MAR
344 MAR
précaution, et en ménageant les racines le pluspossible; • , • ;
3 °. Recéper à un pouce et derirfde terre et dansle mois de mars jusqu’au mois de niai les jeuneschênes mal ver.ans ou mal.fermés, et retrancher parla suite les bourgeons qui partent du tronc ou desracines, de manière à ne conserver qu’une seuletige ;
4 °. Les faire croître en massif serré, sans pour-tant les étouffer; effet qu’on obtient en les mêlantavec des bois blancs d’une croissance rapide , c’est-à-dire en semant avec les glands , des noisettes decoudrier, eten plantant parmi leschénesdes bouturesde peupliers, ou des plants de frênes, de saules, etc.Mais aussitôt que ces bois commenceront à étoufferles chênes , on les coupera, et on procurera ainsiaux chênes un espace libre, qu’ils ne tarderont pasà remplir d’eux-mèmes;
5 °. Les préserver de tous dommages , autant quepossible, et notamment de la dent des bestiaux.
En suivant ces règles, on aura la satisfaction d’a-voir des chênes qui seront sains, droits et élancés.On doit aussi recommander aux forestiers de recher-cher de préférence le chêne pédoncule ou à grappes,dont la croissance est plus rapide.
Quant à l’éducation des jeunes hêtres pour en fairedes pièces destinées à la quille des vaisseaux, voicilo règle à suivre ; il faut-,
i ? . Choisir un terrain convenable à cette essenceet-un peu élevé;
a 0 . Planter les jeunes hêtres en automne, enménageant leurs racines et en les arrosant; recéper,au printemps suivant, tous les plants mal confor-més, oomme on l’a dit pour les chênes;
3 *. Les laisser croître en massif serré, et les éclair-cir de temps en temps avec ménagement et sans qu’ilscessent d’être convenablement rapprochés ;
4 °- Les préserver-de l’abroutissement, car s’ilséprouvent cet accident, ils ne pourront jamais ser-vir à la quille des vaisseaux, quand on les recéperaitet qu’ils se formeraient une nouvelle tige.
En suivant ces indications , on peut obtenir despièces de 8o pieds et plus, propres à former des qui lies.
Relativement à l’éducation des peupliers d’Italie,voici ce qu’il faut pratiquer :
i». Les 'placer dans un bon terrain noir, frais, etqui ne soit ni .trop haut ni trop bas;
2°. Les laisser croître ensemble en massif serré;
3 °: Retrancher près du tronc les branches dubas dè la tige, si la plantation devenait trop épaisse;
4". .Défendre les arbres contre les accideas ex-térieur. '
Par eés moyens, on leur procurera en peu detemps une Imuteur suffisante pour être employéspour la mâture.
Mais si les plants devenaient trop serrés, il fau-drait) retrancher les branches inférieures. Cet arbre,ainsi que le® sapins, a les branches ramassées au-tour de sa tige, depuis le bas jusqu’en haut ; maiscomme il ne se_dépouille pas de même que les sa-pins, on'a'dû conseiller de couper près du tronccelles qui abondent vers le bas de la tige, afin deprocurer à cette, tige une forme plus élancée. L’au-teur fait, à l’égard de cet arbre, une exception à ses
principes, sur la nécessité 4e ne point émonder lesarbres et de les.laisser croître naturellement.
Quant aux arbres résineux, de quelque espècequ’ils.soient, ils ne doivent jamais être émondés.Ils n’ont besoin, pour produire de belles mâtures,que de croître dans un état serré et sur un terrainconvenable.
On doit chercher à procurer, çet état serré dès leprincipe, en.semant épais: alors tous les brins su-perflus se détruisent d’eux-mêroes, et. ee qui restes’élève parfaitement droit. Les bo+s. résineux ontcette propriété, que les brins les mieux venons,étouffent, toujours ceux qui sont d’une croissanceplus faible. 11 ne faut pas regretter la perte d’unegrande quantité de jeunes tiges étpufjfées, ni cher-cher, par une économie mal entendue, à éclaircir lessapins pour se procurer des lattes, des rames, deséchalas , des chevrons, etc. ;.le torp qu’on ferait àla plantation par ce procédé serait plus grand quele profit qu’on pourrait en retirer.
Il faut, dans les casttpns qu’on destine à pro-duire des bois pour la mâture, ne laisser aucun videet n’enlever aucun sousrbois, avant qu’il ne soittout-à-fait étouffé, parce qu’alors on est certain quela forêt se trouve déjà, malgré le bois qu’on enlève,dans l’état serré qui est si nécessaire.
Si on laisse des vides, on donne passage auxvents, qui courbent la cime des arbres et souventles renversent; et plus les vides sont grands, plusles mauvais effets des vents sont sensibles. l)e lamême manière qu’ils entament les sables et lesdispersent petit à petit, ils entament une forêt debois résineux, et renversent les arbres qu’on a ré-servés avec une activité qui va toujours en aug-mentant une foisqu’on leura laissé quelques passages.
Les sapins souffrent particulièrement des oura-gans , et ils meurent pour peu que feurs racines tra-çantes aient été ébranlées : c’est pourquoi il fautavoir soin de les tenir dans un état serré.
On ne peut pas espérer d’obtenir des arbres pourla mâture dans les cantons mal garnis, parce queles arbres n’y restent pas droits et ne peuvent s’yélever. On ne doit pas non plus songer à remplir lesvides par des plantations de bois' résineux, parcequ'il faut que les arbres destinés à la mâture soientserrés dès leur jeunesse.
On emploie aussi, dans la construction des vais-seaux , des pièces de bois résineux , courtes, droitesfortes, et il faut, pour obtenir ces bois, s’écarter desrègles qu’on vient de tracer.
On peut, pour former des arbres propres à donnerces pièces importantes, employer également de jeu-nes tiges, ou des arbres déjà grands. Pour cet ef-fet , on rompt les jeunes sapins à une hauteur dej.4, 28 et 3 o pieds, suivant la longueur qu’on veutdonner aux pièçes; ensuite on recourbe eu à bas lesbranches quj croissent autour de l’arbre, et on enrompt L’extréinité.
Si on ne rompait point le bout des branchés quisurviennent à l’extremité de l’arbre, il en résulte-rait qu’il se formerait un ou deux prolongemens dela tige, ou une tête composée de plusieurs branches,ou bien encore le plus souvent une branche latérale,qui s’allongerait en montant, s’élèverait au-dessus