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Ce bostriche se distingue du précédent on ce qu’ilest de moitié moins long et de moitié moins gros quel’autre; il est plus velu et d’un brun plus foncé;d’ailleurs, il perce ses trous presque toujours hori-zontalement, s’enfonce plus profondément dans l’au-bier, et attaque de préférence le sapin proprement !dit, pinus abies (Lin.). Il 11’épargne pourtant pasles épicéas, et on le trouve souvent avec le dermes- 'tes typographus dans les sapins et épicéas. j
La plupart des gardes forestiers prennent ce bos-triclie pour un jeune bostriche de l’autre espèce ; ■mais c’est une espèce particulière, qui, comme tousles autres bostriches, ne prend plus d’accoissementaprès sa transformation en insecte ailé.
Ajoutons à la description ci-dessus donnée parM. Hartig, celle que donne M. Latreille de cet in-secte , qui forme la vingt-troisième espèce de songenre scolyte. « Il est brun, velu, avec les pattes decouleur plus claire ; ses élytres sont chargés depointes qui forment des stries longitudinales, alter-nativement plus enfoncées. »
Le Dermeste , ou Bostriche, ou Scolyte tes-tacé , dermestes testaceus ( Lin.), bostrichus tes-taceus (Pauz.), scolytus testaceus (Latr.), hylesinustestaceus (Fabr.).
Ce bostriche a presque la forme et la grosseur dudermestes typographus• Sa couleur est d’un jauned’ocre, on brune, et quelquefois noire ; ses ailessont entières, lisses, et recouvrent toute la lon-gueur de son corps. On le trouve en quantité dansles pins qui sont attaqués de maladie , notammentpar suite du ravage des chenilles, et l’on n’a pasencore remarqué qu'il attaquât les arbres sains , etles fit périr; cependant il est bon que le forestiersache le distinguer du dermestes typographus. Lecaractère principal qui le distingue , consiste en ceque les élytres du dermestes typographus sont décou-pés en rond à l’extrémité , tandis que les élytresde celui-ci sont entiers , et recouvrent par consé-quent tout sou corps. Sa manière de vivre est lamême que celle de l’autre.
M. Latreille a donné la description suivante decet insecte, qui forme la vingt-quatrième espèce deson genre scolyte.
ce II est testacé, glabre, avec les élytres lisses, etde la longueur de l’abdomen. Il se trouve sur lestroncs des pins en Allemagne . »
Le Dermeste on Scolyte piniperde — Ips des-tructeur, dv pin (du baron deGeer), dermestespi-jiipçrda (Lin..) , scolytus piniperda (Latr.) , hylesi-nus piniperda (Fabr.), scolytus piniperda (Oiiv.) ,bostrichus piniperda (Payk.) (i).
Cet,insgc,tç est d’un brun noir luisant; ses élytressont marqués de points creux; ses antennes et sesjiattes sont rouges ; sa grosseur est presque la mêmeque celle du bostriche velu, seulement il est un peupi us étroit-Cette espèce, qui se tient dans l’écorce des
(1) Cet insecte forme la sixième espèce du genre scolyte ,de M. Latreille , qui le décrit ainsi : « Il est noir, légère-ment velu, avec des stries crénelées sur les élytres; sestarses sont roux. Il se trouve au nord de l’Europe , princi-palement dans l’intérieur des jeunes pousses de pin, qu’ilronge, dessèche et fait périr. »
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bois résineux et leur cause souvent de très-grandsdommages, se perce aussi un trou dans les jeunespousses de ces arbres , notamment dans celles despins sauvages, et dépose ses œufs dans leur canalmédullaire. Ce ver ronge la moelle, et occasionneainsi le dessèchement et la chute des pousses. Quoi-que ce dommage n’occasionne pas la mort entièrede l’arbre, il est cependant très-nuisible.
Indépendamment des insectes que nous venons dedécrire , il y en a une foule d’autres qui endomma-gent les arbres , tant ceux à feuilles rondes que les| arbres résineux ou à feuilles en aiguilles ; cependantI leurs ravages sont en général moins grands que ceux'des espèces ci-dessus.
L’un des plus dangereux est le Hanneton vulgaire.N . ce mot.
M. Wachter , dans un mémoire imprimé, en1816, dans les Archives forestières de M. Hartig,parle des dégâts causés, en 1812, près deGottingue,sur des plantations de hêtre par le bupreste vert,buprestis viridis (Fabr. ). Cet insecte, à l’état delarve, se creuse des galeries entre l’écorce et le bois;mais comme il parait sensible au froid, 011 n’a pasbeaucoup à redouter sa multiplication, si ce n’estdans les années très-chaudes. La description qu’endonne M. Wachter est fort détaillée, et pourra in-téresser les entomologistes, qui ne paraissent pasl’avoir bien étudié.
Plusieurs insectes de la classe des coléoptères ,tels que le lucane cerf-volant , les capricornes, les\priones , font périr un grand nombre d’arbres ; maisles dégâts qu’ils font ne sont jamais aussi considé-rables que ceux causés par les insectes dont nousavons parlé précédemment. Les oiseaux en détrui-sent un très - grand nombre, et leur propagationn’est pas à beaucoup près aussi féconde que celledes premiers.
Dans la classe des hémiptères, il y a des espèces depucerons , de psylies , notamment la psylle du sapin(chermes abietis ), de trips , qui nuisent aux bois.
Parmi les lépidoptères, nous avons cité plusieursespèces nuisibles, nous devons yajouter le phaltenatordrix viridens et le papillon de l’alizier , papiliocratœgi.
Dans la classe des aptères, les podures sont dange-reuses pour les semis lorsqu’elles sont nombreuses ,parce qu’elles dévorent le suc des cotylédons.
Parmi les insectes qui contribuent à la conserva-tion des bois par la destruction des espèces nuisi-bles , on cite plusieurs carabes , ichneumons , coc-cinelles , cantharides , stapkélines , cicindelles , lesspex , différentes espèces, de mouches , etc.
MOYEN DE DÉTRUIRE LES CHENILLES OU d’enDIMINUER LA QUANTITÉ.
Dans le grand nombre de procédés qu’on a indi-qués ou employés jusqu’à ce jour pour la destructiondes chenilles, M. Hartig propose ceux qui suivent.Ils lui paraissent propres, soit à prévenir la multi-plication excessive des chenilles , soit, lorsqu’ellesexistent en trop grande quantité, à les réduire aupoint qu’elles ne puissent plus être nuisibles.
Le moyen d’empêcher la multiplication excessivedes chenilles, est de s’opposer à ce qu’on détruise