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Tome second.
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üc tum detpsce cauides, çlari spiendentesE navibus/tjiebaritur, et-scuta mnbtliceUa v v r .Thoracèsyue iolid~fet fraxin& Iflhceœ. '

Le bois de frêne , dit Pline, se prête volontiers àtoutes sortes d’ouvrages; il vaut mieux pour fairedes lances et des piques que le coudrier ; il est enmême temps plus léger que le cornouiller et plussouple que le cormier : Ôbedtentissima quocumquein opéré fraxinus-, eudemque Aastis corylo mèlior,cornu levior, sorbo lentior. { P Un. , lib. XVI ,cap. -XUII.) '

U dit encore qu’il n’y a rien de meilleur contre lamorsure des serpens que de boire le suc exprimé desfeuilles du frêne et d’appliquer ces feuilles mêmessurla plaie. D’ailleurs, ajoute-t-il, le frêne est si contraireaux serpens , que jamais ils tie se mettent à couvertsous son ombre. Voici une expérience qu’il rapportepourl’avoir faite lui-même: si l’on circonscrit unser-pentdans un cercle dont une partie soit de feuilles defrêne etl’autre moitié de charbons ail urnes, leserpentaimera mieux se jeter à travers les charbons qu’à tra-vers les feuilles.;. In ignés potius , quant in fraœinumfugereserpentent. ( Plin., lib. XVI, cap.XIII.) Dios-coride dit, aussi\ Foliorum fraxini svccus , et foliaipsa À vino porta , atque etiam imposita , viperariunmorsibus opitulajitur. {JDioso., lib. II, cap. CVUI.)Valmont de Bomare et plusieurs auteurs modernesne partagent point cette opinion. On prétend, dit-il , que le suc des feuilles de frêne ou la décoctionde l’écorce, bue à la dose de quatre onces, est uncontre-poison contre la morsure des serpens. Cetteidée vient sans doute de Pline , qui a dit gratuite-ment que les serpens se jettent plutôt dans le leuque de rester à l’ombre du frêne ou de se cacher sousses feuilles. Camerarius et Charas ont éprouvé plusd’une fois la fausseté de cette antipathie si surpre-nante. Il faut seulement convenir que l’égouttementdu frêne endommage tous lés végétaux qui en sontatteints. Le traducteur de Pline, Poinsinet de Civry,semble ajouter foi à l’expérience de Pline, et il op-pose à" l’assertion de Camerarius et de Charas, quiprétendent que cette même expérience neleur a pointréussi sur des vipères, l’attestation formelledeM.deVérone, témoin très-croyable, dit ce traducteur, quim’a certifié qué l’expérience lui avait réussi, et plu-sieurs fois fisur des couleuvres au territoire d’Avi-gnon . Ainsi,'ajoute-t-il, tout ce qu’on peut accor-der à Camerarius et a Charas , c’est que les vipèresont moins d’antipathie pour le frêne que les autresserpens, ou que cette antipathie n’affecte les ser-pens que selon l’espèce de frêne, ou selon le climat,ou peut-être selon la saison.

Virgile , dans sa septième églogue, considère legrand frén e, fraxinus excelsior , comme le plus belarbre des forêts, car c’est de lui qu’il dit :

Fraxinus in sylvis pulcherrima, pin us in. hortis,Popltlus l/i flufiis, abies in montibus altis :

' Sœpiits at si me, Lyeida formose, révéras,Fraxinus in sylvis cédât tibi, pinus in hortis.

n Rien de plus beau que le frêne dans les forêts,que le pin dans les jardins, que le peuplier sur larive d’un fleuve, que le sapin sur les hautes mon-tagnes : mais si tu me venais voir plus souvent,aimable Lycïdas , tu effarerais et le frêne des fo-rêts , et le pin de nos ,ardins. »

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Caractères du genre .—*Les caxactères de ce genred’arbres sont d’avoir les feuilles opposées, ailées ,avec une impaire; Les Heurs polygames, dpoïques ouhermaphrodites, disposées en panicules ou grappes,dont le calice est nui ou très-petit y la corolle nulleou à quatre pétales , renfermant de deux à cinq éta-mines, attachées sous L’ovaire, Lequel est ovale,aplati, et surmonté d’un style et, d’un stigmate fenduen deux. Cet ovaire se change en une capsule plane,allongée, à deux loges, terminée par une aile mem-braneuse, et qui 11e s’ouvre pas. Chaque loge con-tient une graine , mais l’une de ces loges avorte tou-jours avant la maturité.

Les frênes se trouvent dans I’hémisphèfe boréale,et spécialement en Europe et dans l’Amérique sep-tentrionale; quelques-uns se trouvent en Orient. Onen connaît une vingtaine d’espècçs, dont la plusimportante est le frêne commun , qui est indigène àla France .

ESPÈCES.

1“. Le Frêne commun , ou le grand frêne, lefrêne des bois , fraxinus eçccelsior (Lin.) ; en alle-mand , geimen esche ; en anglais , corumon ash.

2 0 . Le Frêne a fleurs, ou le frêne polypétalé,fraxinus omus (Lin.) ; en allemand , zwerg-esche ;en anglais , dworf-ash.

3°. Le Frêne a feuilles rondes, ou à manne,ou frêne de la Calabre , fraxinus rotundifblia (La.m.)ÿen allemand, mannaesche j en anglais , mannaesche.

ESPÈCES DE L’AMÉRIQUE SEPTENTRIONALE.

4 °. Le Frêne a feuilles de lentisque , F.lentiscifolia (Lam.).

5 °. Le Frêne a petites feuilles , F. parvifolia( Bosc).

6°. Le Frêne a une feuille, ou monophylle, ouhétérophylle, F. monophylla { Walh.).

7°. Le Frêne acuminê, F. acuminata{ Lam.).

8°. Le Frêne blanc d'Amérique , ou simple-ment le frêne d’Amérique , F. americana (Lin.) ; enallemand, americanische esche ; en anglais , americanash, ou white ash.

9°. Le Frêne rouge , ou tomenteux , ou pubes-cent, F. tomentosa (Mich.) ; F. pubescens (Lam.) ;en anglais , red ash.

10°. Le Frêne vert, ou à feuilles de noyer , F.■viridis (Bosc); F.juglandifolia (Lam.); en anglais ,green ash.

ti°. Le Frêne bleu, ou quadrangulaire , F.quadrangulata (Mich.) ; en anglais , bitte ash.

i2°. Le Fbêne noir, ou à feuilles de sureau , F.sambucifolia (Lam.); en anglais , black ash.

j 3 °. Le Frêne de Caroline, ou à fruits aplatis,F. caroliniana (Walh.); F. platicarpa (Mich.) ; enallemand , nordamericanischc yvetss esche ,• en an-glais , carolian ash.

i4°. Le Frêne a fleurs d’Amérique , F. omusamericana (Bosi).

1 5 °. Le Frêne épiptêrb , F. epiptera ( Mich.).

16 0 . Le Frêne d’un vert sombre , ou à feuillescrépues, F. atrovirens (Duh.); F. crispa (Bosc).

17 0 . Le Frêne nain , F. ttana (Bosc).

i8°. Le Frêne roux , F. rufa (Bosc).

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