Band 
Tome second.
Seite
268
JPEG-Download
 

IM P

268

ainsi que nous l’avons rappelé, les formes les plusbizarres. Mais cet engouement a fait place à une in-différence qui n’est pas moins condamnable : on l’aproscrit de nos jardins paysagers; on l’a détruit dansles forêts sans le replanter, et il est devenu aussi rarequ’il était commun autrefois. On cite cependantcertaines parties du Jura, des Basses-Alpes , desPyrénées , où il s’en trouve encore quelques pieds, etune forétdans le Bas-Valois qui en est composée. Engénéral, la Suisse est le pays où cet arbre a éprouvéle moins de destruction; j’en ai vu dans les forêts,et de grandes quantités dans les jardins, où il estencore soumis aux caprices de la taille.

Duhamel conseille de planter des ifs dans les re-mises, parce que leurs fruits attirent les oiseaux,qui d’ailleurs profitent de leur abri pendant l’hiver;mais 11e serait-il pas à craindre que les bêtes fauvesne s’empoisonnassent avec les feuilles et les rameauxde ces arbres lorsque la faim les forcerait d’en manger?

Quoique l’ifressemble, par ses feuilles linéaires etpersistantes, au sapin, il ne doit cependant pas êtrerangé dans la classe des arbres résinetix, puisque sasève ne donne point de résine.

Je ne terminerai pas cet article sans recom-mander la culture de l’if dans les forêts, ainsi quecelle des autres arbres dont le bois peut remplacerdes bois exotiques dans la fabrication des meubles,et qu’aucun autre ne peut suppléer dans les ouvragesqui exigent une grande force de résistance et unegrande durée.

ILES ET ILOTS. Les îles, îlots, attérissemcnsqui se forment dans le lit des fleuves ou des rivièresnavigables ou flottables, appartiennent à l’état, s’iln’y a titre ou prescription contraire. ( Code civil ,art■ 56 o.)

Ceux qui se forment dans les rivières non naviga-bles et non flot tables appartiennent aux propriétairesriverains du côté où l’ile s’est formée. (Ib ., art. 564 - )V. les art. 556 à 564 du Code civil.

IMBIBITION , du latin imbibere, imbiber, pren-dre, recevoir, l’action de recevoir l’humidité.

Ce mot se dit, en botanique, de l’action par la-quelle les feuilles des plantes pompent l’humiditéde l’air par le moyen des vaisseaux qui les tapissent,et que l’on nomme suçoirs. C’est par ce moyen queplusieurs végétaux existent dans les pays brùlans,et c’est pour cela qu’il faut garantir du soleil lesplantes délicates nouvellement transplantées et lesboutures , afin qu’elles puissent se nourrir suffisam-ment par leurs feuilles, jusqu’à ce que les racinessoient dans le cas de pourvoir abondamment à leursubsistance. ,

IMBRIQUE. {T. de bot.) Composé ou chargé departies, d’écailles par exemple, appliquées en re-couvrement les unes sur les autres à-peu-près à lamanière des tuiles d’un toit.

IMMONDICES. Il est défendu d’en jeter dans lesrivières. ( Ord. de 1669, tit. XXVII, art. 42. —Arr. du Cons., des 24 avril 170 5 et 6 août iy35.)V. Rivières et Rouissage.

IMPAIRE. Foliole terminale solitaire d’une feuillepinnée, etc.

IMPLANTER , de la préposition latine in , dans,2t de plantare, planter dedans.

INC

En botanique, ce mot désigne la naissance et l’at-tache de certaines parties : les feuilles sont implan-tées sur les branches, etc.

En terme forestier, on dit aussi : arbres implantéssur un terrain.

IMPRESSIONS (FRAIS D’). V. le Cah. des ch.,dus ventes de coupes de bois, pour savoir quels sontceux à la charge des adjudicataires.

Les conservateurs doivent veiller à ce que ces fraissoient réglés modérément, et ils en adressent, cha-que année, un état à l’Administration. {Instr. dua 3 mars 1821 , art. 42.)

Les impressions destinées aux expéditions desprocès-verbaux d’adjudication des coupes doiventêtre timbrées. {Circul. du i 5 octobre ] 8 i 3 .)

Les frais de papier et d’impression des sommiers ,rôles, avertissemens, formules, et autres menus fraiset déboursés faits par les agens forestiers qui étaientchargés de la collecte des amendes, devaient êtreacquittés par l’administration des domaines. ( Décis.du min. des fin., du 7 décembre 181 1.)

IMPRIMES. V., pour la manière de les trans-mettre aux agens, le mot Correspondance.

INALÏÉNAB 1 L 1 TÉ. C’est l’état d’un bien, d’undroit, d’une chose quelconque, dont l’aliénation estprohibée.

Parmi les choses inaliénables se tronvlent lesbiensdes mineurs , des interdits , des femmes mariées, descommunes et des établissemens publics,' liofs cer-tains cas prévus par les lois et le Code civil ; lesbiens frappés de substitution ou érigés en majorats,les pensions militaires et celles de la légion-d’hon-neur, et autrefois le domaine de l’état. V. Affecta-tion, Communaux, Communes et Domaines.

INCENDIAIRE. Y. Feu etlncendie, et l 'art. 434du Code pénal, qui prononce la peine de mort contrequiconque aura volontairement mis le feu à des édi-fices, chantiers , forets, bois taillis ou récoltes, soitsur pied, soit abattus, soit aussi que les bois soienten tas ou en cordes, ou à des matières combustiblesplacées de manière à communiquer le feu à ceschoses.

L’art. 458 du même Code prononce une amendede 5 o fr. au moins, et de 5 oo fr. au plus, contrecelui qui aurait occasionné une incendie en allu-mant du feu à moins de 100 mèt. des forêts, bruyères,bois, plantations, etc.

INCENDIES. Toute action concernant les incen-dies des forêts était de la compétence des officiersdes eaux et forêts.

Lorsqu’il y avait eu quelque incendie dans les fo-rêts royales, les procureurs du roi devaient fairetoutes poursuites pour découvrir les auteurs et com-plices, pour ensuite leur procès être fait et parfaitpar les officiers des maîtrises jusqu’à sentence défini-tive exclusivement, sauf l’appel au conseil. {Arr.du Cons., des 29 juin 1728, 28 août \ j 3 i , 25 avrilet 1 3 juin 17 4 1 • )

Aux termes de ces arrêts, il est défendu aux usa-gers et à tous autres de mener leurs bestiaux , sousquelque prétexte que ce soit, pendant 5 ans , àcompter du jour de l’incendie, dans les landes etbruyères où le feu aura passé, même d’en approcherplus près que de demi-lieue, à peine de confiscation