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un pouce de long, ot qu’elles soient implantéesassez profondément dans l’écorce des arbres, dansles fentes des vieux murs ou même dans la terre, sil’on vient à séparer les tiges des véritables racines,ces liges ne tardent pas à se dessécher et à mourir.
Les feuilles sont alternes, pétiolées, persistantes^coriaces, lisses, luisantes, très-glabres, d’un vertfoncé ou clair, marquées par des nervures blanchâ-tres, et tachetées à leur surface supérieure par despoints de couleur rousse ou noirâtre ; elles sont d’uneforme très-variable.
Lus fleurs sont petites, d’une couleur verdâtre,réunies en grand nombre, disposées à l’extrémitédes rameaux sur plusieurs ombelles, qui ont uneforineglqbuleuse, et sont portées sur des pédonculesparticuliers, assez écartés les uns des autres : elles sedéveloppent en septembre et octobre. Il leur succèdedes baies rondes, de la grosseur d’un pois, d’abordvertes, puis noirâtres vers le mois d’avril, époquede leur maturité ; elles contiennent un suc vert, peuabondant,et cinq semences anguleuses , quelquefoistrois seulement, les deux autres avortant. Ces se-mences mises en terre y restent un an et plus avantdo lever.
On distingue plusieurs variétés de lierre, dontdeux panachées et une à baies jaunes.
Le bois du lierre est blanchâtre , marqué dans lecœur de veines brunes ou vertes sur un fond gris,léger, poreux, quoique ses libres soient serrées etqu'il ait assez de dureté. Il pèse à raison de 3 o livres9 onces 5 gros par pied cube. Vareunes de Feuille dit que ce bois ne serait pas à dédaigner, si l’on pou-vait s’en procurer d’un assez gros volume pour l’em-ployer; mais il est rare d’en trouver de gros mor-ceaux : on cite une dalle de lierre de 7 pouces dediamètre comme une chose peu ordinaire; elle ve-nait d’une montagne du canton de Lucerne , enSuisse . Les tourneurs emploient quelquefois le boisdes gros troncs à faire des vases, des tasses, des ta-batières. 11 parait qu’il ne peut tenir lieu du liège ,comme quelques personnes l’avaient pensé. Les cor-donniers s’en servent pour aiguiser et adoucir leurstrancliets, et l’on en fuit des filtres pour les fontainesde cuisine.
En Bretagne , où le lierre est très-commun, onen donne les feuilles aux chèvres, aux moutons etaux vaches, qui les mangent avec avidité. On se sertdu bois des racines pour recevoir l’émeri imbibéd’huile avec lequel on polit les métaux.
Dans les pays chauds, on retire par incision, destroncs des gros lierres, une résine en larmes appeléeimproprement gomme de lierre. Cette substance estd’un rouge brunâtre, demi - transparente , d’ungoût âcre et aromatique, inodore lorsqu’on la tou-che , mais répandant, quand on la brûle ou qu’onl’approche du feu-, une odeur agréable, qui a desrapports avec celle de l’encens oliban. La plusgrande partie de celle qui est dans le commerce nousvient d’Orient. On l’emploie, dans la peinture, pourla fabrique des vernis; elle entre dans quelques on-guens; elle est épilatoire : on la dit aussi résolutiveet astringente; mais en général elle est de très-peud’usage en médecine.
On se sert beaucoup de feuilles de lierre pour ap-
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pliquer 6ur les cautères et vésicatoires , afin de lestenir irais ;-car employées entières, elles n’ont pasd’autre vertu. En décoction, elles peuvent êtreutiles pour déterger les vieux ulcères et pour fuiremourir la vermine. Les fruits passent pour être pur-gatifs, même émétiques, et pour agir avec violencesi on en prend une grande quantité. Les médecinsne sont pas dans l’usage de les prescrire. Quelquesespèces d’oiseaux en font leur nourriture.
Le lierre se multiplie de graines, de drageons etde marcottes. La facilité qu’on a de se procurer duplant en arrachant de jeunes pieds et des drageonsdans les haies ou dans les bois, fait que les jardi-niers n’en élèvent guère, si ce n’est pour greffer lesvariétés à feuilles panachées de jaune et de blanc, etcelles à fruits jaunes. Cet arbrisseau est d’un effettrès-pittoresque dans les jardins paysagers; il estpropre , par sa verdure perpétuelle, à tapisser les ro-chers, les grottes, à couvrir les vieilles murailles,dont il cache la vétusté. 11 est aussi très-bien plaoéau pied de quelques vieux troncs d’arbres, sur les-quels il fait de très-beaux effets naturels. Quand lelierre est vieux et qu’on a eu soin de le tailler et desupprimer une partie de ses rameaux, il se soutientsouvent sans appui et forme un petit arbre. On peutmême élever des lierres en buisson, en soutenantd’abor.l leur tige, et en tondant leurs branches auciseau.
Le lierre passe pour épuiser les arbres auxquels ils’attache, mais c’est une erreur : ses vrilles ne ti-rent aucune nourriture de l’arbre sur lequel elles sefixent; mais comme il entoure les arbres de ses ra-meaux, et que ceux-ci, en se joignant les uns auxautres en divers sens, se greffent souvent par ap-proche , et s’anastomosent en quelque façon de ma-nière à former une sorte de réseau dans lequel lesarbres se trouvent resserrés , étranglés et commeétouffés, ils périssent par suite de cet étranglement,qui les empêche de grossir.
LIEU DU DÉLIT. La compétence des officiersdes eaux et forêts se réglait par le lieu du délit.
Aujourd’hui ,en matière criminelle et correction-nelle, il y a concurrence entre le juge du lieu dudélit, celui du domicile et celui de la capture duprévenu. V. Compétence.
LIEUTENANS DE LOUVETER 1 E. Voyez, à laTable du Recueil, ou dans le Diction, des Chasses,le mot Louveterie.
LIEUTENANS DES MAITRISES. Ces officierss’appelaient, dans le principe de leur institution,lieuteuans des maîtres , parce qu’ils étaient; choisiset institués par ces derniers ; mais Henri ll.,\par éditdonné au mois de février 1 554 1 les ayant établis entitre d’office, pour être à sa nomination et disposi-tion , ils ne dépendirent plus des maîtres,1 et ilsfurent qualifiés lieutenant des maîtrises , ainsi quele portent l’ordonnance de 1669 et les arrêts duconseil des 17avril 1678, 18août 1734013 juin 1737.
Les fonctions qu’ils avaient à remplir, et qui con-sistaient principalement à remplacer les maîtres par-ticuliers, soit pour les opérations en forêt, soit pourle jugement des affaires, se trouvent détaillées dansle titre V de l’ordonnance de; 166g, qui les Concerne