais pour l’ordinaire, leurépaisseur est de 2 lig. Les billes destinée^ à ces ou-vrages sont de 14 pouces de diamètre ou'environ.On les fend par quartiers et demi-qnartiers , et l’onréserve du côté de l’écorce une tranche de 3 pouceset demi d’épaisseur; le cœur se met avec le bois àbrûler; ensuite le fendeur réduit avec le conlre undes bouts de la tranche à environ 2 pouces et demid’épaisseur. Cette tranche ainsi préparée est fendueeu deux, chaque morceau encore en deux, et l’ou-vrier continue ainsi, jusqu’à ce que ses lattes n’aientau plus que 2 lignes d’épaisseur. La façon se paie aucent, et le marchand les vend au compte : ainsi,plus on fend les lattes minces, plus le marchandtire profit d’un arbre.
Le planeur redresse les lattes sur le chevalet, etles réduit à moins d’une demi-ligne d’épaisseur, etles met en bottes de vingt-cinq, liées de trois la-nières. On 11e rejette pas les lattes rompues; ôn lesmet au milieu des bottes, où elles sont retenues parcelles qui sont entières, et il ne se trouve dans cesbottes de lattes entières que celles qui font la cou-verture.
Le marchand paie l’ouvrier par cent de lattes , etles vend à la grosse de trois mille feuilles ou lattes.Y. Marchand de bois.
FOURRIERE. Ce terme vient du latin fodrum, quisignifie /barre ou fouore, fouerre ou feure, autrementpaille ou fourrage. Du vieux mot fouerre , on a faitfourrie, qui se disait anciennement ponr désigner uneétable, stabulurn, parce que ces lieux sont ordinai-rement remplis de fouerre ou fourrage pour la nour-riture des bestiaux ou pour leur servir de litière.
Du mot fourrie on a fait ensuite fourrière, termequi, dans notre langue, désigne une saisie de bes-tiaux qu’on prend en délit dans des terres ensemen-cées , des vignes, des bois, etc., et qu’on met, parforme de séquestre , en garde dans une écurie ou