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Tome second.
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JAÜ

riété, les cultivateurs -et les -forestiers y trouventdes sources de richesses.

JARDINAGE. En terrtie foiressiet'.* ce mot dé-signe vin mode d’exploitation, qui est l’opposé defccoupes à tir et aire, et qui consiste à prendre £à etlà dans une forêt les arbres marqués en délivrance,lorsqu’ils sont dépérissais ou qu’ils ont acquis lagrosseur que l’on désire.'

Il n’est autorisé que pour les forêts de sapins etcelles qui sont composées de hêtres et dé sapins{Décretdu 3 to tiernùdoran i 3 ),et pour les arbresépars dans les forêts (Firent. du so août 1806).

Nous avons cherché à démontrer que le moded’exploitation enhardi liant ÿ diurne pour les forêtsd’arbres résineux, était vicieux, et qu’il devaitfaire place au mode d’exploitation par éclaircie, quiest bien différent quant à la manière dont il s’exé-cute et qnant aux résultats. V. Exploitation , Fu-retage, Futaie .

JARDINER EN BOIS. V. Jardinage.

JASMIN . Arbuste d’agrément que l’on cultivedans les jardins. On distingue lejasmin blanc, lejasmin jonquille, le jasmin n feuilles de cytise, dontles fleurs sont jaunes et inodores, et le jasmin nain,qui fleurit en automne.

JASM 1 NOIDE. C’est le Hciet. V.ce mot.

JASPÉ. (F. de bot.) On dit qu’une fleur est jas-pée où. bigarrée, quand ses panaches sont courts,étroits et très-multipliés.

JAUNISSE Les jardiniersemploient ce mot pourdésignerunè maladie des arbres, dont les feuillesde-viennentyawoesavantletempsordinairedeleurchute.

Les arbres en forêts sont moins sujets à cettemaladie, que ceux qui sont plantés dans les jardinsou en ligne.

Le jaunissement c^es feuilles avant l’époque mar-quée par la saison , innonce que la plante souffre , etqu’elle n’a pas la quantité de sève qui lui est né-cessaire. Ainsi les arbres jaunissent dans les ter-rains arides ut notamment pendant les sécheresses ;dans le» terrains marécageux, où pourrissent lesracines; ils jaunissent quand l’écorce de leurs ra-cines est rongée par la larve du hanneton, ou brûléepar l’acide des fourmis ; quand ils sont mutilésdans leurs racine» au moment d’être plantés ; quandils sont exposés à une grande ch aleur, qui occasionneune évaporation de Sève considérable; quand ils ontquelque ulcère ou autre maladie interne , ou que lesinsectes en ont désorganisé le liber ou rongé lamoelle; quand ils ont porté une surabondance defruits qui a épuisé, leur sève; quand ils éprouventune petite gelée aux approches de l’hiver; quand lasève se ralentit par suite de l’Age ; quand ils sont pri-vés de l’air et de la lumière. Ces causes, en dimi-nuant la quantité de sève dont les arbres ont besoin,produisent de jaunissement et la chute précoce desfeuilles; mais il y a des espèces et même des indi-vidus-qui, placés^ dans les mêmes circonstances,sont plus disposés à jaunir que d’autres : les uns sesoutiennent pendant un grand nombre d’annéessans cesser d’avoir des feuilles jaunes, mais aussisans prendre beaucoup d’accroissement; d’autresmeurent promptement, et quelquefois la même an-née où ils commencent ù-jaunir.

JET * 9 3

Dan s les fwétsyle* seuls moyens à employer sontd’assainir les terrains rtiairécàgeux, de donner dol’ail aux,arbre» >et de< faire des recépages, selon quela maladie provient des eaux croupissantes, oii dutrop grand rapprochement des arbres, ou de l’abrou-tissement,

Dansjcs plantations en ligne, et dans les jardins,on peut employer les arrosages, les cultures, le*amendemeus, le retranchement d’une partie desbranches, les abris, et tout autre moyeu propre àdétruire La cause du mal.

JAUTTEREAUX ou JOTTEREAUX. (T. demar.) Pièces de bois longues, angulaires et courbes,qui servent à lier l’éperon au corps du vaisseau. Onmet deux jottereaux de chaque côté de l’étrave ; ilssont chevillés, dans leur cours, avec toutes lespièces adjacentes, et réunissent ainsi très-étroite-ment l’éperon avec le vaisseau.

Les jottereaux de mâts sont deux larges piècesde boisde chêne ou d’orme, ajustées sur les bas mâts,à la hauteur du capelage, pour supporter les longesdes barres de lume, la hune et le mât deliune »

JAVEAUX. Ce sont des ile9 nouvellement for-mées au milieu des rivières, paralluvion, ou amasde limon et de sable. V. Iles.

JAVELLE. Fagot, ou bottes d’échalas, ou delattes. 11 doit y avoir cinquante échalas à la javelleou botte.

JET, sur eu lus. C’est la dernière production d’unarbre ou d’un arbuste, c’est le bourgeon développé.Y. Bourgeon .

Quand le jet principal d’un arbre, le bourgeonterminal, a été endommagé par la gelée, la grêle oula dent du bétail, il ne s’élève plus, et les brancheslatérales prennent le dessus. Pour éviter cet incon-vénient, il faut rabattre ce bourgeon, c’est-à-direle couper tout près de la plus prochaine et de la plusvigoureuse branche qui doit le remplacer.

Lorsque le jet principal est languissant, et quecelui qui est immédiatement au-dessous prend plusde force, l’arbre se trouve terminé par un fourchet;mais en s’y prenant de bonne heure, on peut préve-nir cette difformité. Il s’agit, pour cela, découper,à-peu-près à la moitié de sa longueur, celle desdeux branches qui est la moins bonne, et de rap-procher la branche à laquelle on veut conserver ladirection perpendiculaire, en la liant avec de l’osierà la partie restante de la branche supprimée : lorsquela bonne branche est redressée, l’on coupe tout prèsd’elle le chicot qui servait à l’assujettir. Il y a desplanteurs qui se contentent d’entortiller l’une autourde l’autre les deux branches qui s’écartent, et l’an-néed’après, ils retranchent la plus faible. Ces moyenssont préférables à l’emploi des boqte d’échalas oututeurs , dont on se sert cependant quand Qn ne peutfaire autrement.

Quand les jets d’un arbre d’un certain âge sonttrès-courts, et que les couches de l’aubier sontminces, on peut être certain que l’arbre ne fait plusque de faibles productions. V. Exploitation.

Jet. {T. de marck. de bois.) Toutes les rivièresne portant pas bateau, et 11e pouvant conséquem-ment charroyer des trains, il a été nécessaire quel’industrie y remédiât, en prenant des précautions