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Tome second.
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5 iet. — De la manière de former des haies ■vives.

Linné . Son caractère consiste dans la connexion desorganes des deux sexes.

GYPSE, ou SULFATE DE CHAUX, ou SÉ-LÉN 1 TE. Sorte de plâtre.

H.

HABILLER LE PLANT. C’est, suivant le lan-gage des jardiniers et des pépiniéristes, couper unepartie des racines et de la, tige du plant qu’on a levéd’une pépinière pour le placer ailleurs.

Cette opération se fait avec une serpette sur cha-que plant ; mai* , dans liés grandes plantations, onopère quelquefois avec la serpe ou la hache et parpoignée , ce qui augmente les inconvéniens de l’o-pération en elle-même, et cause la mutilation del’extrémité des racines et des tiges, sur-tout quandl’instrument n’est pas bien tranchant ou qu’il estmal dirigé.

C’est sur un billot qu’on coupe le plant lorsqu’onemploie la serpe ou la hache.

Cette opération exige de l’adresse et des soins.HAB 1 TANS DES COMMUNES. V. Bois com-munaux , Communes , Délits , Pâturage , Usages.

HABITATION. Les gardes ne peuvent, dansleurs perquisitions, s’introduire dans les maisonsservant à l’habitation sans être accompagnés parun officier de police judiciaire. V. l 'art. 3 go duCode pénal, pour connaître quels sont les bàtiinensréputés habités. V. aussi Perquisition et Procès-

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HABITATIONS A DISTANCE PROHIBÉEDES FORÊTS. Y. Constructions.

HACHE , du latin ascia. Instrument de fer tran-chant, qui a un manche et dont on se sert pourfendre ou pour couper du bois. On distingue lahache du bûcheron, la hache du charbonnier, lahache à la main, et la petite hache ou hachette.La première est connue de tout le monde ; la secondea un tranchant fort étendu, et qui est courbé enarc vers le milieu du manche; la troisième a untranchant étroit, elle sert, ainsi que le couperet or-dinaire, à couper de grosses branches voisines dequelques autres qu’on veut ménager , et que le becde la serpe endommagerait; enfin la petite hacheou hachette n’est autre chose qu’un marteau plusou moins gros, et dont un des bouts est plat ettranchant.

Il est défendu déporter des haches , serpes , sciesou cognées la nuit dans les forêts, à peine d’em-prisonnement et d’une amende.de 6 fr. pour la pre-mière fois, et de ?o fr. pour la seconde. ( Ord. de166g, tit. XXVJ 1 , art. 34.)

HAIE. Du latin barbare haia , qui, dans l’ori-gine , était un terme de guerre, et qui signifiait unretranchement fait de ronces èt d’épines , et en gé-néral un lieu fortifié. C’est une clôture naturelle ouartificielle des champs, des vignes, des jardins, desbois.

Il y a des haies vives et des haies mortes ou sèches :les pre mières sont faites avec des arbres ou des arbustesenracinés, ordinairement épineux; les haies mortessont celles que l’on construit avec des fagots , desbranches sèches ou des bois épineux morts.

Les haies sont d’une grande utilité ; elles défen-dent les terrains de l’accès des animaux; elles rom-pent la violence des vents, et fournissent une grandequantité de bois pour le chauffage et même pour laconstruction , et des feuilles pour la nourriture desbestiaux.

Manière de former des haies forestières. — On lesétablit sur la berge des fossés , soit en y plantant dejeunes plants de 2 ans, soit en y faisant un semisen rigole.

Si on en sème les graines à demeure, on obtientdes individus plus vigoureux, plus durables, etleurs racines, munies de leur pivot, tendent moinsà s’étendre latéralement. Ce mode cependant est ra-rement employé ; il est plus long et d’un succèsdouteux, si la saison n’est pas favorable à la ger-mination des graines.

O11 préfère opérer le semis dans un terrain à part,et qui doit être défoncé d’environ 2 pieds ; il doitêtre en outre d’une qualité médiocre , car un arbrequi sort d’un bon terrain pour être transplanté dansun mauvais est exposé à périr. On sème sur ce ter-rain les graines à la volée ou en rigole ; on couvreles plus grosses graines, celles du chêne, par exem-ple , d’environ un pouce de terre; les autres, pluspetites , sont moins recouvertes ; celles du saule neveulent pas l’être du tout ; elles ont cela de communavec celles de bouleau, de platane, etc. : aussi laterre du semis doit-elle être tenue constamment hu-mide jusqu’après la germination. Il est pins courtd’obtenir le saule de bouture.

Lorsque les graines ont levé, les soins du jeuneplant se bornent, pendant les deux années qu’il doitrester en pépinière , à de simples sarclages, et à delégers binages en hiver. Au bout de deux années ,lorsqu’on veut l’enlever pour le planter, on fait à undes bouts du terrain une profonde tranchée, qui metles racines à découvert, et on prolonge cette tran-chée à mesure qu’on enlève le jeune plant. Far cemoyen, on l’obtient facilement avec le pivot desracines qu’il est essentiel de conserver.

La terre extraite du fossé doit former une bergede 3 ou 4 pieds de large et de 2 pieds de hauteur. Sila berge ne devait pas avoir cette élévation, il seraitnécessaire, avant de creuser le fossé , de piocher lesol sur lequel elle doit être formée ; car une planta-tion ne vient jamais bien lorsque les racines ne trou-vent pas une terre profondément remuée.

La plantation a lieu en hiver. On pratique sur laberge une rigole d’un pied ou d’un pied et demi delarge, selon Ta bonté du terrain , et assez profondepour ne pas être obligé de couper le pivot de la ra-cine au jeune plant. On dispose sur un côté de la ri-gole une rangée de jeunes arbres, distans d’un piedou d’un pied et demi ; on en dispose une seconderangée de l’autre côté de la rigole, en ayant soinque chaque arbre d’une des rangées regarde le milieude l’intervalle de deux arbres de la rangée opposée;on remplit ensuite la rigole avec de la terre bienmeuble.

Les Anglais ont une manière particulière de dis-poser la plantation des berges, qui mérite d’être