GRO
que les grêles étaient bien moins fréquentes autre-fois en France qu’elles ne le sont aujourd’hui.M. JRougier de la Bergerie l’a constaté dans le ci-de-vant Berri, par des documens écrits et par des rap-ports de vieillards d’un témoignage respectable. Cesavant agriculteur pense, et son opinion est adoptée]>ar M. Base, que c’est à la diminution des abris,sur-tout à la coupe des bois qui couronnaient le som-met des hautes montagnes, qu’est due la fréquenceactuelle de ce fléau.
GRÈLEAU. Nom qu’on donne, dans la fofêtd’Or-léans,à un baliveau ati-de&96us de .3 pieds (Un mèt.)de tbur, qui est appelé', dans les autres forêts, ché-jieteau.
GRES, du celtique craig. C’est une pierre com-posée dé grains de quartz plus ou moins gros, plusou moins mélangés de matières étrangères.
La présence des grès n’est l’indice ni d’un bon nid’un mauvais sol, parce que souvent ils sont enfouisprofondément dans le seiii de la terré. Ceux desmontagnes primitives sont toujours en couches plusou moins épaiSSéè', qui, lorsqu’elles se montrent aujour, se délitent difficilement, et s’opposent, commele granité, à toute riche culture. La plantation desbois est ce qui leur convient le mieux. 11 en est demêmé de ceux des montagnes secondaires ; mais iciil y a décomposition plus complète, parce que cesderniers renferment plus de schiste, ou d’argile etde fer dans leur contexture. Quant aux tertiaires,c’est-à-dire ceux qhi, comme à Fontainebleau , setrouvent au milieu des pays de dernière formation,ils se présentent toujours en grosses masses iso-lées, quoique très-souvent rapprochées, se touchantmême, et lorsqu’elles se montrent au jour, elles sontaccompagnées d’une quantité de sablé telle, qu’il ya infertilité plus ou moins complète. Ces sortes deterrains , à raison de leur aridité et de leur manquéde terre végétale, ne peuvent jamais être que d’unetrès-petite valeur : on doit les planter en bois.
GREVE . Amas de gravier ou de sable nouvelle-ment formé sur les bords de la mer ou des rivièrespar l’action des flots ou des débordemens, et qui estquelquefois couvert d’eau.
Les grèves de la mer se changent en Dunes dansquelques endroits. V. ce mot.
Les grèves des rivières tendent souvent à se trans-former en Alluvions. V. ce mot.
La culture des grèves en osier, saule, peuplier etautres arbres et arbustes aquatiques, serait d’ungrand intérêt en France , à raison de l’étendue con-sidérable de terrains qu’elles recouvrent sur les bordsdes fleuves et rivières.
GRILLONS. On nomme ainsi les piles carréesqui servent d’arçs-boutans aux bûches que l’on em-pile en travers dans les chantiers. On les nommeaussi roseaux.
GR10TT1ER. Arbre fruitier, espèce de cerisier.V. ce mot.
GRISAILLE. V. Peuplier.
GROS. On emploie ce mot au singulier pour dé-signer la circonférence r le tour, la grosseur d’unarbre, ou les dimensions de largeur et d’épaisseurd’un bois carré.
GROSEILLIER , ribes. Genre de plante de lapentandrie monogynie et de la famille des cactoïdes,qui renferme une trentaine d’espèces, parmi les-quelles il en est trois ou quatre qui sont l’objet d’uneculture suivie dans presque toute l’Europe.
On prétend que la dénomination de ce genre esttirée d’un mot arabe, qui signifie aigre, acide.
ESPÈCES.
Elles se divisent en deux sections : la premièrecomprend les espèces sans aiguillon, et la secondeles espèces épineuses. Voici les espèces les plusconnues :
Tiges sans aiguillon.
l°. Groseillier rouge, ribes rubrum (Wiild.);en allemand, rolhe joannis beerstrauch / en anglais ,common red carrant.
2°. Groseillier des rochers, R. petrœum.(VVilld.)
3°. GrOSEILLIER-CaCIS, OU A FRUIT NOI.R , R. ni-grum^en allemand, sicht-beeren-strauch; en an-glais , common black currant.
4°. Ghoseillier couché, R. prostratum.
5°. Groseillier des Alpes, R. alpinum; en al-lemand, joannis strauss-beeren-strauch ; en anglais ,alpine carrant.
6°. Groseillier de Pe.ysylvanie , R. pensylva-nicum ; en allemand , nordamericanische schwarzejoannis beeren strauch; en anglais , american blackcurrant.
Tiges épineuses.
7°. Groseillier cynosbati, R. cynosbati.
8°. Groseillier a deux aiguillons, R. dia-cantha.
9 °. Groseillier épineux, R. grossularia (Lin.);en allemand , garten stachel beer stnauch ; en an-glais, good seberry, -with prickly branches andoary berries.
io°. Groseillier a maquereau, R. uva crispa(Lin.); en allemand stachel beeren strauch ; en an-glais prickly gooseberry.
Nous ne parlerons ici que des quatre ou cinq es-pèces principales qui croissent naturellement dansles forêts, ou qui sont cultivées dans les jardins.
Le Groseillier rouge est un arbrisseau de la troi-sième grandeur , et qui est connu de tout le monde.
On en distingue plusieurs variétés : la première ,qui est l’espèce sauvage, et qui a produit très-pro-bablement toutes celles des jardins, a les feuilles, lespétioles et les pédoncules hérissés de poils courts, lesfruits moins colorés et beaucoup plus acides queceux des autres variétés ; les feuilles plus petites, àlobes plus courts et à dentelures plus obtuses. Parmiles variétés que l’on cultive, on distingue particu-lièrement le groseillier à gros fruits rouges ou blancs ,dont les baies parviennent quelquefois à la grosseurd’une cerise, les unes d 'un rouge clair , d’une aci-dité très-agréable; les autres de couleur de chair }d’autres enfin d’nn blanc perlé. Cette dernière va-riété est la groseille blanche ; qui est plus ou moinsgrosse. Quant aux variétés à feuilles panachées devert, de blanc ou de jaune , elles n’offrent rien de