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avant l’exploitation, et répandre pendant l’hiver lessemences qui doivent repeupler les vides. Il est rareque cettte méthode ne procure point un bon semis debois dur. •” •
Qualités et usages. •— Le bois du houx est d’unbeau bLanc d’ivoire ; néanmoins, celui du centTè desgrosses tiges est brun : il est fort dur, d’un graiii fin,susceptible d’un beau poli, et il prend très-bien lescouleurs noire, verte, bleue ou ronge qu’on veut luidonner. 11 pèse sec, d’après Varennes de Fenille àraison de 47 livres 7 onces par pied cube. On die*tingue difficilement ses veines, etencôre plus diffici-lement ses couches annuelles ; on en fait des manchesd’outils, des dents d’alluchons, des engrenurus dèroues, des verges de fléaux à battre le blé, des Ou-vrages de tour, et si les gros échantillons étaientplus communs, les ébénistes et les charpentiers enferaient un grand usage, parce qu’il a toutes les qua-lités demandées dans ces deux arts.
Les jeunes tiges et les branches sont très-souples jon çn fait des houssines, des manches de fouets, desbâtons et des cannes.
C’est avec l’écorce du lioux qu’on fait la meilleureglu pour prendre les oiseaux. On gratte l’écorce ex-térieure , qu’on rejette, et on ne conserve que leslames intérieures, qui sont succulentes; on les broiedans un mortier, jusqu’à ce qu’elles soient conver-<lies en une pâte, que l’on met pourrir dans la cave,ou dans une terre humide, pendant i 5 jours; onlare cette pâte dans l’eau pour en sépaiei toutes lesfibres, ptirs éh la renferme dans uh vase bien clos,après y avoir ajouté un peu d’huile de noix. Cettecollé est résineuse, verte , très-molle, très-gluante,a l’odeur et la saveur de la térébenthine; le froid lacondense; la chaleur la ramollit : elle se dissout dansl’esprit de 1 Vin', dans les hniles essentiel les et par ex-pression ; mais l’eati pure ne l’attaque point.
On (ordonné fct'dêc'oction dès racines pour calmerla tonx : elle èstfoft émolliente.
Les baies #6îit purgatives : au nombre de huit àdix, l’effet eft est violent et dangereux par les vo-missemens qu’elles excitent. On les regarde commevénéneuses potir lés hommes; mais les oiseaux, telsque les grives, en font leur nourriture pendant l’hi-ver . C’est pourquoi il est utile de place rues houx dansles remises, bù’ d’ailleurs ils forment des buissonsqui protègent' le gibifcr. L’écorce est mucilagineuse ,einollienté et tésolntivÇ.
Le houx est du petit nombre des arbres de nosclimats qui conservent leurs feuilles vertes pendantl’hiver. 11 se fait remarquer dans les forêts, au mi-lieu des autres arbres qui ont perdu leur verdure ; et(îans les jardins d’agréinent, il contribue avec lespins, les sapins, lés cyprès, les chênes verts, lesalaternes, à rappeler l’image de la vie. Sés fruits'nombreux; et qui prennent une couleur écarlate 1vers la fin dé iVitbmfiè, offrent unrbntràste'agréa-ble avec le vert luisant de son feuillage. H se pré-sente tantôt squs la forme d’un buisson ; tantôt soussa forme naturellement-pyramidale, et toujours ilproduit un bon effet, soit pendant l’été, soit pen-dant l’hiver, autour des massifs , sous l’ombre desgrands arbres , bulau troisième rang des arbustes.
On l’admettait autrefois daiis les grands parterres
«ymétriques, pour y contribuer à leur décoration;mai* on y contrariait son naturel, et le ciseau le mu-tilait, en lui donnant des formes que le bon goût a■proscrites.
Les nombreuses variétés-panachéec se recomman-dent particulièrement par l’éclat et la diversité deleur feuillage et de leurs fruits.
Le /taux de Mahort, qui est considéré par quel-ques botanistes comme une espèce qui se rapprochebeaucoup du houx Commun { (mais il a les feuillesplüfc larges, moins simiées, et garnies de-dents pluscourtes et plus serrées. Il vient eh pleine tétre dattsnosclimatsj- -
Les autres espèces de houx des pays étrangers quel’on cultive en Franco, sont •• le houx de Madère,le houx-cassine, le houx à feuilles de myrte, lehoux-apalachine, le houx hémitique.
HOIIX-FRELOÎV ou HOUSSO.N. V. FragoA.HUISSIERS. Ce sont des officiers de justice éta-blis pour assister le# juges dans’leurs fonctions, ppUrassigner les parties devant les-tribunaux', signifier etmettre à exéention les jugémené èt les autres actesjudiciaires et extrajudiciaires.
I. Les huissiers ont été ainsi nommés dü Vieuxmot huis, qui signifie porte , entrée , et qiti vient dulatin ostium, parce que l’un des objets de leurs fonc-tions est de tenir la porte close lorSqtte les juges dé-libèrent. ' ' ’
IL II y avait des huissiers attachés aux maîtHfes,qui étaient obligés de faire alternativement le'ser-vice à l’audie&rce, et de servir, au besoin, dand lesforêts du roi, à la place des gardes-interdits 1 ou àb-sens, sur les ordres du grand-maître, ou des officierstles maîtrises. ( Ord. de 1669 , tit. X, ait. s «Uy
HL lis avaient les mêmes privilèges que les autresofficiers. (Arr. du Cons., du 3 o mars 1734.)
IV. Les huissieri-audienciers des maîtrises pou-vaient mettre à exécution, dans le ressbrt de la maî-trise en laquelle ils étaient immatriculés,'-éoutfe 1 Or-donnance, sentence, arrêt et jugement; tant desjuges des eaux et forêts que des jugesàDtslinaires^sansmême qu’ils pussent être obligés, pour Taison de Ce,de prêter serment devant lesdits juges ordinaires, nide leur rendre aucun service. {Jugé paé arA duCons., des 2.7 décembre 1729, i 5 août -,
1 1 juillet iy 5 a et 27 juillet 1766.)
V . Depuis la suppression de la juridiction Spé-ciale des eaux et forêts, les huissiers ordinaires sotittenus de faire les significations de tous actes et jugè-mens relatifs aux délits forestiers, à peine de desti-tution. (Loi du 29 fructidor an 3 .)
Mais les gardes forestiers remplissent les mérrfesfonctions. "V. Citation.', Cardes, Frais de jast'tcè.
\ l. Les huissiers doivent remplir leurs fonctionspar «uK-mêmes ; Us ne peuvent les déléguer à per-sonne. 11 leur est expressément défendu ; pardi-ters•réglemens, de faire porter les Copies des actes Ou ex-ploits par leurs clercs oit par tous outrés, à peine détaux, notamment par les ordonnancés dtéirioi^ demas-s i 356 , du mois de mars 1 149b, du moisd’oè-tobre x 535 , etr*par dmrx aruêtsidn parlement de "Pà--ris, des 3^ juin *568 jet 7 septembre 1654. Ges'at*-rèts èt réglenteiWsont fcotifiricèe-pat Iti jurisprudence?^moderha.’ <■ ■ ; -