GUI
GYN
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La première variété habite dans toute l’Europe etune partie de l’Asie , sur les pommiers, poiriers,néfliers, amandiers, saules, pins, noyers, peupliers,tilleuls; sur le chêne, mais très-rarement. On ditcependant que les forêts du midi de la France , etsur-tout celles d’Italie , présentent beaucoup dechênes qui sont chargés de cette plante , et qu’entreRome et Lorette elle est si abondante, qu’un seulchêne pourrait en fournir une voiture.
La seconde croit en Espagne sur les oliviers, etdans la Palestine.
La troisième variété croit sur différentes espècesd’arbres, comme la première, dans la Toscane .
Expériences sur La germination et la végétationdu gui. — On avait cru long-temps que les semencesdu gui ne pouvaient germer si elles n’avaient aupa-ravant passé par l’estomac des oiseaux qui se nour-rissent de leurs baies. Duhamel a reconnu que c’é-tait une erreur, et qu’il ne leur fallait qu’un degrécpnvenable d’humidité pour exciter leur germina-tion. 11 en a vu.germer non-seulement sur l’écorcedes diftêrens arbres, mais même sur des pièces de boiscoupé, sur des tuiles, sur la terre, etc. Ces semencesjettent un, deux, trois et même quatre germes, quiressemblent à la trompe d’un insecte, et paraissenten faire l’office. Les radicules s’allongent insensible-ment, et dès qu’elles ont atteint l’écorce, les corpsronds qui les terminent s’ouvrent, et il en sort depetites racines qui s’insinuent entre les lames del’écorce, et parviennent jusqu’au bois sans le pé-nétrer. Si on les y trouve engagées, c’est parcequ’elles ont été recouvertes par les couches ligneusesqui se forment, chaque année, entre le bois et l’é-corce. Elles n’entrent jamais d’elles-mêmes dans lebois : au contraire, elles rebroussent chemin dèsqu’elles le rencontrent. Les feuilles séminales ne sontpas nécessaires au développeinentde la jeune plante;car si on les coupe avec la plumule,les petites plantesqui ont subi l’opération repoussent bientôt après.
Parmi les singularités de cette plante, il y en aquelques-unes de très-remarquables. Cet arbuste,quoique implanté sur beaucoup d’espèces d’arbres,ne varie pourtant point ; il n’en éprouve aucun chan-gement, et ses formes restent les mêmes. Sa radiculeet ses branches prennentindifféremment toutes sortesde directions; s’il est implanté sur le dessus d’unebranche, ses rameaux s’élèvent plus ou moins obli-quement vers le ciel; s’il est implanté dessous, ilstendent vers la terre, c’est-à-dire en sens contrairedes autres plantes. 11 arrive quelquefois que les grospieds du gui se greffent sur les branches dont ils ti-rent leur nourriture par les racines : dans ce cas, cesracines périssent, et l’arbuste se nourrit, à la ma-nière des arbres greffés, par un abouchement immé-diat de ses vaisseaux avec ceux de l’arbre auquel ilest attaché.
Il résulte des expériences de M. Decandole, quele gui tire directement sa nourriture de l’arbre surlequel il végète; que lui-même transmet à cet arbreles fluides qu’il reçoit de l’atmosphère ; que lesfeuilles du gui ont, comme celles des autres plantes,la faculté de faire monter la sève dans les tiges;mais que le gui séparé de l’arbre n’a qu’une force desuccion très-peu considérable.
Propriétés et usages. — Le bois du gui a une sa-veur amère; il donne une odeur un peu nauséa-bonde, lorsqu’on le fait bouillir dans l’eau. 11 a étérecommandé, principalement celui du chêne, pourune foule de maladies, pour les affections du cer-veau, pour les vertiges , les étourdissemens, l’épi-lepsie, etc.; mais il paraît que le succès n’a pointconfirmé sa réputation dans aucune de ces maladies.
Les baies sont âcres et amères; prises intérieure-ment , elles peuvent être dangereuses, parce qu’ellespurgent avec violence, et causent des douleurs etdes inflammations d’entrailles : aussi n’en fait-onpoint usage en médecine. Les chirurgiens appli-quent de la glu faite avec ces baies sur les tumeurspour les conduire à suppuration.
Autrefois on préparait la glu avec les baies de gui,en les faisant bouillir dans de l’eau , les pilant en-suite , et coulant la liqueur chaude pour séparer lessemences et la peau. Aujourd’hui on-emploie de pré-férence l’écorce de cette plante; on la renferme pen-dant 8 à îo jours dans un lieu humide. Quand elleest pourrie, on la pile jusqu’à consistance de bouil-lie; on la met dans une terrine, où l’on jette detemps à autre de l’eau de fontaine bien fraîche; onremue avec un bâton jusqu’à ce que la glu s’y at-tache; on la lave ensuite dans de l’eau à plusieursreprises, pour la nettoyer, et on en forme une espècede boule, que l’on conserve dans un pot avec del’eau. On se sert de cette glu pour prendre les oi-seaux et pour engluer le pied des arbres fruitiers,et les préserver des fourmis et des chenilles, qui endévorent les feuilles et gâtent les fruits. V. Glu ,dans le Dictionn. des Chasses.
Les grives, les merles et plusieurs autres oiseaux,mangent les baies du gui pendant l’hiver; mais lagraine étant entourée d’une substance visqueuse quine se digère point dans leur estomac , ces oiseaux larendent avec leurs excrémens. Elle se colle aux bran-ches des arbres, et le germe s’y développe.
Dans les pays où le gui est abondant, on en nour-rit les troupeaux pendant l’hiver.
Le gui est nuisible aux arbres, puisqu’il vit à leursdépens et s’empare d’une partie de leur sève. Uncultivateur vigilant et qui entend ses intérêts dé-truit ce parasite dès qu’il commence à végéter; s’ilattendait plus tard , il serait forcé de faire une forteentaille aux branches qui le nourrissent, et peut-être même de les amputer.
GU1GNIER. Arbre fruitier. V. Cerisier.
GUIRLANDES . ( T. de mar .) Pièces essentielles,de différentes longuéurs et courbures , qui lient in-térieurement et horizontalement l’avant du vais-seau, dans la partie et dans la hauteur de l’étrave, aureste de sa carcasse.
GYMNOSPERMIE . Terme de botanique com-posé de deux mots grecs qui signifient graines nues.C’est le premier ordre qui divise, dans le systèmesexuel de Linné , les plantes de la quatorzièmeclasse, la didynamie : elle comprend les plantes dontles graines sont à découvert.
GYNANDRIE. Terme de botanique, formé dedeux mots grecs qui signifient homme-femme. C’estle nom de la vingtième classe du système sexuel de