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Tome second.
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HAR

HAR

de longues perches. Ces insectes tombent engourdis,et on les écrase; mais il vaut mieux les ramasserpour les brûler ou les donner aux volailles , parcequ’en les écrasant les œufs des femelles ne sont pasdétruits , et qu’ils peuvent éclore.

Quant aux larves , il est difficile de les détruire ;cependant un cultivateur soigneux les écrase toutesles fois que la charrue ou la bêche les amène à lasurface du sol.

M. Bosc, à qui j’emprunte une partie de ces ob-servations, conseille de faire des labours en été dansles pépinières, en observant que les labours d’hiverne ramènent pas un grand nombre de larves à lasurface du terrain , parce qu’alors elles sont à plusd’un pied sous terre. Le mois de mai lui paraît êtrel’époque la plus convenable pour faire ces labours ,parce que c’est dans ce moment que les vers blancs,qui sont à leur deuxième année, remontent vers lasurface de la terre, et qu’à raison de leur grosseurils sont les plus redoutables.

Duhamel veut aussi qu’on fasse des labours pro-fonds , et que l’on conduise sur les guérets des din-dons , qui recherchent les larves et les dévorent.

Parmi les autres espèces de hannetons , on dis-tingue le hanneton moyen , plus petit que le pré-cédent ; le hanneton solsticial , de moitié plus pe-tit que le premier, et qui paraît 2 mois plus tard;le hanneton estival , qui paraît peu de temps aprèsle précédent et qui est encore plus petit ; le hanne-ton ruficorne , fort Voisin du précédent, mais pluspetit ; le hanneton de la vigne , qui est glabre, verten dessus, cuivreux en dessous , et de 6 à 7 lignesde long, qu’on trouve en été sur la vigne, le chêneet plusieurs autres arbres; le hanneton horticole ,qui est d’un noir bronzé et d’une longueur de 4 à5 lignes seulement. Toutes ces espèces sont plus oumoins nuisibles aux plantes et aux arbres.

Il résulte de ce qu’on vient d’exposer, que l’ona peu de moyens de détruire les nombreuses es-pèces de hannetons, et que l’on peut bien plus comp-ter pour cet effet sur leurs ennemis naturels.

On ne peut donc trop rigoureusement exécuterles réglemens forestiers qui défendent de détruire lesaires d’oiseaux , et on ne doit pas, d’un autre côté,faire une guerre à outrance aux quadrupèdes, telsque le renard et le blaireau , qui se nourrissent deces insectes.

HARNOIS. Ce mot vient du grec amakis , quisignifie peau d’agneau. Il signifie en général lestraits, selles, colliers, brides, etc., qui servent auxchevaux pour tirer les voitures auxquelles ils sontattelés , et tout l’équipage qui les fait mouvoir.

Les harnois sont confisqués, ainsi que les chevauxpris en contravention dans les bois. ( Ord. de 1669,fit. XXXII , art. 12.)

HARO. C’est un terme de palais dont on se ser-vait pour faire arrêt sur une personne ou sur unechose.

Xa clameur de haro n’était ,d’usage qu’en Nor-mandie : c’était une façon de procéder particulière àcette province. En criant haro sur un officier, on ar-rêtait sur-le-champ l’exercice de ses fonctions, et ilne pouvait passer outre , que le haro ne fût jugé ;mais le haro n’avait point lieu en matière d’eaux et

forêts; tous édits, déclarations , arrêts, lettres-pa-tentes et ordonnances concernant les eaux et bois decette province, portant nonobstant clameur de haro.

HART. Ce mot vient du mot celtique éré, quisignifie lien : c’est proprement un lien de bois.

I. Il était d’usage, dans certains cantons, d’ac-corder aux adjudicataires des coupes de bois desharts dans les taillis pour lier leurs fagots, lorsmême que leurs coupes en fournissaient suffisam-ment. Cet usage ne pouvant être que très-préjudi-ciable à la conservation des bois , la régie des do-maines a, par une circulaire du 14 thermidor an 7,^recommandé aux agens forestiers de faire insérerdans le cahier des charges la défense expresse auxadjudicataires de prendre des harts ailleurs que dansleurs coupes lorsqu’elles pourraient en fournir.

L’art. 57 du cahier de charges actuel réitère cettedéfense, et porte que lorsque les coupes ne peuventen produire suffisamment, il peut en être accordé,dans les triages au-dessous de 6 ans, par l’inspecteur,sur estimation, le décime pour franc en sus, dontil est dressé procès-verbal. Les ouvriers chargés decouper les harts doivent être agréés par l’agent fo-restier.

II. Le décime pour franc est exigé en vertu d’unedécision du ministre des finances, du 29 mars 181 3 .

III. Les droits de timbre et d’enregistrement desprocès-verbaux pour délivrances de harts, rouet-tes , etc., doivent être remis aux agens forestierschargés des délivrances. ( Circul. n». 5 19, du 16 juil-let 1814.)

IV. On a l’habitude dans quelques pays, en Bour-gogne par exemple, de se servir de harts pour lierles gerbes des moissons, tandis que des liens depaille seraient plus commodes et plus faciles à seprocurer. Cet usage donne lieu à de grands abuspar la quantité de jeunes brins que l’on coupe dansles taillis ; et c’est pour empêcher ces abus que, pardes arrêts du conseil, des 25 juillet 1758, 25 dé-cembre 1781 et 3 o avril 1782 , et par une décisionministérielle du 24 messidor an 10, fondée sur lesart. 18, tit. 111 ; 11, tit. XXVII, et 12, tit. XXXIIde l’ordonnance de 1669, il a été défendu à toushabitans des communes de couper, même dans leursbois, des harts pour lier les gerbes de leurs récoltes.

V. ces décisions au Recueil.

V. Un arrêt, du 3 o avril 1782, en maintenantles habitans de Tolmay dans le droit de prendre desharts dans les bois de la seigneurie dudit lieu, con-tient réglement sur la manière d’user de cette fa-culté. V. au Recueil.

VI. Les habitans des communes riveraines duRhin avaient demandé la permission de prendre desharts dans les bois , cette demande ne pouvait êtreaccordée sans déroger aux réglemens : c’est ce qu’afait connaître le préfet du Bas-Rhin à ses adminis-trés , par une circulaire du 8 juillet 1810-

VII. Malgré les défenses générales de couper desharts dans les forêts, et la nécessité d’obliger les ha-bitans des communes à renoncer à un usage qui oc-casionne la ruine des bois, il arrive que,’ chaque an-née , toujours sous différens prétextes, on adresse augouvernement des propositions tendant à permettredes coupes de cette nature, et au moment même des