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par les sculpteurs sont : le chêne, le hêtre, le pla-tane, le tilleul, le marronnier.
Il résulte de ce tableau.,
i°. Que le aliène figure avec avantage dans vingtarticles de marchandises, /et que dans le plus grandnombre il es^au premier rang;
2°. Que le hêtre est employé dans quatorze ar-ticles;
3 °. Le frêne, dans onze;
4°. L’orme, dans huit;
5°. Le châtaignier, dans-huit.;
6°.. Le rhaf nie , 'dans quatre ;
7°. Les arbres.résineux, dans treize;
8°. Le tilleul, le tremble, l’ypréau et le bouleau,dans six;
9°. L’aune, dans six.
Ainsi, après.lechêne, le frêne, le hêtre, l’ormeet les arbres résineux, toutes les autres essences nesont que d’une utilité secondaire.
§2. — Bois à oeuvrer les plus chers et les plus re-cherchés par le commerce.
Un marchand de bois exploitant fera des bois œu-vrés dans une vente quand il se sera assuré que,déduction faite desfraisde main-d’œuvre, de trans-ports et d’intérêts d’avances, il aura plus de profitqu’à ne faire que du bois de chauffage; mais il fautencore qu’il sache faire choix , parmi les marchan-dises œuvrées, de celles qui ont la valeur commer-ciale la plus avantageuse. C’est en s’assurant des be-soins des localités, de leurs ressources et du prixdes marchandises, qu’il pourra se guider dans lechoix.
Le prix des bois œuvrés tient en générai à l’abon-dance ou à la rareté de la matière propre à les fa-briquer. En 1788, toutes les marchandises en boisétaient à un prix très-télevé; cependant il y avaitquelquefois-une différence de i 5 o pour 100 entre leprix de la corde de bojs de chauflage, et la mêmequantité de matière convertie en l’espèce de mar-chandise la plus chère, parce qu’on peut faire dubois de chauffage et du charbon avec du bois de toutlige; tandis qu’on ne peut fabriquer certaines mar-chandises qu’avec des bois de telle essence et detelles dimensions.
JV 1 . de Perthuis fait connaître quels étaient, à cettemême époque de 1788, les bois œuvrés les plus chersdans les environs de Paris , et il observe que les mar-chandises du prix le plus élevé sont prises en généraldans les arbres des dimensions les plus grandes, etconséquemmentdans les forêts convenablement amé-nagées pour les produire.
§ 3 . — Estimation du produit du bois sur pied.
Le bois de chauffage est, de toutes les marchan-dises que l’on retiro du bois , celle dont la société ale plus besoin. C’est donc celle que le marchand ferafaire en plus grande quantité; c’ést aussi le prix lo-cal de cette marchandise qui sert de base à l’estima-tion du produit des taillis.
Quant à l’estimation delà futaie, on compte lesarbres à abattre dans chaque vente ; on en mesure lagrosseur ; on en estime la hauteur, et on évalue en-suite la charpente qu’ils pourront produire, et le
prix local de la .charpente sert encore de base ù cetteesjtipmtioni. V, Estimation- ■
. L’exphjâtainjtBe comprend pas ordinairement dansces estimation* le -bénéfice qu’il pourra faire enconvertissant en. marchandises plus chères les boisde chauffage et la çharpente qu’il doit trouverdans sa vente, parce.que cette industrie çst subor-donnée aux besoins des localités, et dépend de sapropre intelligence; maie cette possibilité, lors-qu’elle existe,, l’excite souvent à payer la futaie unprix supérieur à l’estimation.
Comme nous avons traité, aux mots Aménage-ment , Estimation et Exploitation, de tout ce quipeut se rapporter à ces différens objets, et des pro-duits qu’on obtient dans les coupes suivant les es-sences, le soletladurée des aménagemens, nous ren-voyons à ces divers articles.
MARCHÉS (MENUS ). V. Menus marchés.
MARCHÉS DE BOIS, CENDRE ET CHARBON.Les officiers des maîtrises étaient seuls cOmpétfens.pour connaître des actions qui procédaient des con-trats, marchés, baux et associations '-tànt entremarchands qu’autres, pour fait de marchandise de,bois de chauffage, merrain , cendre et 'charbon ,pourvu que les promesses, marchés, baux et asso-ciations eussent été faits avant que les marchandisesfussent transportées hors les bois; rivières ét‘dt;in”S.
( Ord. de 1669, tit. I, arf. 5 ht 14» confirmée pttFplu-sieurs Arr. du Cons., entre antres Ceux dès 20 mars1675, 2 octobre '1688, 21 août idçr; 6 àbift 1709,7 août 1712, i 3 mars 1^36, 2.5 juin 8 mars
1750, 5 avril et 2 août l'jS’j. . !
Aujourd’hui ces différens sont de la Compètêncedes tribunaux ordinaires. V. Adjudication, Tier-ce ment.
MARCHEPIEDS. On appelle ainsi les cheminsqu’on laisse de chaque côté des rivières pour le’ pas-sage des bateliers, lorsqu’ils sout obliges dê haierleurs bateaux.
Les adjudicataires de la pêche ne peuvent user,pour l’exercice de la pêche, que du marchepied desrivières, consistant en 8 mèt. ou 24 pieds du côtéoù les bateaux se tirent, et en 3 mèt. 248 millim. pu10 pieds de l’autre bord. ( Cah. des ch. de lapêche,art. 61. — Circul. du 25 octobre 18^ i .J ,
On 11e peut assujettir le proprietaire d’une liesituée au milieu ou sur le bord d’une rivLèrp navi-gable, à la servitude du marchepied, et Te fermierde la pêche doit se procurer, à ses fràis, auprès despropriétaires riverains, la jouissance des terrains
excédant celui dont l’étendue est réfilée-par la loi.
... , , 0 -<?ua ■
L est aux ingénieurs des ponts et chaussées -^pour-suivre les contraventions aux dispositions tfe l’pr-
donnance dë 1669, qui défendent d’apporter
obstacles à la navigation. {Dénis, min., du, 1 (} f mçrsi 8 a 3 .) V. Halage.
MARCOTTE, du latin mergus, qui vientde mer-gere, plonger, enfoncer. C’est une brancke qu’oncouche en terre à une certaine profondeur sans ladétacher de la plante, et qui y prend racine; ellediffère de la Bouture (Y. ce uvot) en ce que Qelle-ciest une branche qu’on séparé de la-plante et qu’onmet en terre sans préparation, au lieu que la mai-