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arbres résineux , tels que les pins , les sapins , etc.,sont principalement dans ce cas. On doit en touttemps, et principalement dans le hâle , mettre lemoins d’intervalle possible entre l’arrachage et latransplantation des arbres, et lorsque les circons-tances s’y opposent, il faut mettre le plant en jaugeou couvrir ses racines d’un peu de terre, de paillas-sons ou autres objets.
La terre nouvellement labourée éprouve aussi leseffets du hàle, et lorsqu’on sème pendant qu’ildure , la graine ne lève pas, ou lève mal ; c’est pour-quoi il faut, autant que possible , éviter de semerpendant le hâle.
H ALLIER. Buissons, arbrisseaux et broussailles.On dit : Ce lièvre s’est sauvé par les halliers.
HANGAR , appendix. Espèce de remise pour leschariots, pour les bois , etc.
Les bois qu’on tient à l’air, étant exposés au ventet au soleil, se dessèchent promptement : aussi ilsse gercent, se fendent et se tourmentent au point dedevenir quelquefois hors de service; lorsqu’ils sonten partie desséchés, la pluie les pénètre , et ils as-pirent d’ailleurs l’humidité de l’air, des brouillards,de la rosée. Ces alternatives de sécheresse et d’hu-midité fatiguent les fibres, dont la tension aug-mente encore quand une forte gelée survient aprèsla pluie. Ces accidens sont plus à craindre pour lesbois gras, poreux et spongieux, où l’eau s’insinueavec facilité, que pour les bois durs et serrés. Leshangars peuvent préserver les bois d’une partie desinconvéniens ci-dessus exposés; mais ifs exigentdes précautions dans la manière de les construire. Ilfaut, en général, éviter de trop renfermer les bois ,sur-tout ceux qui ont encore leur sève, et de les en-tasser immédiatement les uns sur les autres ; il faut,au contraire, ménager assez d’espace entre les piècespour que l’humidité qui s’échappe ne se porte pasde l’une sur l’autre, et ne s’amasse pas entre elles.On doit, particulièrement pour les pays chauds,laisser une issue aux vapeurs humides, sans tropouvrir les hangars de chaque côté. On garnit l’airedu hangar avec de la glaise bien battue, sur laquelleon assied un bon pavé à chaux et à ciment; la char-pente doit être soutenue par des arcades de pierres detaille, ou des poteaux de peu d’élévation ; cettehalle se termine aux deux bouts par deux grands pi-gnons , qui ont, chacun , deux grandes portes et unelarge fenêtre, qu’on ferme ; suivant les circonstan-ces, par des venteaux et des contre-vents. On faitun plancher à jour à la hauteur de moitié du rez-de-chaussée , et on jette sur cette halle un grandtoit élevé, et qui doit s’étendre jusqu’à 4 ou 5 piedsau-dessus du terrain, pour mettre le bois entièrementà l’abri du soleil et du vent.
Pour donner issue aux vapeurs, non-seulementil faut que le plancher soit à jour, mais on doit en-core faire au haut du toit des lucarnes, ou, mieux,des espèces de tuyaux de cheminées, qu’on tienttort larges,pour former des ventouses.
HANNETON, melolontha.Le mot hanneton vientdu latin alitonans , faisant du bruit avec les ailes.G’est un genre d’insectes de l’ordre des coléoptères,qui renferAte un très-grand nombre d’espèces , tou-tes nuisibles aux plantes, dont elles mangent les
Tome II.
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racines sous l’état de larves, et les feuilles sous celuid’insectes parfaits.
Le Hanneton commun ou vulgaire se multipliequelquefois au point de devenir un véritable fléau.Cette espèce est couleur de rouille, avec le corse-let noirâtre et velu.
Les femelles creusent avec leurs pattes antérieuresun trou en terre de 6 pouces de profondeur, où ellesdéposent leurs œufs. 11 naît de ces œufs des larvesconstamment recourbées, molles, blanches, avecla tête et les pattes écailleuses, brunes. Ces larves ,connues des cultivateurs sous les noms de versblancs , de mans , de turcs , etc. , restent 4 ans en-tiers en terre avant de se transformer en nymphes :ainsi pendant 4 ans elles dévorent les racines desarbres et desplantes qui sont àleurportée, etqu’ellessavent aller chercher souvent au loin. Dans les ar-bres, c’est l’écorce seule qu’elles entament; mais,dans les plantes, c’est la racine entière. Quoiqu’ellesles mangent presque toutes, il en est cependantquelques-unes qu’elles préfèrent : ce sont les plustendres et les plus succulentes. Ainsi les jardinièrsont remarqué depuis long-temps qu’elles quittaienttout pour se jeter sur les salades , et ils ont saisi cemoyen pour les éloigner de leurs arbres en plantantdes laitues. Ils jugent, par les feuilles qui se fanentdès que les racines sont endommagées, de l’endroitoù sont les larves, et ils les cherchent alors avec labêche pour les tuer.
Tout jeune arbre, toute petite plante , dont lesracines sont endommagées par les larves, languit oupérit. Les grands arbres , les plantes à nombreusesracines en souffrent plus ou moins, selon le nom-bre des individus qui les attaquent à-la-fois ou letemps qu’ils y restent. Les dommages qui en résul-tent sont peu sensibles dans les bois, dans leschamps, parce qu’ils s’exercent sur un plus grandnombre d’objets et qu’on ne les observe pas; maisdans les jardins, dans les pépinières et dans les jeunessemis, ils font souvent le désespoir des cultivateurs.
C’est au mois de mai que les hannetons sortent deterre , ils sont alors mous et faibles ; mais un jourd’exposition à l’air leur suffit pour consolider toutesleurs parties , et pouvoir commencer leurs ravagessous leurs nouvelles formes. Ils ne vivent guère que7 à 8 jours, et l’espèce ne se montre que pendantenviron un mois. Peu après que l’accouplement estterminé, le mâle meurt, et la femelle en fait demême dès qu’elle a achevé sa ponte.
Les ennemis des hannetons sont très-nombreux :ce sont, parmi les quadrupèdes, les renards, lesblaireaux, les hérissons, les fouines, les belettes ,les rats et les autres congénères ; parmi les volatiles,quelques oiseaux de proie diurnes et nocturnes , lespies-grièches, l’engoulevent, les pies, les corbeaux,les dindons, les poules, etc. , etc. ; parmi les in-sectes, les courtilières, les carabes, les fourmis , etc.
Quelque nombreux que soient les ennemis duhanneton, ils ne suffisent pas pour en opérer la des-truction; il faut que l’homme y contribue autantqu’il est en lui, du moins dans les pépinières etdans les jardins. On parvient à en détruire un grandnombre en secouant, le matin„ à la fraîcheur, lesjeunes arbres, et en battant les grands arbres avec
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