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Tome second.
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MOYEN DE DIMINUER LA QUANTITÉ DES BOSTRICHES

DU PIN , ET DE LES DETRUIRE AUTANT QUE POS-SIBLE.

L’histoire que l’on vient de donner du bostrichetypographe, a fait connaître qu’il s’établissait depréférence dans le Perdes sapins et épicéas malades,de même que dans les arbres de ces espèces qui sontrenversés par les vents , dans ceux qui sont abattuset qui séjournent dans les forêts, enfin dans l’écorcedes souches de ces arbres , et que ce n’était quelorqu’il s’y était multiplié au point d’y manquerd’espace et de nourriture , qu’il se jetait sur les ar-bres sains et les faisait périr. De ces faits découlentles règles suivantes pour empêcher sa trop grandemultiplication :

i°. 11 faut , ainsi que le prescrivent d’ailleurs lesbons principes de l’économie forestière, que les forêtsd’arbres résineux soient éclaircies de temps en temps,nettoyées de tous les arbres dépérissans et morts en’cime, et que ces bois, ainsi que les chablis , soientextraits promptement de la forêt ou réduits encharbon.

2 Ü . Il faut avoir soin que les sapins et épicéas quel’on coupe en automne, dans l’hiver et au printemps,soient enlevés de la forêt ou réduits en charbonavant le mois d’avril , que ceux que l’on coupe dansles mois d’avril , de mai , de juin et de juillet,le soient avant le mois de septembre , et que les ar-bres propres aux constructions et aux ouvrages d’art,qui ne peuvent être enlevés aux époques ci-dessus ,soient de suite dépouillés de leur écorce ou éqnarris.

3°. Les bûcherons doivent être tenus, sous peined’amende, d’enlever l’écorce des étocs des sapins etépicéas, aussitôt après l’abatage des tiges.

4°. Il faut que tous les arbres sur lesquels l’on re-marque des traces de la présence de l’insecte , ce quine s’annonce d’abord que par de petits trous per-cés dans l’écorce et la poudre de bois vermoulu quien tombe-, il faut, disons-nous, que ces arbressoient abattus sans aucun délai, et que le bois soitréduit en charbon avant l’époque où le bostriche de-vientin secte volant, ou que ce bois soit transporté horsde la forêt avec son écorce , et que, aussitôt aprèsson extraction , l’écorce en soit enlevée et brûlée.

Si on emploie ces précautions, jamais le bostrichene se multipliera assez pour causer de grands dom-mages; mais si on a négligé de les prendre, et que cesinsectes se soient multipliés au point d’avoir gagnébeaucoup d’arbres ou des cantons de bois tout en-tiers, il n’y a plus d’autre moyen à employer qued’abattre sans délai tant le bois qui en est infesté,quelle qn’en soit la quantité, et de le réduire en char-bon avec son éoerce. avant la transformation du bos-triche en insecte parfait; mais si la carbonisation,qui a lieu ordinairement en avril et mai, pour lapremière fois,iet-en septembre et octobre, pour laseconde, ne-pouvait pas être terminée , il faudraitenlever de suite l’écorce et la brûler à l’instant. Ilfaut en outre avoir l’attention lorsqu’on écorce ,de ne pas éparpiller les insectes , qui , dans ce cas,se retirent dans la mousse, et peuvent, lorsque latempérature leur est favorable , se répandre et cau-ser de nouveaux ravages. Quant aux larves et aux

œufs qui tombent, ils seront infailliblement détruitssi l’air , le soleil et la pluie les frappent immédiate-ment. On peut encore détruire beaucoup de bostri-ches, si, à la proximité de l’endroit attaqué par eux,on abat, à-peu-près un mois avant qu’ils ne volent,des arbres sains, qu’on laisse en grume jusqu’à l’é-poque du vol des insectes parfaits. Les bostriches sejettent en grande quantité sur ces arbres , que l’onbrûle ensuite comme bois de charbon avec les in-sectes et leur postérité.

On ne connaît pas de mcfyens plus sûrs et plusefficaces que ceux que l’on vient d’indiquer , et ilsera difficile d’en trouver de meilleurs ; mais, engénéral, si l’on suit un bon système d’économie fo-restière, il est impossible que cet insecte si nuisi-ble puisse se multiplier autant que cela arrive dansles localités où l’on ignore les règles d’une adminis-tration soigneuse, ou dans celles où l’on néglige deles mettre en pratique.

Toutefois, il est possible que la forêt, la mieuxtenue et la plus sagement administrée se trouve at- ,taquée par suite du voisinage d’une autre forêt maldirigée. On ne sera donc en sûreté contre le malque lorsque les bons principes de l’économie fores-tière seront généralement en pratique.

INSERTION. {T. de bot.) L’insertion de la co-rolle ou des étamines s’exprime par la désignationdu lieu de la fleur auquel elles sont fixées par leurbase tor, la base d’une étamine ou d’une corolleest au lieu même où celle-ci commence à se distin-guer manifestement de la partie qui la porte. Y. Bo-tanique.

INSOLVABILITÉ, INSOLVABLE. L’insolvabi-lité est l’impuissance de payer. Suivant la maximevulgaire, celui qui ne peut payer une dette, uneamende, peut être emprisonné : Qui non habet in(Ere, luatin corpore. V. au mot Jugement, § 4 i Exé-cution des jugemens.

INSPECTEUR, du latin inspectum , participed 'inspicere , qui signifie regarder. C’est celui quiinspecte, qui a une inspection sur quelque chose.

Inspecteur des forêts. Les inspecteurs des fo-rêts ont été créés par la loi du 29 septembre 1791 ,qui a déterminé leurs fonctions ; mais l’organisationforestière arrêtée par cette loi a été suspendue parcelle du 1 1 mars 1792, et les inspecteurs n’ont éténommés et mis en activité qu’en suite de la loi du16 nivôse an 9 , ainsi que tous les autres agens de lanouvelle Administration.

Les fonctions et les obligations des inspecteurs etdes sous-inspecteurs sont de même nature; elfespeuvent se diviser de la manière suivante :

§ 1 . — Dispositions générales.

Attributions. — Résidence. — Assistance aux vé-rifications. —■ Missions. — Absence. — Concours

à l’exécution des réglemens et instructions.

Les inspecteurs et sous-inspecteurs succèdent auxanciennes maîtrises particulières, telles qu’ellesétaient après 1790, c’est-à-dire dépouillées du pou-voir judiciaire. ( Circul. du I er . complémentairean 9 .')•

Ils sont tenus de résider dans les chefs-lieux qui