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Tome second.
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LIE

LIC

pour fleurs femelles une poussière saupoudrée sur lesfeuilles.

Ce genre contient plusieurs centaines d’espèces,décrites et figurées par les botanistes, et dont laforme et la substance sont extrêmement variées : lesunes présentent des extensions crustacécs, étendues,par-tout également adhérentes aux corps qui les sou-tiennent, tantôt membraneuses ou coriaces, très-aplaties, comme foliacées et rampantes; les autresoffreut des extensions fongueuses, presque fruticu-leuses, redressées, ramifiées, dendroïdes ou Ala-in en teuses.

Les lichens croissent, les uns sur les arbres, lesautres sur la. terre, les autres sur les pierres.

Les arbres, sur-tout ceux qui sont plantés dansdes sols arides, ceux qui sont vieux ou malades, sontquelquefois couverts de lichens; les agriculteurs lesregardent comme des plantes parasites, et par con-séquent comme nuisibles; niais il paraît que c’estsans fondement, et que les lichens ne vivent pointaux dépens des arbres sur lesquels ils se trouvent.Ils se nourrissent principalement par leurs expan-sions, qui aspirent l’humidité de l’air; et s’ils sontnuisihies , ce ne peut être qu’en retenant plus long-temps l’humidité sur l’écorce des arbres, et en met-tant obstacle à la transpiration. Mais en général leslichens ne sont point la cause, ils ne sont que lessymptômes d’une maladie dont il faut chercher leprincipe dans les défauts du sol, l’inconvenance duclimat, et la mauvaise qualité du sujet.

C’est principalement à la An de l’hiver que la vé-gétation se développe dans le plus grand nombre delichens, alors ils s’imbibent de la quantité d’eau quileur est nécessaire. Pendant les chaleurs de l’été, ilssont secs , friables, crispés, sans vie apparente ; maisil ne faut qu’une petite pluie pour leur faire re-prendre leur apparence animée. On en a vu quiétaient desséchés depuis plus de 20 ans dans des her-biers , végéter de nouveau lorsqu’on les arrosait àl’air libre.

Les lichens croissant sur les pierres les plus duresont été regardés, par la plupart des géologistes ,comme le premier principe de la terre végétale. Eneffet, lorsqu’on parcourt les montagnes pelées,qu’on observe la marche de la nature , on peut diffi-cilement se refuser à cette idée; car on voit sur lespierres les plus nouvellement séparées de la massedes rochers quelques espèces crustacées, et des es-pèces coriaces sur les rochers qui sont plus ancien-nement exposés aux influences de l’air : après leslichens viennent les jungermanes, les mousses, etenfin des végétaux à véritables racines. Les lichensqui croissent sur la terre indiquent toujours un mau-vais sol par excès de sécheresse.

Il paraît qup les lichens changent de couleur etmême de forme, à tous les âges et à toutes les expo-sitions; que ceux qui viennent sur les arbres va-rient selon l’espèce d’tirbre, de telle sorte qu’il fau-drait réduire de beaucoup le nombre des esjiècesconnues, et que la même espèce aurait été décriteplusieurs fois, selon l’àge quîelle avait ou le lieuqu’elle habitait.

Les pays montagneux et humides, les parties sep-tentrionales de l’Europe , sont plus abondans en li-

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ch eus que les plaines sèches et les pays méridionaux.Les rennes , dans le Nord, se nourrissent principa-lement des plantes de ce genre. L’homme même lesmange dans les temps de disette; mais c’est sur-toutcomme propres à la teinture que les lichens sontutiles. Quelques espèces sont aussi employées eumédecine : tel est, entre beaucoup d’autres, le li-chen pulmonaire, dont les découpures sont obtuses,qui est lacuneux en dessus et velu en dessous, etque l’on trouvq dans les grands bois, sur les arbres,et principalement sur le chêne et le hêtre- On l’ap-pelle vulgairement la pulmonaire du chérie.

Parmi les caractères que Duhamel a donnés pourreconnaître qu’un arbre languit ou qu?il a des dé-fauts intérieurs, il indique la présence d’une grande(juantité de mousse, de lichens, d’agarics, de cham-pignons. Ces derniers sur-tout annoncent la .pourri-ture ou la détérioration de l’arbre par vétusté. Lamousse indique un arbre malade qui tend à se pour-rir, et la différente couleur des écorcçs éjant souventproduite par diverses espèces de lichens, on peut enconclure que l’arbre est languissant.

Les arbres de haute tige, destinés à être plantésen allées ou en avenues, doivent avoir l’écorce plusou moins unie, suivant leurs espèces, sans mousseni lichen, ni chancre ni écorchure.

Les lichens sont nuisibles aux arbres abattus,parce qu’ils retiennent l’humidité et qu’ils hâtent lapourriture.

LICIET, lycium. Genre de plantes de.la pentp.n-drie monogynie et de la famille des solanées|, quirenferme une vingtaine d’espèces, qui. forment desarbrisseaux, la plupart sarmenteux et épineux, quiont des feuilles simples, alternes, entières; desfleurs axillaires assez semblables à celles du jasmin,ce qui les a fait aussi nommer jasminoïdes.

TJ neespèce de liciet croit naturellement enFrance :c’est le liciet d’Europe , lycium europœum (Lin.),dont les rameaux sont déliés et flexibles , et dontles fleurs, d’un rouge pâle, se succèdent pendant toutl’été. On en fait d’excellentes haies; il s’élève à 6 ou8 pieds. Les autres espèces ne sontcultivées que dansles jardins.

LIÈGE. C’est une espèce de chêne qui ressemblebeaucoup au chêne vert, et dont l’écorce, épaisse,tendre et élastique, est employée par les pêcheurspour soutenir leurs filets à fleur d’eau, et par les fa-bricans de bouchons , etc. V. Chêne . ,

LIENS. (71 de charp .) Ce.sou^ dos.pièces debois qui servent à en appuyer d’autre?-, ,qt à le? em-pêcher de s’écarter, en arc-boutant dessus, et yétant fixées par des tenons et mortaises.

, Liens pour fagots ou Gerpes d^^^ssons^ V.IIarts.

LIERRE, hedera. Genre de plante? de la peu -tandrie monogynie et de la famille des cbèvrpfeuiUés.

Dénomination. — Il se nomeip en çyec^ kistfrs ,en latin, hedera ou edera f eiv vâeiyx ; fr^nçqisq/q'er/-e,-en italien, edera ou ellera ; en espagnol , jeara ;en allemand, ephen ; en anglais , rVy; eu flamand,ert-veil, klimmer-boo/n, khm-op. Suivant quelquesauteurs, le nom latin du lierre* hedera , dérive duverbe adharrere, adhérer, embrasser* parce que cetarbrisseau embrasse les corps auxquels il s’attache;

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