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Tome second.
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coriaces, unies des deux côtés, plus vertes et bril-lantes en dessus, glabres et veinées en dessous : ellesont une pointe à leur sommet, et les angles que for-ment leurs sinuosités sont terminés par des épinescartilagineuses, alternativement abaissées et redres-sées Dans les vieux individus élevés en arbre , cesépines latérales des feuilles disparaissent, et elles neconservent souvent que leur pointe terminale. LesHeurs sont petites, d’un blanc sale, ordinairementhermaphrodites, quelquefois seulement niâîes5 ellesparaissent en mai<et juin, à l’aisselle des feuilles.Les fruits, rouges dans* leuf maturité, qui arrive enoctobre, sont deï baies rondes, de la grosseur dupois-sucre, contenant quatre semences oblongues etosseuse* ; ils restent sur l’arbre jnsqu’au commence-ment de janvier, et nourrissent un grand nombred’oiseaux. id.ôd

Le houx commun offh; plusieurs variétés, à fruitrouge, jaune, blanc; à feuilles plusou moins pana-chées', plus oü 1 moins épineuses srir les bords ou surles surfaces. Lesiplus remarquables sont : t°. le houx-hérisson , petit arbuste touffu; considéré par Millercomme espèce, et qui a les feuilles ovales, héris-sées d’épinesta leur surface; 2 0 . le houx de Mahon ,grand arbrisseau , originaire de l’ile de Minorque ,qui a les feuilles'non ondulées, planes, larges, etbordées de 'dents médiocrement épineuses; 3 °. lehoux à dents di scie f arbrisseau de l’Amérique sep-tentrionale, dont les feuilles sont lancéolées, planes,dentées en scie, épineuses ; 4°- le houx charnu , ausside l’Amérique , dont les feuilles sont charnues,ovales-lancéolées, dentées, épineuses; 5 °. le houxsans épines, cjui croît en Suisse , et dont les feuillessont ovales, entières, sans épines. Les autres va-riétés ne diffèrent de celles-ci que par la couleur desfruits, qui varie depuis le rouge le plus vif jusqu’aublanc le plus pur, et par celle des panaches desfeuilles: les auteurs de la nouvelle édition Des arbreset arbilstes de Duhamel en oonvptent trente et une.

Culture. — Le houx se plaît dans les terrains graset ombragés, et il supporte assez bien les climats ri-goureux , quoique ses pousses gèlent quelquefois.

On 11e le cultive point dans les forêts, où il est re-gardé comme beaucoup plus nuisible qu’utile; maisil est recherché pour l’ornement des jardins. On lemultiplie de semences par la greffe et par marcottes.Les graines se sèment aussitôt qu’elles son t mûresd ansune terre substantielle et à l’ombre ; on les recouvrede 6 lignes d’épaisseur, et il est bon de répandre desfeuilles sèches ou de la mousse sur les surfaces du ter-rain. Les semences ne lèvent ordinairement qu’aubout de 18 mois. Si on craint le ravage des oiseaux"^on conservera la graine en jauge , c’est-à-dire dansun trou fait en terre, jusqu’au printemps suivant ; ilen lèvera une grande partie la même année. A la se-conde année de la levée du plant, on le met en pé-pinière à 6 ou 8 pouces de distance : c’est là qu’onles greffe avec les belles variétés qu’on veut multirplier; 2 ou 3 ans après, on les relève pour les placerautre part à i 5 ou 18 pouces, et on les y laisse jus rqu’à ce qu’on les plante à demeure. Ces plants, ditM. Bosc, réussissent presque toujours-à la reprise età la greffe; tandis qu’il est rare que celui arrachpdans les bois ne meure pas. Cet auteur recommandé

particulièrement le houx pour la confection deshaies, et II indique deux moyens de les établir.

On emploie'soit la voie du semis en place, quiest la meilleure , parce que le plant conserve son pi-vot, soit la voio de la plantation. Dans le premiercas, on préparé bien la tçrre dans la direction quedoit avoir la haie; on sème comme on vient de diré',et -on défend paT une haie sèche la jeune haie quidoit s’élever. On sarcle le plànt deux ou trois foispar au , et à 5 ans on- arrête avec la serpette cellesdes pousses latérales qui s’écartent trop (lu troue etmême la flèche des pieds qui ne somt pas (suffisam-ment garnis du bas : e^est alors aussi qu’il convientd’entrelacer les branches pour garnir tous les vides.Les années suivantes, on continue les mêmes opéra-tions, jusqu’à ce que la haie ait de 5 à 6 piçj^s dehaut. On doit faire un usage modéré du croissant etdes ciseaux, si on veut que la haie se conserve bien.

Si on ne peut pas semer la haie en place, on faitune tranchée d’un pied de large et tfe 6 à _8 jppucesde profondeur, et on place desldcùx côté 4 /à‘o ou8 pouces de distance, étal te rsativement plein 1 cOùtrtvide, du plant de2ou3ansauplni; pris dans une pé-pinière, et auquel on ne retranche’ni éaciAe ni 1 bran-che. Comme il meurt beaucoup de plants^, où a soinde les remplacer exactement, pour lie jidlnt'Wsse^ devide; du reste, on conduit la haie comme il vientd’être dit.

Les haies de houx sont les pins durables que FÔ11puisse établir; on en cite qui ont plus de deux siè-cles , et qui sont encore en bon état. On né £eutlestraverser , lorsqu’elles sont construites eümidk' onvient de le dire, c’est-à-dire lorsqu’on les a seoriéesou plantées, entrelacées, taillées avec prudencé'slirles côtés, et arrêtées à 5 ou 6 pieds de haut. Le seulinconvénient qu’on leur reproche est de crOîttè très-lentement. '

Duhamel conseille de planter lè houx 'avec lamotte, et plutôt au printemps qufen aitOÀiiie’; onperpetue les variétés à feuilles" panachées ért' lesgreffant, soit en fente, soit en approèhè. “'dôit enécusson. 11 parait que la greffe en fente 'réussit niôinsbien que les deux autres, et qu’il faut! IpriélkAfer auprintemps celle en écusson. " '

Les jardiniers cultivent aussi le houx Hans desterrines ou pots remplis de terreau de bruyèi'e et deterreau ordinaire. Ils le repiquent la seconde année,toujours dans de la terre de bruyère, au commence-ment de l’automne, et ils le mettent en plaée à la troi-sième ou quatrième année.

Exploitation. — Le houx commun est beaucoupplus abondant dans les futaies, a l’ombre dès grandsarbres et dans les clairières que dans les taillis. Ily est recherché par les maraudeurs, qui le coupentpour en faire des baguettes 4 fusils, des caim-js et desmanches do fouets. Comme il-s’étend beaucoup; etque son feuillage est épais, il d 4 trtiit les Autres bois.C’est pam-qnoi dans la forêt de Vilfers-Coffereté 1 , etdans, toutes les futaies bien-'administrées , on imposeà l’adjudicataire l’obligaiiori'de l’arracher et 'd’ensemer lps places anse-du gland et d’autres grainesforestières; mais il vaut encore mieux, ainsi qufeèelasd .pratique aussi à Aîillers-Cotterets, faire arracherle houx et autres arbustes nuisibles, un où deux ans