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de la tête qu’on aurait retranchée, en prendrait laplace, et formerait une courbe à partit de l’ampu-tation de la tige.
Voici le bot de cette opération : il s’agit d’empêncher l’arbre de croître en hauteur, et de forcer sacroissance en grosseur. Arrîve-t-it qu’une branchelatérale forme le prolongement de la tige princi-pale,'le bot dé l’opératicm est manqué 5 cette opé-ration devient même très-désavantageuse, pnisqu’aulieti d'un-arbre droit qu’on roulait avoir, on tr’ob-tient qu’un arbre courbe. En résulte-t-il unetdonbletige, le' but'éé trouée déjà mieux' atteint,- et il l’estmietix encore"s’il se forme une tête'cm couronne.Daits ce dernier cas, il faut pour empêcher les bran-ches qui forment la tête, de s’élever verticalement,lês courber vers la terreèt en rompre les extrémités}ce qui dotihe lieu à dé' doubles branches ou à destêtes 4 l’extrémité de Chaque branche, èt forme 1 unecroissaftW diffuse, qui favorise particulièrement legrossissement de là" figé.
Quand ôti véUt* disposée des sapins déjà forts fetdroits, à formé? dès rfièches dé cabestan,on en coupel’extrémité èn bis'eau, et de manière cependant àlaisser 11 né - certaine quantité de branches au-dessousde l’àmpfflkfiôtt, qui "ne tarde pas à être recouvertepar les sucs résinfeirx.
Lés observations faites Sur des arbres résineux quiavaient perdu tèifr tête par l’effet des vents ou par lachute dès gros arbres, ont appris que ces arbrescroissaient bien mieux en grosseur.
Coiéme les cabestans doivent être parfaitementdroits, il est nécessaire de n’employer que des ar-bres résineux dont'la tige soit bien droite.
Mais comme l’éducation des arbres destinés àfortnér des cabestans, est bien diftërente de celle desarbres distinés à fa mâture, puisque ces derniersdoivenf'fcroître' dans un état serré qui favorise leurélévatiôn, tandis que les autres doivent croître engrosseur, on fera bien de ne pas les élever ensemble.Leur mélange nuirait aux arbres de mâture, quis’élevant beaucoup au-dessus des premiers, per-draient dès-lors l’état serré qui leur est si nécessaire.
Oes ebservati&ns sont les plus importantes quil’on puisse faire sur l’éducation des bois droits des-tinés aux'constructions.
§ 2. — De l'éducation des jeunes arbres destinés àformer des pièces de marine.
On 1 » fait remarquer que la courbure des' arbresétait tjlri accident contre nature, et qu’elle était dueà [des calises’éxférieùréï ; de plus, que c’était en-core par hasard fci les' pièdSs courbes ainsi forméesse trouvaient bonnet ét utiles. La manière dont seforment , ces bois, nous fait voir'que l’industrie del’Kômme pourrait être d’un grand secours, si elleparvenait à donner aiix’arbres ufie direction telle,qu’ils'pussent croître arec la courbure dans laquelleils doivent être employés. Il y a plusieurs moyensd’obtenir ces courbures; mais l’objet important estÜ ?4'Qir_s’ijs. çonduisent au but et s’ils n’endom-magént pas les arbres.
En ëftêt, la plupart des procédés qu’on peut em-ployer sont nuisibles aux jeunes arbres. De cenombre est la courbure obtenue par le moyen d’ùri
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b&ton dont l’un des bouts est attaché au sommetde l’arbre, et l’autre à la partie inférieure de la tige.{Fig. i*. , PI. XII des bois de marine.) Les liensqui fixent ce bâton au jeune arbre courbé, en dé-chirent bien vite l’écorce, occasionnent la. stagna-tion de la sève , et par suite U pourriture.
Une seconde condition, c’est que les courbes doi-vent être propres à l’objet qu’on se propose. Onpeut, par exemple, sans endommager un arbre, luifaire contracter une courbure, en attachant à son ex-trémité une pierre ou un autre poids qui le fasseplier; mais on 11e peut pas déterminer à l’avancele degré de courbure, à cause du balancement del’arbre, et d’ailleurs il est exposé à se jeter de côté;ce qui le rend impropre au service.
Je me sers, ajoute l’auteur, d’un moyen qui,mieux que les autres que je connaisse, me paraitatteindre le but, en ce qu’il ne cause point de dom-mage aux arbres, et qu’il leur imprime telle cour-bure que je veux obtenir. Je fais faire avec des bran-ches de chêne, de hêtre, d’orme, ou d’autres bgisdurs, un modèle de la forme dont j’ai besoin , et jel’applique, au moyen de petits ouvrages de bois à visou étaux, sur le jeune arbre. Je laisse ce modèle ap-pliqué à l’arbre, j usqu’à ce que celui-ci puisse conser-verie lui-même la forme qui luia été imprimée : alorsseulement je le retire pour servir à un autre arbre.
Les modèles, fig. 2 , a b c, doivent avoir j , 2 et 3pouces d’équarissage suivant la grosseur des jeunesarbres ; on creuse sur leur côté extérieur une légère.cavité, pour qu’ils s’appliquent plus intimement auxarbres. Je fais faire les ouvrages à vis de préférenceen bois de charme. lisent la forme représentée parla Jig. 3 . On en construit de différentes forces etgrandeurs pour pouvoir les employer sur des arbresde diverses grosseurs; mais, dans tous les cas, il fautque les deux vis, qu’on peut également établir eufer ( 1 ), soient solidement fixées dans la traverse su pé -rieure, parce que le jeune arbre, par son élasticité,opposera une forte résistance. Il sera bon aussi, pourla conservation du fer et du bois,de peindre à l’huilelesétaux ainsi que les modèles, avant de lesemployer.
On fixe les modèles sur les arbres de la manièresuivante : dans le creux de la traverse, on place unepoignée de mousse, et on l’applique ensuite contreie jeune arbre, fig. 4 ; on courbe cet arbre suivant lemodèle, qu’on a aussi garni de mousse, et on le fixeconvenablement au moyen du vissoir.
Pour attacher chaque modèle , il faut au moinsdeux étaux, et quand le modèle est grand il enfaut un troisième dans le milieu et quelquefois plus.
On peut, par ce procédé, courber des chênes de3 et 4 pouces de diamètre. Mais quand il ne s’agitque de brins plus faibies ayant 1 ou 3 pouces dediamètre, on emploie.l’étau simple ou valet de me-nuisier, représenté par la fig. b. Ou l’applique surl’arbre après avoir garni de mousse le creux a; oncourbe'cet arbre snr le modèle, qu’011 visse soli-dement.
(1) Si on voulait établir tout l’appareil en fer, il seraitindispensable de placer beaucoup de mcius'e ou im peu debois entre l’arbre et la traverse Supérieure , pour éviter quele fér ne touche immédiatement à l’arbrp.
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