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couvre bientôt les anciennes blessures, qui n’ontfait que s’agrandir; l’eau se sera introduite entrel’écorce, et aura occasionné la pourriture du bois.Os vifcés se trouvent naturellement dans la cour-bure principale!, comme étant l’ehdroit qui a reçules plus grands dommagès.
Cependant, quartd les jeunes tiges n’éprouvent quede légers asscidens., cq qui peut avoir lieu sur-toutsi la force qui les courbe àgit d’abord vers le som-met de l’arbre, et non sur ta tige elle-même, lebois, dans see ; cas j : né s’altère point. D’un autreoôés , une bonne' qualité de terrain contribue en-corefaire disparaître ces légers accidens; mais,dans le cas contraire , üsJs’aggravent toujours. Gelase remarque dans les endroits où le chêne végètemal f et particulièrement dans les terrains qui ontpour eduche"secondaire une terre ferrugineuse.
M. Becker n’est point partisan de la courbure quel’on donne aux bois, par le moyen de la chaleur oude l’humidité, dans les chantiers de construction ,parce que Ces bois conservent difficilement, aprèsleur courbure, la ■'solidité que possèdent les boiscourbes naturels , èt que de plus ils tendent à re-prendre leur première forme. Lorsqu’il s’agit dedonner une certaine courbure à des bois de forte di-mension , on ne peut y parvenir qu’en les débitanten planches, ; et en opérant sur chacune en particu-lier ; après quoi , on les réunit ensemble. De cettemanière , dit-il, on économise le bois, sur-tout siles planches sont attachées ensemble par le procédésuivi à Postdam pour attacher les lattes des toits;mais la dépense du temps et du fer qu’exige cetteopération dépasse ce qu’on gagne par l’économie dubois ; et d’ailleurs l’on perd encore sous le rap-port de la solidité.
Comme, d’un autre côté , les bois courbes sontdestinés à supporter un effort à la manière des arcsou des Voûtes , et que les planches courbées soûlexposées à la pression dans leur partie la plus faible,elles fléchissent si elles ne sont soutenues par descontreforts solides, ou si leurs extrémités ne sontengagées' dans des entailles; mais, dans ce derniercas, l’effort se fait davantage de l’intérieur à l’ex-térieur dans lé vaisseau ; ce qui augmente le dangerde la séparation des pièces de la construction.
Si on est obligé de faire des pièces courbes avecdes bois droits de forte dimension, il paraît plussage de ne point débiter ceS bois'en planches, maisde les laisser dans leur forme naturelle étant équar-ris, de les scier dé biais et d’en former les anglesdônt cm a besoin, en les réunissant par des barresde fer ou clefo ét au môÿen de chevilles de fer ,comme on est souvent obligé de le pratiquer danslèS constructions navales.
Mais il sera toujours bien plus avantageux d’em-ployer dès bois ' courbes, et si on n’en trouve pasàsiseis, tle sécoftdër la nature pour formér des arbrescourbes qui puissent satisfaire aux besoins à venir.
Il n’y a que le3 jeunes arbres qui puissent être pliéssans éprouver de rupture dans leurs fibres, et quisoient susceptibles de recevoir les courbures qu’onveut leur donner. Sans doute, il se passera bien dutemps avant que ces jeunes bois soient parvenus àune force suffisante pour être employés; mais l’état
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comptera sur eux pour ses besoins futurs, et il pourra,en"attendant, employer ce qui existe actuellementsans craindre de se troiîver au dépourvu. Et quesont, en effet, bo et 1 oo ans pour un état, qui seracertain de ne point manquer de marine tant que lepavs conservera son existence ?
^’est-ce paS's’occuper de la richesse nationale, qued’assurer, pour l’avenir, les besoins si importait» de lamarine? Avec combien plus de sécuritéon emploierace que les forêts nous présentent encore de bois deconstruction, quand on sera certain que, par la suite,on trouvera en bien plus grande quantité et en meil-leure qualité les matières que nos besoins actuelsnous forcent d’employer ! Et n’est-ce pas travaillerpour le bonheur de la postérité , que de chercher àmettre un pays qui dépense au dehors des sommesconsidérables pour ses bois de marine , dons le casde ne plus faire ces dépenses, et de lui ouvrir aucontraire une nouvelle source de richesse?
L’auteur regarde donc comme très-important pourchaque état qui a une marine, d’établir dans ses fo-rêts des moyens de culture pour les bois de construc-tion , d’encourager d cet égard les gardes forestierspar des récompenses , et a ordonner des visites an-nuelles pour s’assurer des progrès de cette culture.
§ i er .—De la manière de former des bois droits pourla marine.
La règle importante pour fermer des bois droitspropres aux constructions navales est de les traitersuivant leurs nature et propriétés.
Les bois droits qu’on emploie dans ces construc-tions ne sont que l’ouvrage de la nature; les soinsde l’homme doivent donc se borner à écarter autantqu’il dépend de lui les obstacles qui peuvent s’op-poser à l’accroissement vertical des arbres. Parmices obstacles, sont l’action des vents, les dommagescausés par les hommes et par les animaux domestiqueset sauvages , par le voisinage des autres Rrbres, par
les insectes, etc.On défend les arbres contre les
effets des vents, en les entretenant dans un étatserré ; contre la malveillance et les délits,’ par deslois et des peines ; contre les animaux domestiques,par des fossés et des clôtures ; et contré les animauxsauvages, en prévenant leur trop grande multipli-cation. On éclaircit les arbres qui sont trop serrés,et on émonde les branches qui tendent à former dedoubles tiges. On prévient la multiplication des in-sectes , en empêchant la destruction des oiseaux eten employant quelques autres moyens. Userait troplong de détailler tous les dommage# ^fa’éproirventles arbres, et les moyens qu’on emploie pour y re-médier, lesquels sont d’ailleurs contius dés fores-tiers. Qu’on me permette seulement d’observer qu’ilest nécessaire de mettre dansum état 6évère de dé-fense les bois destinés à la marine pendant la pre-mière période de leur accroissement ; sur-tout pen-dant les vingt premières annéesre*est ureobjèt qu’onne peut assez recommander. t'
Veut-on obtenir, par exemple, des chênes droitspourquiüesde vaissesuxj-p lançons de bordages, etc.,il n’y a qu’à suivre les règles suivantes :i°. Choisir un terrain convenable ;
2 °. Planter les jeunes chênes avec la plus grande