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Tome second.
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HYP

IF

grande quantité d’humus; mais une partie est em-portée par les pluies, une autre est réabsorbée par les.racines des plantes ou dissipée par l’air : de tellesorte que la couche de terreau, qui semblerait de-voir s’augmenter constamment, ne le fait que dansde faibles proportions.

L’humus se dissout dans la potasse, la chaux etpar son exposition à l’air. 11 est rarement pur, etc’est par son mélange avec diverses sortes de terreset sur-tout avec celles qui contiennent des subs-tances alcalines, qu’il devient soluble, et par con-séquent propre à la fertilisation des terrains.

L’humus a l’avantage d’attirer et de conserverl’humidité mieux qu’aucune autre sorte de terre.

Le sol forestier contient une grande quantitéd’humus; le défaut d’air, tant qtie les bois subsis-tent , en retarde la solution, et ce n’est que lorsquele bois est abattu que ce terreau éprouve une décom-position rapide. Elle est d’autant plus prompte quele terrain en est moins pourvu, et c’est peut-être àcette cause qu’est due la vigueur ordinaire des pre-miers rejets dans les taillis situés sur les terrainsmaigres. V. 'Terreau.

HYBRIDE. Mot qui vient du grec hubris, génitifhubridos , animal dont le père et la mère sont d’es-pèces différentes.

On nomme hybrides les plantes provenues degraines fécondées par les poussières d’une plante quin’était point de la même espèce. Ces fécondationsextraordinaires ont lieu pour les arbres comme pourles plantes. Linné a trouvé dans le Gothland le sor-bier hybride, cjuiexiste aussi dans les montagnes deJNeufchàtel. Cette remarque a été faite sur un nom-bre considérable d’espèces qui ne sont pas stériles,comme la femelle des mulets dans le règne animal.

Il est cependant à croire que les plantes hybridesn’ont pas, toutes, la faculté de se reproduire ; car s’ilen était ainsi, le nombre des nouvelles espècess’augmenterait prodigieusement.

L’analogie porte à croire que les hybrides doiventse propager : i°. parmi les espèces du même genre;2°. parmi les genres les plus voisins, et en effet, ob-serve M. Bosc, la plupart des plantes qu’on a re-gardées comme hybrides sont dans ce cas.

HYPOTHÈQUE , du grec hupothêkê, qui signifiegage. Dans la pratique, ce mot signifie le droitqu’un créancier a dans la chose qui appartient ouqui a appartenu à son débiteur, et dont l’effet con-siste à suivre cette chose dans quelques mains qu’ellepasse, afin de la faire vendre et d’être payé sur le prix.

Le régime actuel des hypothèques est établi par leCode civil, et par la loi du 21 ventôse an 7. V. cesJ.ois.

Un arrêt de la cour de cassation, du 21 mai 181 1,porte que l’hypothèque judiciaire résulte d’un ju-gement par défaut, au moment même de sa pronon-ciation, en sorte qu’elle peut être inscrite valable-ment avec la signification.

Lin avis du conseil d’état, du 16 thermidor an 12 ,approuvé le 25 , décide que les condamnations ad-ministratives emportent hypothèque, et sont exécu-toires sur les biens des condamnés.

Le régime des hypothèques et les nombreuses dé-cisions auxquelles il a donné lieu , n’étant pas de

nature à entrer dans ce Dictionnaire, nous ren-voyons au Répertoire de jurisprudence, aux Ques-tions de droit, de M. Merlin, au Dictionnaire desdroits d’enregistrement et des hypothèques , et autresouvrages spéciaux, ceux de nos lecteurs qui vou-draient prendre une connaissance étendue de cettematière.

Quant à l’hypothèque que l’Administration desforêts est dans le cas de prendre pour sûreté de l’exé-cution des actes ayant pour objet le repeuplementdes terrains vides dans les forêts, nous en avonstraité dans une note à la suite d’un arrêt de la courde cassation , du 3 1 janvier 1821. V. cette Note, auRecueil, t. II, p. 889.

I.

1 C 0 SANDRIE. Terme de botanique composé dedeux mots grecs qui signifient vingt maris. L’ico-sandrie est la classe douze du système de Linné ; ellerenferme les plantes qui ont une vingtaine d’éta-mines insérées sur le calice. V. Botanique.

IDENTITÉ, du mot latin idem, répété : idem etidem. Ce qui fait que deux choses n’en font qu’une.

Un procès-verbal de reconnaissance de bois dedélit ne fait preuve qu’autant qu’il démontre, pardes énonciations suffisantes, leur identité avec ceuxcoupés en délit. (Arr. de la C. de cass., des 12 oc-tobre 1809 et 9 février 1811.)

Mais lorsque des gardes ont constaté une coupe debois de délit, et que dans leurs recherches ils onttrouvé au domicile d’un particulier des morceauxde bois de même essence et de pareille grosseur queceux enlevés dans la forêt, ce dernier n’a que la voiede l’inscription de faux pour attaquer leur procès-verbal. ( Arr. de la C. de cass., du 2.5 octobre 1811 )V. Bois de délit, p. 3 77.^

1 F , taxus. Genre d’arbres de la dioécie monadel-phie et de la famille des conifères, qui, par ses ca-ractères , a des rapports avec le genevrier, et quelqueressemblance par son feuillage avec le sapin argenté,abies taxifolia.

Dénomination. — L’if se nomme en grec milos,ou smilos, ou smilax ; en latin, taxus ; en italien ,tasso ; en espagnol, texo ; en allemand , tax-baumou eiben baum; en anglais , yevj-tree. L ’étymologiedu mot latin taxus est assez incertaine ; néanmoinsil parait, d’après ses rapports avec le mot grec toxa,poison, et avec le mot celto-scythe, toss, crapaud ,animal vénéneux, qu’il exprimait l’idée d’un poi-son. Quant au mot français if, on dit qu’il est syno-nyme de vif, et qu’il désigne un arbre toujours ver-doyant.

Histoire. — Les anciens regardaient l’if commeun arbre vénéneux et de mauvais augure. Il était,avec le cyprès, consacré aux morts; il entourait lescimetières et ombrageait les tombeaux , usage qui aencore lien dans plusieurs parties de la Suisse , del’Allemagne , de l’Angleterre et particulièrement enÉcosse . « Aussi, dit l’auteur de la nouvelle éditionDes arbres de Duhamel, les poètes lui donnaient-ilstoujours les épithètes de noir, de lugubre, de funé-raire, de mortifère. Les rives du Stvx et de l’Acho-