Band 
Tome second.
Seite
251
JPEG-Download
 

HEP

récoltes , de sorte que l’urgence et la crainte de pri-ver les propriétaires d’une ressource dont ils nepourraient se passer, deviennent un moyen de suc-cès 5 mais si MM. les préfets, dans les départemensoù cet usage tend à se maintenir, avertissaient leursadministrés qu’ils doivent y renoncer pour toujours,on le verrait bientAt disparaître, et on ne couperaitplus pour faire des liens, des brins destinés à for-mer des arbres.

La délivrance des rouettes n’est pas moins funesteaux taillis. V. Rouettes.

HAUT 1 . ' F. de charbon.) On nomme grand hautle troisième lit d’un fourneau , et petit hautle qua-trième et quelquefois le dernier lit. V. Charbon.

HAUTE-FUTAIE . On appelle haute-futaie lebois où l’on a laissé parvenir les arbres à toute leurgrandeur. N. Futaie.

HAUTE-TAILLE ou HAUT - TAILLIS. V.Faillis.

HAUTEUR DES ARBRES. V.^pour la manièrede connaître la hauteur des arbres, l’article Esti-mation des bois.

HECTARE. Ce mot est formé par contraction dumot grec hecaton , cent, et du mot latin area, are5d’où on fait aire, surface, et peut-étro arpenter.

C’est une nouvelle mesure de superficie qui con-tient 100 ares. Il vaut deux arpens d’ordonnance,moins quatre centièmes d’arpent, à très-peu de choseprès. Il contient jo,ooo mètres carrés, ou 10,000centiares, puisque le mètre carré vaut un centiare.

Dans tous les actes, les superficies doivent êtreexprimées en hectares , ares et centiares. Y. Are etMesure.

HECTOGRAMME. Contraction d'hecatogramme,composé du grec hecaton , cent, cent fois , et degramma, gramme.

C’est un poids nouveau qui contient ioo grammes,et en poids de marc 3 onces 2 gros 10 grains

de grain. Il est destiné à. peser les marchandisesqui se vendent en petites quantités , et à faire lesappoints de plus grands poids. V. Mesure.

HECTOLITRE. Contraction d ’hécatolitre, dugrec hecaton , cent, cent fois, et de litra, litre , an-cienne mesure grecque d’où le litre tire son nom.

C’est une nouvelle mesure de capacité, qui con-tient 100 litres, et le litre est l’unité des mesuresdecapacité.

En mesures anciennes, la capacité de l’hectolitreest de 107 pintes de Paris pour les liquides , et de88 boisseaux de Paris pour les matières sèches. Dansce dernier cas, il remplace le setier , dont il formeù-peu-près les deux tiers. V. Mesure.

HECTOMÈTRE. Contraction à'hécatomètre, dugrec hecaton, cent, cent fois, metron, mesure.

C’est une nouvelle mesure linéaire de cent mè-tres. Il vaut, en mesures anciennes, 5 i toises 1pied 10 pouces 1 ligne 7 points i cinquième depoint (environ 3 o 8 pieds). V. Mesure.

HEPTANDRLE. Terme de botanique composé dedeux mots grecs, qui signifie sept maris.

fÀheptandrie est la septième classe du systèmesexuel de Linné , qui renferme les plantes dont lesfleurs ont sept étamines distinctes. V. Botanique3 e . section.

HER

25 t

HERBACÉ. Une tige herbacée est celle qui n’estpas ligneuse , et qui périt après avoir fructifié.

HERBAGE, pascua. Ce mot signifie toutes sortesd’herbes de jardins, de prés, de bois , et il s’entenddes herbes qu’on fait pâturer.

' Il y a des forêts dans lesquelles il se fait des ad-judications d’herbages et pâturages. Les adjudica-taires sont tenus, dans ce cas, de donner caution ,de même que pour les paissons et glandées , aiusiqu’il est ordonné par l’art. 2 du tit. XVIII de l’or-donnance de 166g, et par arrêt du conseil, du 4 fé-vrier 1690.

Les Coutumes d’Anjou , art. 182, et du Maine ,art. 200 , appellent droit d’herbage et de pâturage ,un droit d’usage dans les bois pour le pacage desbestiaux. V. Pâturage.

HERBES. Les herbes et les feuilles fournissent,par leur décomposition, le seul engrais que reçoitle sol forestier ; elles servent de lit d’incubation auxgraines destinées au repeuplement naturel, et iln’est pas possible de les enlever sans rompre oucouper les jeunes plants : c’est par ces motifs quel’ordonnance en défend l’enlèvement.

Ainsi, toutes personnes trouvées coupant ou amas-sant, le jour, des herbes de quelque espèce que ce soitdans les forêts de l’état, doivent être condamnées ,pour la première fois, à l’amende ; savoir, pour faixà cou, 5 fr. ; pour charge de cheval ou bourrique ,20 fr. ; et pour charretée, 40 fr. ; au double pour laseconde, et en tout cas les chevaux et harnois doi-vent être confisqués. ( Ord. de 166g, tit. XXXII,art. 12.)

Ces amendes doivent être prononcées autant defois qu’il y a eu de personnes trouvées arrachant desherbes et chargées de choses prohibées. ( Arr. de laC. de cass., du 7 janvier 1814O

Les restitutions doivent toujours être égales auxamendes , même pour les délits de dépaissance etd’enlèvement d’herbages. ( Ib. , du 11 février 1808et 9 avril 1809.)

HERBIER, herbarium. C’est une collection mé-thodique de plantes desséchées. Comme il serait dif-ficile de connaître un grand nombre de plantes, sion ne les avait souvent sous les yeux pourvues desdivers caractères qui les distinguent, on a pris leparti de former des collections, des jardins botani-ques et des figures qui les réunissent ou les représen-tent, etqui procurent l’avantage d’uneétude compa-rative plus facile et plus fréquente que celle que l’onpeut faire dans la campagne, où il faudrait, pendantunelongue suite d’années, épier le moment du déve-loppement de leurs fleurs et de leurs autres organes.

L’étude même des plantes forestières exige qu’onen fasse des herbiers,.composés, pour les arbres, dejeunes rameaux garnis de feuilles , de fleurs et defruits. On ajoute à l’utilité de ces collections euréunissant des échantillons de bois de chaque es-pèce , auxquels on donne la forme d’un volume,dont le dos est recouvert par l’écorce et étiqueté dunom de l’arbre : ces échantillons, ainsi préparés, seplacent comme des livres dans les rayons d’une bi-bliothèque : c’est ce qu’on appelle bibliothèque fo-restière; mais [jour que ces -collections soient vrai-ment utiles à l’étude, R faut les composer soi-même,

32 *