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Tome second.
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alternatives, de 3 en 3 pieds de ciiston.ce , ou parpetites places, ou par potets. Les qemences ne doi-vent être recouvertes que de 6 à 8 lignes de terre ,ce qu’on opère avec une lierse, ou simplement enfaisant traîner des bourrées d’épines sur le sentis. 11est inutile de raffermir le terrain avec le rouleau,attendu que les graines ne devant lever que six moisou un an après l’exécution du seruis, la terre a letemps de se tasser.

Les plants se montrent avec deux lobes séminauxd’environ 18 pouces de long et d’une consistancedélicate; ce qui les rend très-sensibles à la gelée.

Entretien des semis. — Les semis de frêne dansles forêts ne réussissent, pas toujours : ils lèvent or-dinairement bien; mais bientôt les plants sont arrê-tés dans leur croissance par la multiplicité des bar-bes , qui abondent toujours dans les endroits frais.D’un aqtre côté, le gibier, qui est très-friand dufeuillage et de l’écorce de cet arbre , vient endom-mager le semis. On doit, pour parer au premier in-convénient, semer en rayons et donner defréquensbinages, et si on ne peut se défendre du second ,élqver les plants dans des pépinières particulières,pour les transporter ensuite dans les forêts et enfaire des plantations. Ces difficultés sont sans doutela cause pour laquelle le frêne, cet arbre si utile,est si peu répandu dans les forêts.

Des semis en pépinière. — On les fait dans uneterre bien ameublie et un peu ombragée s’il se peut,et on observe du reste les règles qu’on vient de rap-peler. Les plants restent en terre pendant 2 ou 3 ans,après quoi ou peut en former des plantations à de-meure dans les forêts, ou les repiquer eu pépinièrepour les élever comme arbres de tige.

Des plantations en massif. — Ces plantations sefont avec du plant de 2 ou 3 ans, qu’on lève en au-tomne ou à la fin de l’hiver, et qu’on met sur-le-cliamp eu place dans des terrain^ labourés en plein,ou par bandes ou rigoles, de 8 à jo pouces de pro-fondeur et de 5 à 6 de large. On conserve avec soinle pivot du plant destiné à maintenir les arbres àvenir contre les coups de vent, et on lui laissetoute sa tète. L’espace à laisser entre les plants defrêne doit être moins considérable que pour le chêneet l’orme, parce qu’il ne s’étend pas autant. On peutrapprocher les plants à 2 pieds et demi ou 3 piedsen tous sens, en en mettant deux dans claque trou.On les bine deux fois pendant l’été et une fois pen-dant l’hiver des 3 ou 4 premières années , et onremplace ceux qui manquent.

Tl n’est pas toujours nécessaire de former des pé-pinières pour avoir du plant, car on en trouve ordi-nairement beaucoup qui croissent spontanémentsous les massifs de frênes, sur-tout quand ces mas-sifs ne sont pas trop serrés. Ces plants sont mêmepréférables à ceux que l’on tire de pépinières dontle terrais'. .•ail .plus substantiel que çelui à planter.

Le meilleur temps popr faire les plantations de-frêne est 8 à i 5 jours après la chute naturelle desfeuilles.

S’il arrive que la plantation éprouve quelquesdommages de la part du bétail ou qu’elle spit lan-guissante , on peut, quoique le frêne n’ainre pas la,serpette, le recéper près de terre.

Des pépinières d’çrbres de tige —On élève beau-coup de- plants de frêne comme arbres de tige, pouren planter les routes et les avenues, objets auxquelson ne peut trop l’employer dans les endroits humi-des. Pour cet effet, on prend des plants de 3 ansdans les pépinières-semis ou dans les endroits desforêts qui en sont peuplés naturellement; on ,lesplante à la fin de l’hiver à 2 ou 3 pieds, selon l’espacede temps qu’ils doivent rester eu école. Ou doit segarder de leur couper la tête, parce qu’il est très-rare que les pieds qui ont perdu leur bourgeon supé-rieur se redressent complètement, et parce que leurvégétation est toujours retardée par cette opération.Cependant si les accidens dont nous avons parlérendaient un recépage nécessaire à la seconde an-née, on y procéderait, et on mettrait le plant surun brin à la troisième , et on arrêterait les pousseslatérales les plus fortes à la quatrième-

Plantation d’arbres de tige —- C’est vers lasixième année, lorsque les pieds ont de 6 à 8 poucesde tour, qu’on les lève de la pépinière pour lesplanter sur les routes, en avenue, en massif et enquinconce. On procède à la plantation de cet arbrecomme pour celle des autres arbres, c’est-à-direqu’ou ménage le plus possible son pivot et ses ra-cines latérales, qu’on lui conserve sa tête, qu’on leplace dans des trous de 3 pieds au moins en tous sens,qu’on entoure sa tige d’épines et qu’ou la fixe mêmeavec un piquet dans les endroits exposés aux coupsde vent, et qu’on donne au pied des arbres quelquesbinages pendant les 3 ou 4 premières années.

Plantation dans les marais. — Lorsqii’oujplantedes frênes sur des terrains fiwgeux, il faut avoir laprécaution de couper le terrain par des fossés de18 pouces de longueur et d’un pied de profondeur ,espacés de 6 en 6 pieds , et de placer les arbres surles ados de ces fossés. Par ce moyen , on assure lesuccès de la plantation ; car les racines chanciraientbientôt si elles trempaient dans l’eau.

M. ITosc recommande d’en faire des plantationsdans les marais à demi desséchés, et il rapporte,d’après Arthur Young , que des propriétaires en An-gleterre et en Irlande , qui eu ont fait de ce genre ,ont doublé et même triplé leur revenu; mais il nefaut pas oublier, ajoute-t-il, que les terrains fan-geux et les tourbières 11’y conviendraient pas , etque si cet arbre aime l’eau, c’rst l’eau courante ouau plus l’eau qui ue reste stagnante que pendantquelque temps. Pour éviter le mauvais effet duséjour des eaux croupissantes , il faut, ainsi qu’il adéjà été.dit, saigner les terrains fangeux par des fos-sés ,sur la berge desquels on plante les jeunesarbues.Une plantation de frênes sur les bords d’un ruisseau,d’un étang, est bien plus productive qu’une planta-tion de saules; la plus grande rapidité décroissancede,ces derniers est biqn compensé^ par la meilleurequalité'du bois des premiers.

Plantation sur les routes. —Enfin le frêne, quoi-que fournissant moins d'ombre que l’orme, et nes’anoommodant pas aussi bien des terrains secs nide la transplantation , mérite d’ètre planté sur lesroutes, où il acquerrait uue excellente qualité debois.

M. de Burgsdorf ne veut pas qu’on plante le frêne

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